Publié par : La société solidaire et durable | juin 10, 2019

La plus grande ferme urbaine du monde ouvre à Paris !


Chers lecteurs,

Vers une capitale plus verte ?  Alors que le climat est en passe de devenir la considération principale du 21e siècle, la cité des Lumières suit le mouvement et rattrape petit à petit son retard sur les autres capitales européennes en multipliant les installations vertes. Le dernier projet en date est aussi ambitieux qu’éco-responsable : la création au coeur de la ville de la plus grande ferme urbaine du monde. Rien que ça.

Un projet mirobolant

Ferme urbaine
© Valode & Pistre

Une ferme urbaine de 14 000 m2 viendra surplomber les toits d’un bâtiment en construction au Sud-Est du parc des expositions de la porte de Versailles (15e). Un projet démesuré (une superficie d’environ deux terrains de football) ayant pour but une production maraîchère et potagère destinée à alimenter les restaurants du 15e arrondissement, ainsi que les communes alentours. Entièrement gérée par les sociétés Agripolis et Cultures en ville, spécialistes de l’agriculture urbaine, la ferme nécessitera l’entretien quotidien d’une vingtaine de maraîchers, pour plus d’une trentaine d’espèces cultivées.
Les riverains peuvent se réjouir : des espaces seront mis en location pour que les particuliers viennent entretenir leur propre potager. (Du moins ceux ayant la main suffisamment verte pour ne pas laisser systématiquement mourir leurs plantes d’intérieur).
Le projet se veut « un modèle à l’échelle mondiale en matière de production responsable » selon ses créateurs, entendant privilégier le circuit court, et s’orienter vers un Paris locavore.

Plus beau que bio ?

ferme urbaine
© Aliona Gumeniuk on Unsplash

Si les fondateurs du projet s’engagent à n’utiliser ni pesticides ni produits chimiques, il sera toutefois impossible pour la ferme de décrocher le label Bio. Ceci pour la raison très simple que l’une des conditions pour qu’un végétal soit qualifié de bio, c’est sa pousse naturelle en terre. Or les contraintes techniques liées à la culture sur un toit imposent de remplacer la terre par un substrat spécial, plus léger (1 tonne par m2 au lieu d’1,6 tonnes pour de la terre traditionnelle).
L’une des grandes inquiétudes est la question de la pollution parisienne : peut-on vraiment faire pousser des végétaux sains en pleine période de pic de microparticules ? Comme Clément Lebellé, co-fondateur de cultures en ville le disait à nos confrères du Parisien, un lavage des fruits et légumes à l’eau permettrait de « retirer 99 % des particules fines venant de la circulation automobile ». On le croira sur parole, en essayant de ne pas trop penser au 1 % restant.

C’est donc un grand pas en avant en matière d’écologie pour la ville de Paris, qui ne souhaite pas en rester là et s’est fixé pour objectif de consacrer 33 hectares de plus à l’agriculture urbaine d’ici l’année prochaine. Une ambition qui s’inscrit dans la veine des récents appels à projets Réinventer Paris et houblon Saisons 2, faisant déjà la part belle à un urbanisme un peu plus vert. 

Source : https://www.anousparis.fr

Publié par : La société solidaire et durable | juin 10, 2019

Les Secrets du Jeûne et de L’autophagie !


Chers lecteurs,

Vous savez probablement que la plupart des tissus de votre corps remplacent régulièrement leurs cellules par de nouvelles. Les différents organes ont besoin d’un certain temps pour se renouveler complètement.

D’autre part, à l’inverse, certains tissus ne remplacent jamais leurs cellules. Mais vous vous êtes déjà demandé où finissaient les cellules mortes de ton corps ?

Le Dr Ohsumi, un biologiste cellulaire japonais, a passé des années à étudier comment les cellules humaines se débarrassent de leurs déchets. Si le processus d’autophagie du corps ne fonctionne pas correctement, une personne peut souffrir de diabète de type 2, de la maladie de Parkinson, de certaines maladies liées à l’âge et même de cancer. Il s’avère que lorsque vous jeûnez, vos cellules vivent plus longtemps et produisent plus d’énergie.

