Publié par : La société solidaire et durable-Club de pensée citoyen | septembre 30, 2020

Des chercheurs découvrent que le jardinage est la réponse aux maux de la société !


Chers lecteurs,

Le jardinage amateur résout tout. C’est la conclusion d’une étude de Princeton publiée dans la revue Landscape and Urban Planning. Le communiqué de presse de l’étude note que le jardinage est « largement négligé par les décideurs politiques ». Eh bien, oui. Tout comme le tricot et la sieste.

L’étude a suivi le bien-être émotionnel de 370 habitants de Minneapolis-St. Paul à travers des activités communes comme la marche, le bus, le shopping et les repas au restaurant. Les chercheurs ont constaté qu’un tiers des personnes font du jardinage chez eux pendant 90 minutes par semaine en moyenne. Surprenant !

« Il est difficile de savoir qui jardine à la maison », déclare le premier auteur, Graham Ambrose, spécialiste des projets de recherche au sein du département de génie civil et environnemental de l’université de Princeton. « Beaucoup plus de gens jardinent que nous ne le pensons ».

Et oh combien ils sont heureux. Les jardiniers font état de niveaux de bonheur élevés, parmi le tiers supérieur de toutes les activités. Les jardiniers font également état de niveaux élevés d’accomplissement, en particulier pour le jardinage de légumes ! Les femmes et les jardiniers à faible revenu, qui ont souvent des difficultés dans la vie, font état d’un bien-être émotionnel très élevé ! Et les jardiniers solitaires sont tout aussi heureux que ceux qui jardinent avec des amis !

« Ces résultats suggèrent que, lors du choix des futurs projets de bien-être à financer, nous devrions accorder une attention toute particulière au jardinage », déclare M. Ambrose, qui souligne que le jardinage contribue à une ville vivable et à des initiatives en matière d’alimentation de qualité. Pourquoi dépenser de l’argent pour un centre de loisirs alors qu’un peu de terre et un transplantoir feront l’affaire ? Plantez.

Source: www.fastcompany.com

Publié par : La société solidaire et durable-Club de pensée citoyen | septembre 30, 2020

Les fabuleuses cités végétales de Luc Schuiten !


Chers lecteurs,

Architecte et dessinateur, Luc Schuiten mène depuis près de 40 ans, une réflexion croisant l’urbanisme, l’écologie, la science et la science-fiction. Il expose son travail à la Saline Royale d’Arc-et-Senans : magnifiques cités idéales inspirées de la nature, grands Panoramas qui imaginent nos villes dans un siècle, carnets de croquis, moyens de locomotion pour demain…

L’évènement a aussi très joliment inspiré le Festival des jardins de ce même lieu (on vous en reparlera dans notre article du 27 septembre). En attendant, écoutons cet esthète visionnaire et résolument optimiste, qui veut réconcilier l’homme avec la nature.

Luc Schuiten ©AC Labrique

Hortus Focus. Vos œuvres nous montrent un monde parfait où plantes et habitat voisinent dans de superbes paysages urbains.

Comment sont nées ces cités végétales, quelles réflexions cachent-elles ?

Luc Schuiten : je pars de cette idée que la civilisation industrielle a programmé sa propre obsolescence, qu’elle ne peut en aucun cas continuer dans le temps très longtemps parce qu’elle épuise les ressources de la planète. Nous vivons complètement à crédit dans le monde dans lequel nous sommes et à force, arrivera le moment où nous connaîtrons la faillite. Or les décideurs, ceux qui font les choix de société – les politiques – n’ont d’autre projet que d’augmenter de plus en plus ce crédit, avec des consommations et des déchets de plus en plus grands. C’est une réalité, même si nous savons que nous n’irons nulle part en continuant dans ce sens-là.

Quelles solutions voyez-vous pour le futur ?

L’essentiel de mon travail consiste à montrer l’aboutissement d’une réflexion sur un monde 100% durable. Si nous voulons imaginer que nous pouvons avoir un avenir, il faut commencer à bâtir avec ce que nous avons réellement et entrer en harmonie avec la planète, construire avec l’ensemble du vivant et pas contre lui. J’ai élaboré de multiples hypothèses à partir du biomimétisme, cette discipline qui innove en s’inspirant et en utilisant le vivant.

La nature est notre mentor, elle est magnifique, extraordinaire, elle sait comment faire. Quand un coquillage fait sa coque, par exemple, il prend tout ce qui l’entoure dans le mètre cube où il se trouve et utilise du CO2 au lieu d’en produire. L’araignée avec son fil créée un matériau qui est trois fois plus solide que nos aciers à section égale, et cela sans usine, sans camion, sans pollution, sans détruire la planète, en contribuant, au contraire, à une harmonie générale.

À partir de ces observations, on s’interroge: comment peut-on faire, nous, aujourd’hui pour commencer à mettre en place des systèmes bénéfiques plutôt que destructeurs ? L’ensemble de l’exposition pose ces questions-là. À quoi ressemblerait notre monde dans un futur si on prend cette direction-là ? Je ne suis pas scientifique, ni agronome, ni biologiste. J’ai la possibilité de dessiner. Et je dessine non pas ce que je vois, mais ce que j’aimerais bien voir, un monde en évolution.

Cités idéales : Tours végétales
Tours végétales

C’est le rôle de l’architecte, du paysagiste ?

Un architecte ne dessine jamais que le futur, il dessine des bâtiments qui n’existent pas aujourd’hui, qui existeront peut-être demain. C’est ce que je fais, mais au lieu que ce soit demain, c’est après-demain, un peu plus loin, dans cent ans ou plus tard encore. Je pose des hypothèses, celles qui sont désirables en tout cas pour moi : le monde dans lequel j’aimerais bien vivre, qui s’est réconcilié avec la planète, qui a commencé à bâtir des choses en bonne intelligence.

Cités idéales : Louvain la Neuve en 2100
Louvain la Neuve en 2100 (détail)

Le monde que vous représentez est-il utopique ? Ces cités végétales sont-elles réalisables techniquement ?

C’est un monde utopique dans le sens qu’il n’est pas encore réalisé, mais envoyer une fusée dans la lune en 1960 était un projet complètement utopique! Dix ans après, il a été réalisé. Une utopie est simplement un possible qui n’a pas encore été réalisé. Mais c’est un possible. Je ne pars que d’hypothèses scientifiques. Je ne suis pas du tout dans le rêve, je l’exclue complètement, je ne l’aime pas. Le rêve déçoit toujours, car il n’a pas de rapport concret avec la réalité.

Je suis un des membres fondateurs de Biomimicry Europa qui rassemble autour du biomimétisme tout un ensemble de spécialistes (ingénieurs agronomes, ingénieurs physico-chimistes, biologistes, économistes, etc.) ; ils enrichissent le propos par leur apport scientifique. C’est à partir de cela que je construis mes dessins. Chacun peut être l’explication raisonnable d’un possible, de quelque chose qu’on pourrait développer et qui pourrait devenir, à un certain moment, une réalité. Si on choisit d’aller dans cette direction-là, si on commence à se dire « on arrête maintenant de jouer à salir le lieu où l’on habite et on va fonctionner en bonne intelligence avec l’ensemble du monde du vivant ».

Est-ce que vous avez pu concrétiser certaines de vos idées dans votre travail d’architecte ?

Il y a plus de 40 ans, j’ai réalisé dans une forêt, dans les environs de Bruxelles, un des tout premiers bâtiments autonome, écologique, d’Europe, la maison Oréjona qui fonctionnait à partir du soleil, du vent, de l’eau de pluie, avec un potager, etc. Elle utilisait un des tout premiers capteurs solaires. Ses meubles ont été conçus à partir de dosses de hêtre, même le téléphone !

Par ailleurs, ici, à la Saline, on m’a proposé tout récemment un jardin dans lequel je peux faire des expériences d’habitat à partir de tout ce qu’on peut trouver dans le vivant et dans les environs immédiats, une architecture étant toujours induite par ce qui se trouve dans son terroir (le sol, le sous-sol, le climat, l’agriculture, les gens…). Avec Evelyne Adam, nous avons construit une kerterre, c’est-à-dire une habitation à partir de chanvre, de chaux, de paille, de bambou et de sable. L’habitation est tout à fait saine, respirante et appartient complètement à son environnement. Elle est faite avec des matériaux très peu chers, c’est une des solutions vers lesquelles on pourra aller.

Cités idéales : Kerterre
Kerterre

Vous avez aussi conçu des moyens de transport…

Concevoir une ville dans concevoir ses moyens de déplacement serait idiot, car ils font partie de ses éléments structurants. Donc je pars de cette même hypothèse : comment est-ce qu’on peut les fabriquer avec nos ressources propres sans épuiser la planète et sans créer un énorme déséquilibre ? Je ne parle que de ressources renouvelables : l’électricité, l’énergie musculaire, un rail électrique… ainsi je montre à quoi pourraient ressembler les véhicules du futur. Il y a différents engins à roue ; un ornithoplane à ailes battantes, inspiré de l’oiseau, et qui comporte des capteurs solaires pour alimenter le moteur; une raie manta qui est un dirigeable gonflé à l’hélium et bat des ailes comme cet animal le fait dans l’eau. Mes modèles sont biomimétiques, ils vont toujours prendre leurs références dans la nature comme ce vélusome qui a la forme d’une feuille.

Vélusome

Voici quelques unes de ses œuvres !