Une autre vidéo

Source : youtube

Publié par : La société solidaire et durable | juin 10, 2019

Un verger tout rond : une solution pour limiter voire supprimer les pesticides ?


Chers lecteurs,

Et si plutôt que de planter des vergers tout rectilignes, avec une seule et même variété, on plantait les arbres en cercle avec différentes espèces ? C’est l’expérience que mène l’INRA, l’Institut National de Recherche Agronomique, à Saint-Marcel-lès-Valence (Drôme).

Le verger en cercles de l'INRA à Saint-Marcel-lès-Valence (Drôme)

L’idée, c’est de réduire voire de supprimer l’utilisation de pesticides et d’intrants dans les cultures et donc de créer un système où les arbres, les plantes, se protègent les uns les autres.

Le cercle est la forme la plus protectrice explique Sylvaine Simon, ingénieur à l’INRA à Saint-Marcel-lès-Valence. Il y a moins de portes d’entrée pour les nuisibles : « quand on a une parcelle tout en long, la partie bords de parcelle en contact avec l’extérieur est très grande. Quand on est sur un cercle, on est sur des surfaces d’échange limitées. Pour prendre une autre image, un igloo se refroidit moins vite qu’un cube. »

Le cercle le plus extérieur du verger composé de différents arbustes - Radio France
Le cercle le plus extérieur du verger composé de différents arbustes © Radio France – Nathalie Rodrigues

La parcelle tout en rond est organisée autour d’une mare centrale. Sur le cercle le plus extérieur est plantée une haie composée de différents arbustes : une première barrière contre le vent mais aussi une source de biodiversité. A l’intérieur de ce premier cercle, un autre, composé de pommiers pièges, qui devraient attirer certains ravageurs et les fixer là. Cercle suivant : figuier, grenadier, noisetier. Cercles suivants encore : des pruniers, des abricotiers, des pêchers. 

Sylvaine Simon souligne : « on joue sur la diversité, la diversité des espèces, des variétés mais également des plantes associées qui vont constituer des barrières entre les différents arbres fruitiers et puis fournir des ressources aux auxiliaires, les insectes utiles aux cultures et pour limiter les ravageurs. »

Le verger rond schématisé sur le site internet de l'INRA - Aucun(e)
Le verger rond schématisé sur le site internet de l’INRA – Capture d’écran INRA

Il y a aussi des nichoirs, des perchoirs sur la parcelle pour favoriser l’installation d’oiseaux, de chauve-souris, prédateurs naturels d’insectes. Zéro pesticide utilisé pour l’expérience. 

Expérience pendant 15 ans

Il est trop tôt pour dire si le système fonctionne. Cette parcelle de 140 mètres de diamètre a été plantée en février 2018. Les arbres sont encore tout jeunes. L’expérience doit durer 15 ans, avec des résultats intermédiaires.

Et il faudra voir comment les agriculteurs peuvent s’en inspirer ajoute Sylvaine Simon, ingénieur à l’INRA : « sur les aspects économiques, valorisation, ça va poser des questions à part entière. Comment je valorise les productions issues de tels systèmes ? Elles seront peut-être en petites quantités de plein de choses, parfois irrégulières, ou avec des standards qui ne correspondent pas aux standards classiques actuels. »

Agribio Drôme et Ardèche, la Chambre d’Agriculture de la Drôme, le lycée professionnel du Valentin sont partenaires de cette expérimentation.

Source : https://www.francebleu.fr

Publié par : La société solidaire et durable | juin 10, 2019

Marcher pieds nus : un plaisir naturel excellent pour la santé !


Chers lecteurs,

Aussi loin que je me rappelle, mes pieds étaient chaussés. Marcher pieds nus n’était possible qu’en de rares occasions. Dehors, été comme hiver les pieds étaient couverts et même à l’intérieur, c’était chaussons à la maison. Qui n’a jamais entendu ses parents dire « mets tes chaussures, tu vas attraper froid  » ou « ne va pas dehors pieds nus, tu vas te blesser  » ? Déjà très tôt dans l’enfance, les pieds sont chaussés, avant même de savoir marcher. Et pourtant…

Marcher pieds nus apporte autant de plaisir que de bienfaits

En réflexologie plantaire, on cherche à libérer des énergies accumulées qui ne fluent pas naturellement à travers le corps, sources de différentes pathologies.