Panoramas et cités végétales

“Ce sont des panoramas de cités existantes qui montrent certaines de nos villes en 2100. Certaines sont restées à peu près intactes, d’autres ont reçu de nouvelles enveloppes pour créer un nouveau contact avec l’extérieur, le climat et le soleil ; elles sont respirantes et vont permettre de mieux se sentir dans un environnement en partie construit et en partie végétal. Une grande partie des toitures sont des promenades vertes.”

Cités végétales : Metz en 2167
Metz en 2167

La cité Lotus

“Elle a été réalisée pour un film sur le lotus, qui montre les propriétés étonnantes de cette feuille. Cette dernière avait déjà donné naissance à des travaux remarquables réalisés dans le Cristal Palace à Londres à partir de l’observation des feuilles de lotus qui sont très grandes, résistantes, conduisent l’eau en leur centre et ont des propriétés hydrophobes. Les fleurs elles-mêmes contiennent un ballon qui se gonfle suivant les réserves que la cité a en gaz méthane, gaz qui est produit par la décomposition des déchets organiques et qui sert à apporter de l’énergie aux cités.”

Cités végétales : La Cité Lotus
La Cité Lotus ©Arc-et-Senans

La Cité tressée

“Comme l’ « habitarbre » des maisons bambous qui peut être réalisé avec ce végétal souple et à la pousse rapide, la cité tressée peut être construite à partir de figuiers étrangleurs (Ficus nymphaeifolia). Elle se situera nécessairement en Amérique du Sud ou en Asie. Ces arbres ont la particularité d’avoir des racines qui se soudent entre elles pour former un maillage excessivement costaud et qui pourrait très bien être la structure de nouvelles formes d’habitation. Les espaces entre les structures seraient refermés par des biotextiles.”

Jardins verticaux

“Ce sont des projets d’aménagement d’espaces résiduels en espace végétal pour redonner dans la ville ce qui nous manque le plus : le vivant. Comment peut-on réintroduire le vivant dans ces lieux minéraux désertés, abandonnés, ces coins cassés où personne n’a envie d’aller.”

Cités végétales : Jardin vertical
Jardin vertical

Chenillard, vélusome, cyclos…

“J’ai imaginé ces différents engins. Avec l’un d’eux, je roule à Bruxelles ; il demande de la force musculaire et électrique. Sa coque est en bois, biosourcé ; elle a absorbé du CO2 au lieu d’en produire. C’est toujours la base de ma réflexion : comment peut-on fonctionner maintenant sans détériorer la planète ni l’environnement ?

Chacun de ces engins a été conçu à partir des notions d’énergie renouvelable (la force musculaire) et de déplacement léger. Plus on est léger, moins on consomme d’énergie et plus on est mobile. La forme est toujours biomimétique, elle s’inspire de la nature. “

Venise “underground”

“C’est Venise au siècle prochain… Nous sommes sous la place Saint-Marc. Une énorme dalle de verre a été construite et sous la place, une nouvelle ville a commencé à naître qui vient en dessous des bâtiments existants, les soutient et les maintient hors de leurs problèmes structurels et aquatiques. C’est une ville bioluminescente et archiborescente, c’est-à-dire qu’une grande partie de ses structures sont des organismes vivants qui ont poussé. La lumière vient en grande partie de la dalle, mais à l’intérieur il y a des matières bioluminescentes comme on peut en trouver dans les massifs coralliens qui permettent d’induire une lumière particulière.”

Venise underground, au siècle prochain

La Cité des Vagues

“Je l’ai imaginée pour un futur très lointain, au moins en l’an 10 000. Elle prend les caractéristiques du lieu dans lequel elle s’implante. Une des erreurs considérables de nos architectures, actuellement, est d’être tout à fait mondialisées. Elles n’ont aucun lien avec le lieu dans lequel elles s’implantent, elles sont interchangeables donc insipides, inodores, incolores. Elles sont banalisées, réduites à un même commun dénominateur simpliste.

On n’a jamais construit comme cela dans l’histoire de l’humanité.

Chaque lieu a donné naissance à une architecture qui est fonction de son climat et de toute une série de choses. Moi,  j’essaie de retrouver les valeurs spécifiques à un lieu. C’est pourquoi la Cité des Vagues trouve son implantation dans un espace balnéaire et elle prend sa géométrie par ses mouvements qu’on trouve aussi bien dans l’eau que dans le sable. C’est à partir de cette sensation et de cette compréhension que j’ai bâti un concept d’habitation biomimétique, complètement intégré à l’environnement.”

La Cité des Vagues

Pour mieux comprendre l’œuvre de Luc Schuiten, il est possible d’acheter ses deux livres sur internet “Vers une cité végétale” et “Archiborescence” parus chez Mardaga (29 euros chacun). Et s’offrir le portfolio et sa vingtaine de Panoramas reproduits sur très beau papier (48 euros).