Cette libération est rendue possible grâce à la pression de points stratégiques qui se trouvent sous la plante des pieds. Voir notre article : La réflexologie plantaire pour stimuler l’autogérison et garder la santé

Marcher pieds nus n’est pas anodin. Cela active différents processus bons pour notre santé. Alors pourquoi se priver de marcher les pieds à l’air ? Laissez-moi vous présenter les bienfaits que cela procure. Vous allez voir combien marcher sans chaussures est bénéfique pour l’organisme, corps et esprit.

Marcher pieds nus vers le bonheur

Les pieds regorgent de terminaisons nerveuses. Celles-ci vont être activées lorsque l’on marche pieds nus. Ainsi mise en contact avec le sol, la voûte plantaire bénéficie d’une sorte de massage naturel. Un massage relaxant qui va améliorer notre bien-être et au delà, notre santé.

D’autre part, ces terminaisons nerveuses nous font également ressentir un grand nombre de sensations. Ce qui est très utile pour les adeptes de la méditation pleine conscience.

En effet, marcher pieds nus aide à se concentrer sur son corps et ses mouvements, afin de faire le vide intérieur et ressentir toute l’étendue de nos émotions. Des sensations plus intenses encore, lorsque nous marchons sur un sol naturel couvert d’herbe, de sable ou de terre.

On est plus léger physiquement et mentalement en ayant les pieds à l’air. Les petits soucis se font oublier un temps, l’anxiété s’apaise et on se sent plus en phase avec soi-même. Au final, marcher pieds nus est une petite liberté retrouvée du corps et de l’esprit, qui participe à notre bonheur.

Une marche naturelle retrouvée

En marchant avec des chaussures, non seulement nous compressons nos pieds, mais nous ne respectons pas non plus la physiologie naturelle de la marche. Normalement, nous devrions dérouler notre pied de la manière suivante : talon, plante de pied, pointe.

Or, avec des chaussures, nous déroulons notre pied directement du talon à la pointe, sans passer par l’étape intermédiaire. Cela limite grandement les mouvements du pied. Lorsque nous marchons pieds nus, au contraire, nous faisons travailler tous les muscles et articulations du pied.

D’autres avantages pour la santé

Brûler des calories

Nous sommes nombreux à croire que marcher pieds nus a tendance à nous refroidir. C’est pourtant l’inverse qui se produit. En effet, lorsque nous marchons sans chaussures, notre corps produit plus de chaleur. Pour ce faire, bien sûr, nous brûlons des calories.

Circulation sanguine

Lorsque nous marchons pieds nus, nous faisons inévitablement plus de mouvements avec nos pieds. Cela a un impact positif sur la circulation du sang dans les jambes -en particulier, et dans l’ensemble de notre corps. C’est par conséquent, un bon moyen de prévenir l’apparition des varices. C’est également une action stimulante pour le cœur qui participe à une bonne oxygénation de notre organisme.

Améliorer le sommeil

Marcher pieds nus aide à faire baisser le niveau de cortisol présent dans notre corps. Or, le cortisol est l’hormone du stress. En le réduisant, nous sommes donc plus détendus pour aller nous coucher, et parvenons à mieux dormir.

Il y a de multiples occasions de marcher pieds nus dans une journée. Que ce soit en intérieur ou en extérieur selon la saison, accordez-vous ce petit moment de plaisir, et faites-le découvrir à vos amis.

Source : http://www.mieux-vivre-autrement.com

Publié par : La société solidaire et durable | février 27, 2019

Bretagne : elle joue de la harpe sur des sites naturels et cartonne sur Youtube !


Chers lecteurs,

Marion Le Solliec publie depuis 10 ans sur Youtube des vidéos où elle joue des morceaux à la harpe dans des sites naturels de Bretagne. Certaines comptent des millions de vues…

Marion Le Solliec joue de la harpe sur les plus beaux sites naturels de Bretagne et ses vidéos cartonnent sur Youtube.

Marion Le Solliec joue de la harpe sur les plus beaux sites naturels de Bretagne et ses vidéos cartonnent sur Youtube. (©Capture d’écran Youtube)

Stairway to heaven, le grand classique de Led Zeppelin, vous connaissez ? Sans doute, mais pas encore la version à la harpe de Marion Le Solliec, une musicienne originaire du Trégor qui s’amuse depuis une dizaine d’années à enregistrer de grands standards au beau milieu des plus beaux sites naturels de Bretagne. 

Une montée vers les cieux à Fort La Latte

Stairway to Heaven, c’est au château de Fort La Latte, un des joyaux de la côte d’Emeraude, qu’elle l’a enregistré, filmé par un de ses amis qui a ajouté à ce clip posté il y a 3 jours sur Youtube de très belles images du Fort et du cap Fréhel filmés avec un drone. 

Le résultat est étonnant : la harpe, la mélodie de Led Zeppelin et les images du Fort et de la mer nous emportent dans un voyage extraordinaire. Marion explique pourquoi :

« J’ai choisi ce site magnifique car je trouve qu’il collait parfaitement à la musique. On a voulu vraiment retranscrire une montée vers les cieux « . 

Youtube pour faire plaisir à ses grands parents

Marion a commencé à poster des vidéos sur Youtube il y a une dizaine d’années…pour faire plaisir à ses grands parents, qu’elle ne voyaient pas souvent et qui aimaient la voir jouer. 

De fil en aiguille, la jeune femme s’est prise au jeu et a promené sa harpe un peu partout en Bretagne pour enregistrer in situ des morceaux issus du répertoire celtique, mais aussi du rock’n’roll pur et dur ! Comme cette reprise de Nothing Else Matters du groupe Metallica, vue près de 2 millions de fois. 

Une autre de ses vidéos, filmée dans le magnifique décor de la côte de granit rose (Côtes d’Armor) a été repérée par un internaute…chinois et totalise aujourd’hui plus de 4,5 millions de vues !

14 millions de vues pour Titanic à Saint-Malo

Mais le carton de Marion reste sans conteste la reprise du thème du film Titanic, tournée au beau milieu de la baie de Saint-Malo. Le clip affiche 14 millions de vues au compteur ! 

« Je cherche des lieux inspirants en Bretagne pour tourner d’autres adaptations », confie Marion. La jeune harpiste n’a donc pas fini de nous faire rêver ». 

Vous pouvez découvrir l’ensemble de ses vidéos sur sa chaîne Youtube

Source : https://actu.fr

Publié par : La société solidaire et durable | février 19, 2019

A Paris, « La base » veut devenir le futur QG de la mobilisation citoyenne !


Chers lecteurs,

Fédérer les initiatives et transformer les envies en action, c’est l’objectif de La base, futur lieu d’accélération et de mobilisation pour la justice climatique et sociale à Paris.


L’engagement citoyen n’a jamais été aussi fort. Depuis l’été 2018, entre marches pour le climat et mobilisations des gilets jaunes, des milliers de personnes sont descendues dans la rue pour réclamer davantage de justice climatique et sociale. Pour transformer ce bouillonnement en action, huit organisations ont décidé de réunir leurs forces au sein d’un QG parisien baptisé La base, et pour faire de cet ambitieux projet une réalité, ils lancent une campagne de crowdfunding.  

La base c’est quoi ?

La base pour « Base d’Action Sociale et Écologique » sera un lieu d’échanges et de travail pour les acteurs et actrices de la mobilisation citoyenne. Un QG parisien imaginé par huit organisations apartisanes (Alternatiba, Notre Affaire A Tous Le mouvement, Le Consulat, Nature Rights, Mouvement Utopia, Partager c’est sympa, ANV-COP21) regroupées afin de passer à l’étape supérieure, celle de la mobilisation permanente. Un lieu de rencontre où la diversité des approches fait avancer une cause commune : l’accès à une justice climatique et sociale pour tous.

Situés dans le dixième arrondissement de Paris, les locaux de 700 m² accueilleront des bureaux pour des organisations qui construisent la mobilisation citoyenne (Alternatiba, Le Consulat, Le Mouvement, Notre Affaire A Tous, Partager C’est Sympa…) et une grande salle-bar ouverte à tous pour boire un café, se retrouver entre amis, travailler et héberger des événements autour de l’information et de la mobilisation citoyenne.

Comment aider sa mise en place ?