Toutes les photos d’œuvres illustrant cet article ont été réalisées par commodité et à titre exceptionnel, par Valérie Collet, dans le cadre de l’exposition. Nous remercions vivement Luc Schuiten pour son aimable autorisation.

Source : https://magazine.hortus-focus.fr

Publié par : La société solidaire et durable-Club de pensée citoyen | septembre 22, 2020

Mgr Duffé: «La crise actuelle montre l’urgence d’une conversion écologique» !


Chers lecteurs,

Cinq ans après la parution de l’encylique Laudato Si du Pape François, le secrétaire du dicastère pour le Service du développement humain intégral revient sur le document publié ce jeudi par plusieurs dicastères du Saint-Siège pour mettre en œuvre l’écologie intégrale proposée par le Saint-Père. Vous pouvez le télécharger en cliquant sur le lien ci-contre : En chemin pour la sauvegarde de la maison commune – 5 ans après Laudato Si.

Entretien réalisé par Hélène Destombes – Cité du Vatican 

Un document inter-dicastériel qui a été rédigé avant la pandémie de Covid-19, mais qui prend un relief tout particulier avec la crise sanitaire. Une crise qui par son acuité et les interrogations qu’elle suscite met en relief la pertinence de Laudato Si’ et en rappelle toute l’actualité.

Pour affronter les nombreux défis du monde contemporain, le Saint-Siège a souhaité rappeler, en publiant ce nouveau document, l’urgence d’une conversion écologique et d’un passage à l’action.

Une crise du modèle de développement

Nous avons recueillis le témoignage de Mgr Bruno-Marie Duffé, secrétaire du dicastère pour le Service du développement humain intégral qui revient sur le sens de ce document et les principales propositions. Selon lui, «cette expérience de la crise sanitaire amplifie la crise écologique et la crise économique dans laquelle nous sommes, qui est fondamentalement une crise du modèle de développement et de croissance». 

Mgr Duffé : « La fin du monde a quelque chose à voir avec les fins de mois »

Mgr Duffé explique combien la pandémie nous rappelle la fragilité de nos modèles de développement et combien cette conversion à une écologie intégrale est plus que jamais d’actualité. Le « manuel d’application » que représente le document « Sur le chemin du soin de la maison commune » liste aussi les lieux et les domaines d’application où cette éducation à l’écologie intégrale doit s’amorcer: la famille, la jeunesse, l’éducation des jeunes générations mais aussi la catéchèse et le domaine de la communication.

Pour Mgr Duffé, le principal frein à la mise en œuvre d’une véritable écologie intégrale réside dans la difficulté de passer de l’intention morale à la décision politique. Cela a pu se vérifier, souligne t-il lors des conférences internationales de l’ONU sur le climat (les COP). «Comment traduire en politique les intentions et les visées morales de Laudato Si’?», demande t-il. À cela il met en évidence deux freins majeurs: la difficulté pour les décideurs de penser dans le long-terme et celle de convaincre les financiers que les investissements pour sauvegarder la Création valent la peine. 

Dialoguer et partager les connaissances 

Parmi les outils proposés par le Saint-Siège, «le premier est le dialogue citoyen», explique le secrétaire du dicastère pour le Service du développement humain intégral, les crises montrent que les citoyens ont quelque chose à dire aux spéclialistes scientifiques et réciproquement». Le deuxième outil est le partage de nos connaissances, «une logique où l’on se réjouit de partager ce que l’on sait et ce que l’on a». Mgr Duffére vient aussi sur l’importance d’encourager les projets concrets de transition et de conversion écologique, comme le mouvement « Cuidadores de la Casa Común » (les soignants de la Maison commune), né en Argentine dans la dynamique de Laudato Si’.  

Mgr Duffé rappelle enfin que le document du Vatican s’adresse aussi bien aux décideurs qu’aux pasteurs. Évêques, prêtres mais aussi laïcs viennent régulièrement vers le dicastère pour le service du développement humain intégral pour demander des outils les aidant à animer et promouvoir le débat autour de l’écologie intégrale. «C’est un peu une petite caisse à outils que l’on peut emporter chez soi et utiliser par exemple pour une campagne de Carême ou animer un groupe de travail d’un conseil diocésain de la solidarité» explique Mgr Duffé. En bref: un véritable outil pédagogique pour soutenir des initiatives locales. 

Source : https://www.vaticannews.va

Publié par : La société solidaire et durable-Club de pensée citoyen | septembre 22, 2020

Potagers solidaires : face à la crise, Nantes expérimente la culture de légumes !


Chers lecteurs,

Les jardiniers municipaux cultivent 10 000 plants de légumes pour aider les foyers les plus fragiles. L’objectif de cette expérimentation baptisée « Paysages nourriciers » ? Approvisionner gratuitement les familles nantaises frappées par la crise économique et sociale liée au Covid-19.