Si l’ouverture est prévue au cours du mois de mars 2019, pour exister, le projet fait appel au financement participatif. Vendredi 15 février, jour de la signature du bail, l’équipe espère atteindre son objectif de 50 000 €. Pour 25 000 € de plus, La base pourra également acheter du matériel à mutualiser entre organisations (mégaphones, sono/enceintes, imprimantes), et si la cagnotte parvient à atteindre 100 000 €, les locaux pourront demeurer ouverts 7 jours sur 7 grâce à l’embauche d’un permanent supplémentaire.

Pour donner un petit (ou grand) coup de pouce, c’est par ici et pour en savoir plus, c’est par là.

Source : https://positivr.fr

Publié par : La société solidaire et durable | février 4, 2019

Arthur, 10 ans, vend ses peintures et récolte 500 € pour les sans-abri !


Chers lecteurs,

Générosité et solidarité : à seulement 10 ans, le petit Arthur, peintre en herbe, connaît le sens de ces deux mots. Pour les fêtes, il a exposé et vendu plusieurs de ses tableaux dans une galerie associative de Douai, dans le Nord, et a récolté environ 500 €. Avec cette somme, il achètera des vivres et des couvertures pour les sans-abri.

Arthur, 9 ans, vend ses peintures et récolte 500 € pour les sans-abri.

C’est une belle histoire de générosité et de solidarité, rapportée par La Voix du Nord. Arthur, 10 ans, de Cambrai (Nord), n’est pas seulement un artiste en herbe depuis plusieurs années, il est aussi à l’initiative de l’opération « D’ toiles pour les pauvres ». Le principe ? Le petit garçon met simplement sa passion de peindre au service d’une cause qu’il estime digne, explique sa page Facebook « L’aventure d’Arthur ».

Pour les fêtes de fin de d’année, l’enfant a exposé ses toiles à la galerie associative La Baraque aux Arts, à Douai (Nord) et vendu plusieurs de ses œuvres, ce qui lui a permis de récolter environ 500 € samedi : « Nous, on a de l’argent et de la nourriture alors que les personnes dans la rue n’ont pas tout ça. Ça me touche », explique Arthur à La Voix du Nord. Avec l’argent, il achètera des couvertures et des vivres, qu’il ira distribuer lui-même aux plus démunis. L’initiative plaît, attire l’attention des médias locaux et nationaux, et suscite l’enthousiasme : « Un Parisien a fait l’aller-retour pour lui acheter huit toiles », déclare Philippe Théret, président de la galerie associative, cité par La Voix du Nord.

Vous pouvez l’aider en participant à la collecte de fond sur ulule pour soutenir son projet en cliquant sur le lien ci-contre : https://fr.ulule.com/aventure-arthur/.

Source : Ouest-France / France 3 Nord

Publié par : La société solidaire et durable | janvier 20, 2019

LE BIOMIMETISME : réorienter l’économie en imitant la nature ?


Chers lecteurs,

S’inspirer de la nature pour développer des produits et des techniques révolutionnaires : c’est là l’essence même du biomimétisme. Cette approche scientifique puise ses idées dans la faune et la flore, partant du constat que les espèces animales et végétales parviennent à s’adapter d’elles-mêmes à l’évolution de leur environnement.

Le biomimétisme pour respecter l’environnement

C’est l’ouvrage de Janine Benyus Biomimétisme : quand la nature inspire des innovations durables qui dès 1997, a porté à la connaissance du grand public cette approche scientifique. Il aura tout de même fallu attendre 2011 pour en avoir la traduction en français !

Cette auteure de six ouvrages sur le biomimétisme, passionnée par le sujet, a fondé le Biomimicry Institute dont l’objectif est de promouvoir le biomimétisme, démontrant ses applications efficaces et respectueuses de l’environnement dans bien des domaines : agriculture, architecture ou informatique.

Les solutions sont dans la nature

Le biomimétisme démontre avec talent que quel que soit le problème, la nature a déjà trouvé la solution. Janine Benyus dans son ouvrage expose le comportement exemplaire de la nature :

  • Sa source d’énergie principale est l’énergie solaire.
  • Elle n’utilise que la quantité d’énergie dont elle a besoin.
  • Elle adapte la forme à la fonction.
  • Elle ne jette rien mais recycle tout.
  • Elle parie sur la diversité et sur les complémentarités.
  • Elle travaille à partir des expertises locales.
  • Elle limite les excès de l’intérieur.
  • Elle utilise les contraintes comme source de créativité.

Imaginez si les grands industriels se mettaient tous à imiter la nature ! Comme le dit avec simplicité Janine Benyus : « Regardez le monde de la nature : il fonctionne sans actionnaires exigeants, ni grosses usines polluantes, et ce depuis 3,8 milliards d’années, sans dépenser un sou en recherche et développement ! »null

Quelques exemples de biomimétisme

Déjà sur le marché ou en cours de développement, voici quelques innovations géniales que l’on doit au biomimétisme.

Un détecteur d’explosifs inspiré des antennes de papillon

Des chercheurs du CNRS se sont inspirés du Bombyx du Mûrier, un papillon de nuit originaire de Chine et dont la chenille est communément appelée ver à soie. Ils ont copié la structure de ses antennes pour créer un micro-levier en silicium où s’alignent près de 500.000 nanotubes en dioxyde de titane, capable de détecter des concentrations de TNT jusqu’à 1.000 fois inférieures aux quantités que la technologie actuelle est en mesure de repérer.

Bombyx du Mûrier © internaute.com

Le CNRS précise que cette même technologie pourrait être utilisée pour détecter les drogues ou les substances toxiques comme les COV. Quel flair !

Un TGV qui s’inspire du martin-pêcheur

Quelle particularité possède le martin-pêcheur ? Ce tout petit oiseau qui peut atteindre des vitesses incroyables, a la capacité de plonger sans faire une seule éclaboussure. Il parvient ainsi à passer d’un environnement à faible résistance, c’est-à-dire l’air, à un milieu qui lui, lui oppose une certaine résistance : l’eau.

Les ingénieurs japonais se sont inspirés de l’aérodynamisme du martin-pêcheur pour construire un modèle de Shinkansen – comme on appelle les TGV au Japon -, reliant Osaka à Hakata, au sud du Japon. Ils l’ont conçu en faisant le parallèle entre le martin-pêcheur qui entre dans l’eau à vive allure et un train à grande vitesse faisant de même dans un tunnel. De cette manière, ils ont pu résoudre les problèmes liés à la vague de pression qu’engendrait l’entrée dans un tunnel et l’énorme bruit qui en résultait et qui jusqu’alors dépassait allègrement les normes acoustiques.

Cette technologie a permis aux ingénieurs d’augmenter de 10 % la vitesse du train et dans le même temps de réduire sa consommation électrique de 15 %.

Source : Consoglobe.com et Arte

Publié par : La société solidaire et durable | janvier 20, 2019

Rencontre avec Maxime de Rostolan, fondateur de Fermes d’Avenir !


Chers lecteurs,

Les Pandas Roux ont rencontré Maxime de Rostolan, fondateur du réseau Fermes d’Avenir et protagoniste du film « On a 20 ans pour changer le monde ». Ils ont parlé agroécologie, comptabilité en triple capital, beauté de la nature… et de plein d’autres sujets.

Maxime de Rostolan a créé Fermes d’avenir en 2013 avec un but (et un projet fondateur) : prouver par l’expérience que l’agroécologie pouvait être plus rentable que l’agriculture conventionnelle. Si l’heure du bilan n’a pas encore sonné, Maxime nous a accordé une longue interview en juin dernier, à l’occasion des concours Fermes d’avenir, pour nous expliquer ses projets et nous raconter sa vision d’un monde plus juste, plus écologique et ses idées pour y parvenir.

Un projet fondateur : la Ferme de la Bourdaisière

Lancé en 2014, l’objectif de la Ferme de la Bourdaisière, située sur les terres d’un château familial au cœur de la Touraine, était de créer une ferme expérimentale qui s’inspirerait le plus possible des modèles de la permaculture tout en produisant suffisamment pour générer un chiffre d’affaires permettant d’employer 2 à 3 personnes. Si la réalisation complète de ces objectifs n’ont pu voir le jour en raison de quelques problématiques, entre autres, architecturales, le concept a essaimé, de telle sorte que la ferme a été repensée comme lieu de formation ouvert à la visite, afin de maximiser son impact et familiariser le plus grand nombre à ses techniques et à cette agriculture d’avenir.