Cultiver des patates, des tomates et des courgettes dans les parcs et jardins, sur des places, à la mairie ou dans les douves du château, à des fins solidaires  ? C’est l’idée lancée par la Ville de Nantes pour approvisionner en légumes frais et locaux les habitants fragilisés par la crise économique et sociale liée à l’épidémie de Covid-19.

Baptisé « Paysages nourriciers », le projet a germé dans la tête des agents du Service des espaces verts et de l’environnement (Seve) et du Centre communal d’action sociale  (CCAS), inquiets des répercussions de l’arrêt brutal des activités économiques sur les populations vulnérables et de l’impact sur leur santé. « La crise a précipité de nombreux foyers dans la précarité : perte d’emploi, de salaire, détresse sociale et alimentaire… Les associations d’aide alimentaire, qui voient affluer de plus en plus de familles n’ayant plus les moyens de se nourrir et d’accéder à une alimentation saine et de qualité, tirent la sonnette d’alarme », explique Johanna Rolland, maire de Nantes.

Depuis le confinement, la Banque alimentaire a fourni de nombreuses associations en produits frais et secs. De mars à mai, la Croix-Rouge, le Secours populaire, les Restos du cœur, le Diaconat protestant mais aussi les associations partenaires de Nantes Entraide ont distribué plusieurs milliers de colis alimentaires aux Nantaises et aux Nantais les plus vulnérables. Dans le même temps, la demande de fruits et légumes locaux a explosé, réduisant les surplus de légumes habituellement distribués aux associations d’entraide. « Le service public doit se réinterroger et s’adapter pour lutter, à son échelle, contre cette précarité alimentaire qui risque de durer dès lors que la conjoncture économique se grippe», souligne le maire de Nantes.

« Ces paysages nourriciers ont aussi une vertu pédagogique : suivre l’évolution des cultures, rappeler à quelle saison chaque légume se ramasse, les récolter de manière participative, les redécouvrir et apprendre à les cuisiner pour une alimentation saine, de qualité et locale. À partir des plants et graines semés grâce au soin des jardiniers, et une météo favorable, 25 tonnes de légumes ultra locaux pourront alimenter les Nantais d’ici cet automne. » Johanna Rolland, maire de Nantes.

Une tonne de pommes de terre et des sillons entiers de courges ont été plantés à la pépinière municipale, avec l’aide des bénévoles de l’association EmpowerNantes.
Une tonne de pommes de terre et des sillons entiers de courges ont été plantés à la pépinière municipale, avec l’aide des bénévoles de l’association EmpowerNantes.

50 sites de production dans toute la ville

Deux parcelles d’1,8 hectares de la pépinière municipale ont été retournées début juin. Semées et plantées avec l’aide des bénévoles de l’association EmpowerNantes et de jeunes agriculteurs, elles fourniront d’ici l’automne une tonne de pommes de terre, 500 courges et des sillons entiers de haricots secs. Des légumes de saison pour l’été (tomates, courgettes, bettes à carde, betteraves et choux variés) et pour l’hiver (patates douces, courges, haricots et maïs) vont également pousser dans les massifs de fleurs des parcs et jardins nantais et dans certains espaces verts appartenant à la Ville : cours Cambronne, place Mangin, à Port-Boyer, mail Pablo-Picasso, école Lucie-Aubrac, Cité des congrès, jardins de l’Hôtel de ville, centre Accoord de la Meta à Bellevue, parcs de la Crapaudine et de la Gaudinière…

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Au total, 50 lieux de production disséminés dans les 11 quartiers de Nantes accueillent ces potagers solidaires. Paille, compost et plants potagers ont été livrés aux quatre coins de la ville et les plantations réalisées du 15 au 19 juin 2020. Tout est naturel et ultra-local, sans aucun pesticide, garantit le Seve qui s’est fait conseiller par quatre spécialistes français de la permaculture pour mener à bien cette opération solidaire inédite de culture de légumes. Les plants de pommes de terre (bio) viennent de Parthenay, les plants potagers des pépinières Renaud de Vertou, la paille d’un Gaec de Carquefou… Pour planter les pommes de terre, les jardiniers municipaux ont reçu l’appui de deux jeunes agriculteurs urbains.

25 tonnes de légumes solidaires

À la fois beaux pour les promeneurs et utiles pour les plus fragiles, ces «Paysages nourriciers» représentent plus de 25 000 mètres carrés cultivés au total. Les jardiniers municipaux prévoient d’y récolter 25 tonnes de légumes frais pour participer à l’immense effort de solidarité déployé collectivement sur le territoire par les habitants et les acteurs. Ainsi, environ 1 000 foyers pourraient recevoir environ 25 kg de légumes chacun, au fil des récoltes saisonnières. Selon les variétés, les légumes seront récoltés entre juillet et octobre, avec le soutien des habitants volontaires et de bénévoles d’associations nantaises.

 « Selon l’évolution de l’épidémie, nous proposerons des récoltes participatives », précise le Seve. Les paniers seront ensuite distribués gratuitement aux familles qui en ont besoin par le biais d’associations de quartier et d’aide alimentaire (notamment la Banque alimentaire, les Restos du cœur, le Secours populaire). Les modalités de distribution seront précisées directement aux familles concernées. Plusieurs jardins partagés s’engagent également à offrir leurs surplus de légumes. L’occasion pour les Nantais qui le souhaitent de mettre les mains à la terre pour que la récolte profite à tous ceux qui en ont besoin.

Source : https://metropole.nantes.fr

Publié par : La société solidaire et durable-Club de pensée citoyen | mai 19, 2020

Qu’est ce que l’Alimentation Vivante ?


Chers lecteurs,

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L’Alimentation Vivante désigne tout simplement un mode d’alimentation qui favorise très largement les aliments comportant un fort taux de nutriments nécessaires au corps humain, et donc porteurs de vie. Pour comporter un fort taux de nutriments ces aliments doivent par définition être naturels, non transformés, ne comportant pas d’additif chimique, et facilement assimilable par l’être humain.

L’alimentation vivante, ça se compose de quoi ?

L’Alimentation Vivante va donc se tourner vers les aliments crus et biologiques d’origine végétale comme les fruits et légumes, les graines germées, les oléagineux, les jus de jeunes pousses comme le jus d’herbe de blé, … Chacun peut y ajouter tout ou partie de ces aliments à son mode alimentaire habituel, en fonction des objectifs qu’il recherche.

L’alimentation vivante ça sert à quoi, à qui ?

Notre mode d’alimentation occidental est composé de beaucoup de produits transformés et issus de l’agriculture industrielle. Nos repas ne comportent plus assez de nutriments d’une part, et d’autre part nous font ingurgiter des résidus de pesticide, des arômes artificiels, des colorants, des conservateurs dont on sait maintenant qu’ils ont des conséquences non négligeables sur la santé. Se tourner vers l’alimentation vivante c’est revenir à un mode d’alimentation en accord avec les besoins du corps humain, et donc l’un des moyens de préserver sa santé ou de la restaurer.

Ce mode d’alimentation s’adresse à tout le monde, petits et grands, bien portants ou malades.

Le centre Hippocrate aux Etats Unis utilise avec succès depuis plus de 50 ans, entre autres ce mode d’alimentation, pour restaurer durablement la santé de personne gravement malades.

Qu’est -ce que l’on mange au juste ?

Est-ce que manger vivant veut dire être réduit à manger de la verdure, des salades ? NON !! C’est une autre voie culinaire qui s’est développée autour de ce type d’alimentation qui utilise des techniques et une palette d’aliments tout aussi variées que les autres traditions culinaires : légumes, fruits, graines germées, céréales germées, les noix et les graines oléagineuses (noix, noix de cajou, tournesol, graines de courges, pignon de pin, graines de lin, …).

Il existe actuellement dans beaucoup de pays  des chefs  de grande renommée qui cuisinent dans cet esprit, et on trouve également un très grand nombre de livres de recette, dont beaucoup sont en anglais, mais de plus en plus traduits en français (cf notre boutique en ligne : le livre de recette de Anna Maria Clement, excellent livre pour apprendre toutes les techniques de base)..

Pourquoi pas (ou peu) de protéine animale ?

Les protéines animales sont acidifiantes pour le corps, or notre mode de vie actuel et notre alimentation le sont déjà beaucoup. Les naturopathes, et certains médecins, savent bien que l’acidification de certains liquides physiologiques est immanquablement générateur de maladie.

Le rapport Campell (traduction française de « The China Study » de Colin Campbell) se base sur plusieurs décennies d’études scientifiques menées dans différents pays. Ces études montrent très clairement que la consommation excessive de protéines animales est un facteur majeur dans l’apparition des maladies des pays développées.

La consommation de protéine animale a également des conséquences très néfastes sur l’environnement, sur l’économie mondiale et pose de nombreuses questions d’éthique sur l’exploitation animale.

Pourquoi manger cru ?

Cuire les aliments détruit 50 % des protéines disponibles, 60 à 70% des vitamines (jusqu’à 96% pour la B12), et 100% des phytonutriments qui sont pour certains des boosters du système immunitaire et de bien d’autres fonctions physiologiques.

Au dessus de 41 ° les enzymes également sont en grande partie détruites. Or elles participent à la digestion.

Le corps est capable de les produire, mais le stock est limité et décroît donc au fur et à mesure qu’on avance dans l’âge. L’alimentation vivante permet de conserver son « capital enzyme ».