En parallèle, l’association Fermes d’avenir a été fondée et a bien grandi partout en France. Aujourd’hui, près de 20 personnes sont salariées de l’association, également accompagnée par des bénévoles et un réseau croissant d’agriculteurs, payculteurs, amateurs de jardinage durable ou encore de producteurs et de distributeurs.

Payculteur est un terme créé par Fermes d’avenir.
C’est la contraction de paysan et agriculteur, qui définit un entrepreneur qui souhaite accompagner son territoire vers la transition écologique.

Quatre axes d’actions principaux

L’activité de Fermes d’avenir s’articule autour de quatre grands pôles d’actions : produire, former, financer et influencer. Le pôle production met en place des modèles de fermes durables et locales, respectueuses de la nature et des hommes. Le pôle formation permet d’accompagner les acteurs d’aujourd’hui et demain dans l’agriculture, que l’on soit jardinier amateur, maraîcher, futur payculteur ou tout simplement citoyen. À noter que les formations Fermes d’avenir sont référencées dans Datadock et que des possibilités de financement via Pôle Emploi ou Vivéa existent, pour les intéressés. Le financement est également un des champs d’action de Fermes d’avenir, par laquelle a été créée, entre autres, la plateforme Blue Bees, plateforme de crowdfunding et/ou de prêts à destination de projets dans l’agriculture durable. Influencer est aussi au coeur de la problématique de l’association afin d’intervenir très largement dans la société, que ce soit via le Fermes d’avenir Tour, des pétitions, ses propres canaux de communication, etc.

Bref, de quoi tenir tout ce beau monde bien occupé car la tâche est grande !

Le mieux-manger pour tout.e.s

Une des raisons d’exister de Fermes d’avenir est d’arriver à produire du mieux-manger pour toutes et tous et pas seulement une faible partie de la population qui peut se payer du bio à tous les repas. Il s’agit de rendre accessibles ces produits au plus grand nombre et cela passe par de nombreuses actions, notamment en travaillant avec les entreprises et la grande distribution. « Les entreprises peuvent financer l’implantation de fermes, en maraîchage, dans un premier temps, pour fournir l’approvisionnement de son restaurant d’entreprise », nous explique Maxime. Et c’est, en effet, un des leviers d’action que les entreprises peuvent mettre en place afin d’accompagner la transition vers une agro-écologie plus répandue et une offre plus accessible de produits sains, locaux et bons pour leurs employés.

La grande distribution n’est pas en reste, devant une demande grandissante de produits sains de la part des consommateurs et c’est en multipliant les fermes (petites et moyennes) agro-écologiques sur une grande partie du territoire, accompagnées, en partie par les marques de grande distribution dans une dynamique bio et locale, que cette mission pourra être menée à bien.

La mise en place de « grandes fermes »

Afin de répondre à ces nouveaux enjeux, le projet de « grandes » fermes inspirées des modèles de la permaculture a été concrétisé. Une première ferme de cette ampleur est en train voir le jour à Brétigny-sur-Orge et a, pour vocation, « d’engager à grande échelle une transition agricole et alimentaire sur le territoire de Coeur d’Essonne, mobilisant les acteurs locaux (agriculteurs, distributeurs, transformateurs, mais surtout les citoyens). Concrètement, il s’agit de fournir 10% des habitants et 50% de la restauration collective avec des produits bio et locaux d’ici quelques années, d’assurer le renouvellement des agriculteurs par la création de 100 nouvelles fermes et de créer 2000 emplois directs et indirects », peut-on lire sur le site de Fermes d’avenir. À terme, c’est une grande ferme par région française qui devrait voir le jour.

Depuis 1945, on a divisé par 30 notre efficacité énergétique pour produire de la nourriture.

Et il est donc grand temps de mettre en place ces nouveaux modèles, car l’efficacité énergétique pour produire de la nourriture a été divisée par 30 depuis 1945 et ce qui ne risque pas de s’améliorer si l’agriculture continue d’utiliser des produits polluants ou si l’on continue à s’alimenter essentiellement en nourriture venant de l’autre bout du monde.