Alimentation vivante = crudivorisme ?

Souvent considéré comme désignant la même chose, le crudivorisme et l’alimentation vivante diffèrent pourtant sur un point essentiel:

Les deux désignent une alimentation majoritairement végétalienne et crudivore. Néanmoins l’alimentation vivante met beaucoup l’accent sur des aliments très « vivants » que sont les graines germées et les jeunes pousses, les noix trempées et les aliments lacto-fermentés.

Les raisons sont simples : La germination permet d’accroître considérablement les taux de nutriments bio-disponibles. Par exemple, après 5 jours de germination du blé, la vitamine A augmente de 225%, la B1 de 20 %, la B2 de 300 %,  la B3 de 10 à 25%, la B5 de 40 à 50%, la B6 de 200%, les vitamines D et E de 300% et la vitamine C est multipliée par 600 !

Les noix trempées, ne serait-ce qu’une nuit, bénéficient de cet avantage tout en devenant plus digestes et moins caloriques (diminution de 70% pour les amandes). Les aliments lacto-fermentés vont quant à eux apporter des bactéries pro-biotiques.

L’alimentation vivante utilise donc beaucoup d’aliments issus de processus naturels de culture, les rendant riches en nutriment et facilement assimilables, et donc véritablement porteurs de vie.

Source: Alimentation Vivante

Publié par : La société solidaire et durable-Club de pensée citoyen | mai 19, 2020

A voir absolument : Irène Grosjean ou la vie en abondance !


Chers lecteurs,

Le Chou Brave, le magazine de l’alimentation vivante et de l’abondance, rencontre Irène Grosjean.

Le corps répond à quatre lois de base primordiales : respirer, se nourrir, dormir et éliminer. Pour Irène Grosjean, naturopathe depuis 55 ans, l’alimentation joue donc un rôle essentiel : il s’agit d’offrir à son corps le carburant qui lui est le plus adapté. Qui plus est, il s’agit de favoriser l’élimination et de nettoyer les liquides dans lesquels baignent nos cellules. Par ces deux axes, nous pouvons retrouver tout ce que la nature a prévu pour nous : la santé, la joie, la créativité et tout le bon de la vie.

Ainsi, il n’est pas « naturel » d’être en mauvaise santé, de ressasser des idées noires, d’éprouver un manque d’énergie chronique, de vieillir douloureusement, etc. Pour preuve, cette naturopathe de 83 ans déborde d’énergie et de vitalité. Elle donne toujours de nombreuses consultations, anime des stages d’alimentation vivante, propose des conférences et travaille à divers projets, dont la création d’une école pratique de santé au Maroc.

Entretien avec cette « grande » dame pleine de sagesse et de bon sens qui partage avec nous ses idées sur ce bon sens à acquérir, cette juste direction que nous pouvons choisir, et sur la Vie en général qui nous est donnée à tous, et en abondance !

Site d’Irène Grosjean: Santenaturopathie.com

Journaliste : Carine Phung
Assistant plateau : Christophe Fender
Réalisateur : Yann Deva
Sous licence CCO, Le Chou Brave 2013 – https://lechoubrave.fr/

Le Chou Brave :
https://lechoubrave.fr/
https://www.facebook.com/LeChouBrave
https://twitter.com/lechoubrave
https://www.youtube.com/user/choubravetv

A voir aussi : les film sur Irène Grosjean réalisé par Damien Artero https://www.planeted.eu/films-videos/videos-recettes-vegetales-crues/

Publié par : La société solidaire et durable-Club de pensée citoyen | mai 18, 2020

Appel des astronomes du monde entier – Les satellites 5G menacent gravement le Ciel et la Terre !


Chers lecteurs,

Si on ne les arrête pas, les satellites 5G vont masquer le ciel !

Appel des astronomes du monde entier : https://astronomersappeal.wordpress.com

Source : https://www.sante-nutrition.org et youtube

Publié par : La société solidaire et durable-Club de pensée citoyen | mai 18, 2020

Une tortue géante a donné naissance à 800 bébés, sauvant ainsi son espèce !


Chers lecteurs,

Diego fait partie d’un groupe de tortues qui ont été choisies dans les années 1960 pour participer à un programme de reproduction sur l’île de Santa Cruz, au large de la côte sud-ouest de la Californie (États-Unis).

À l’époque, il n’y avait que deux mâles et douze femelles de la même espèce que Diego, le Chelonoidis hoodensis (Tortue Géante), vivant sur l’île d’Española, aux Galapagos.

Le Lothario vivait en captivité au zoo de San Diego lorsqu’il a été sélectionné pour participer au programme d’élevage.

Aujourd’hui, plus de 50 ans après son lancement, et après avoir réussi à produire plus de 2 000 bébés tortues géantes, le ministère de l’environnement équatorien  a décidé de mettre un terme à l’initiative de reconstitution des tortues géantes.