On a 20 ans pour changer le monde

Réalisé par Hélène Médigue, le film On a 20 ans pour changer le monde est une ode à celles et ceux qui font bouger les lignes de l’agriculture et qui luttent, au quotidien, pour apporter effectivement et concrètement du mieux-manger pour tout.e.s. On y retrouve des témoignages, des projets de « fermes d’avenir » en cours de réalisation, des acteurs impliqués et d’autres volontaires qui œuvrent déjà ou souhaitent accélérer leur transition durable, que ce soit à petite ou grande échelle.

Quand on interroge Maxime sur les raisons de cette durée, ces 20 ans cruciaux pendant lesquels notre mode de vie doit être, tout simplement, bouleversé, il nous répond que « 20 ans, c’est le temps d’une génération. Il y a 20 ans, Google n’existait pas. 20 ans, ça laisse le temps de faire des choses ».

Et c’est aussi moins effrayant que les 5 ans promis par Jean Jouzel ou les 15 suggérés par Yves Cochet, ça nous permet de respirer encore 2 secondes. Et on est bien d’accord.

Source : Posittivr.fr

Publié par : La société solidaire et durable | janvier 20, 2019

Grand débat : le discours puissant d’une maire face à Emmanuel Macron !


Chers lecteurs,

Pour favoriser la transition écologique dans nos campagnes, cette élue fait quelques propositions simples et très concrètes au Président de la République.

S’il est beaucoup trop tôt pour juger de l’efficacité du fameux « grand débat » (tout dépendra de ce qui en sera fait, in fine), force est de reconnaître que cette initiative fait enfin émerger des considérations et des réflexions indispensables à la préparation de l’avenir. Démonstration avec cette intervention à la fois simple et puissante d’une maire d’un petit village normand face à 600 de ses collègues et au Président de la République. Du bon sens, rien que du bon sens.

Claire Carrère-Godebout est la maire de Garveron-Semerville, 299 habitants dans l’Eure. Lors du premier débat qui s’est tenu à Grand-Bourgtheroulde ce mardi 15 janvier 2018, elle a profité de l’occasion pour dire tout haut ce que ses administrés pensent très fort.

Oui, ils sont favorables à une transition écologique. Oui, ils veulent une transition énergétique. Mais comment peuvent-ils nourrir leurs ambitions alors que les gares rurales ferment les unes après les autres, que le travail est loin, que les voitures propres coûtent si chères, que le prix du bio reste dissuasif, que le surremballage est partout, que les champs qui les entourent sont gavés de pesticides… ? Tous ces freins, l’élue les a cités un à un et, mieux, a fait des propositions très concrètes au Président de la République pour les effacer.

Regardez, c’est limpide !

« Pourquoi ne pas baisser la TVA sur les produits bio afin que tout le monde puisse en profiter ? »

Pourquoi ne pas annuler la TVA sur les produits alimentaires de première nécessité et plus taxer les produits de luxe ?

Pourquoi ne pas accélérer la recherche sur d’autres énergies ? Par exemple l’hydrogène ou l’air comprimé pour les voitures, le développement de l’hydraulique, et de la méthanisation et, par conséquent, arrêter de céder au lobby pétrolier ?

Pourquoi ne pas imposer aux propriétaires bailleurs de ne pouvoir mettre en location que des logements correctement isolés ?

Pourquoi ne pas imposer aux industriels de systématiquement limiter les emballages ?

Pourquoi ne pas interdire définitivement les pesticides qui, en plus, coûtent chers aux paysans, favoriser l’agriculture bio et mieux rémunérer les paysans pour leur permettre de gagner leur vie grâce à leur travail et non pas dépendre des subventions ? »

S’il faut ce genre de débat pour que des propositions aussi concrètes (bien que pas nouvelles) soient enfin mises en œuvre, alors oui, l’initiative aura servi à quelque chose. Encore une fois, tout dépendra de ce qui sera fait de tout ça mais, déjà, et quoi qu’il en soit, bravo à Claire Carrère-Godebout d’avoir aussi clairement exprimé la réalité vécue par des millions de Français des zones rurales.

Source : Positivr.fr / Axel Leclercq

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