La bonne nouvelle a été confirmée par un écologiste des parcs nationaux des Galapagos.

tortue géante
Diego est devenu une icône du programme de conservation. Source : Parc national des Galapagos.

Washington Tapia, directeur de l’Initiative pour la reconstitution des tortues géantes (IRTG), a en effet affirmé qu’il y avait maintenant « des conditions suffisantes » pour que la population de tortues revienne à la normale.

Il a déclaré :  » Sur la base des résultats du dernier recensement effectué fin 2019 et de toutes les données disponibles depuis 1960, aussi bien pour l’île que pour sa population de tortues, nous avons développé des modèles mathématiques avec différents scénarios possibles pour les cent prochaines années et en avons conclu que l’île dispose de conditions suffisantes pour maintenir la population de tortues qui continuera à croître normalement, même sans nouveau rapatriement de jeunes spécimens « .

Jorge Carrión, le directeur du parc national des Galapagos,  a poursuivi en déclarant que le programme des tortues, ainsi que la « régénération des cactus« , ont contribué à l’équilibre de l’écosystème de l’île.

Il a ajouté :  » Outre la reconstitution de la population de tortues géantes, qui est passée de 15 à 2000 individus grâce à ce programme, les actions de gestion mises en œuvre pour la restauration écologique de l’île, telles que l’éradication des espèces introduites et la régénération des cactus via le projet Galapagos Verde 2050, ont contribué à ce que les écosystèmes de l’île disposent actuellement des conditions adéquates pour entretenir la population croissante de tortues « .

Diego serait apparenté à plus de 40 % des tortues de l’île. Source : Parc national des Galapagos.

Au fil des années, le vieux Diego – âgé maintenant de plus de 100 ans – est devenu une sorte d’icône pour le programme de conservation, avec environ 40 % des tortues rapatriées sur l’île qui lui seraient apparentées.

Mais après plus de huit décennies loin de leur patrie, Diego et les 14 autres éleveurs sont prêts à retourner à leur précédente vie !

En outre, un processus de quarantaine a commencé à aider à « éliminer les risques de dispersion de graines de plantes qui ne sont pas spécifiques à l’île« . On annonce ainsi qu’au retour de Diego et de ses amis, cela sera réglé. L’objectif est de les relâcher sur Española, leur île d’origine, en mars de cette année.

Source : https://aidersonprochain.com

Publié par : La société solidaire et durable-Club de pensée citoyen | mai 10, 2020

Les médecins prescrivent maintenant des plantes d’intérieur pour l’anxiété et la dépression !


Chers lecteurs,

Une nouvelle prescription innovante des médecins britanniques : un voyage au magasin de jardinage.

Grâce à la science, nous savons maintenant que la nature est quasiment une drogue miracle. Passer du temps à l’extérieur aide les patients hospitalisés à se rétablir plus rapidement, soulage la dépression et l’anxiété, renforce le système immunitaire, réduit la pression sanguine et augmente même le bonheur. Le seul problème avec les arbres, c’est qu’il est impossible de les prescrire sous forme de pilules.

Mais s’il est impossible de réduire un arbre à la taille d’un flacon de médicaments, il est possible de miniaturiser la nature sous forme de plantes en pot. Et pour certains patients, les médecins britanniques estiment que c’est un excellent point de départ. Certains prescrivent en effet des plantes d’intérieur à ceux qui souffrent d’anxiété et de dépression pour les aider à atténuer leurs symptômes.

Prescription: Prenez quelques plantes d’intérieur et appelez-moi le matin.

Un cabinet de médecine familiale dans la zone urbaine de Manchester « prescrit des plantes pour aider les personnes souffrant d’anxiété, de dépression et de solitude », explique Laura Abernethy du journal Metro. « L’idée est que les patients reçoivent des herbes, des légumes et des plantes en pot à soigner et qu’ils les ramènent ensuite au cabinet pour les transférer dans le jardin commun ».

« Le nouveau système – que l’on croit être une première dans le pays – donne aux patients la possibilité de participer à d’autres activités de jardinage et activités sociales. Il est basé sur l’idée que passer du temps dans des espaces verts peut aider à améliorer l’humeur », poursuit-elle.

Soutenue par les commissaires à la santé de la ville, l’idée est ancrée dans une science solide. Comme les êtres humains ont évolué pendant des millions d’années en plein air, il est logique que notre corps et notre esprit soient optimisés pour les environnements naturels. Et c’est exactement ce que les études successives ont permis de découvrir. Sortir dans la nature permet au corps humain de fonctionner un peu mieux.

Et heureusement pour les citadins pressés par le temps, vous n’avez pas besoin de marcher toute la journée pour en constater les bienfaits. Une expérience a montré que le simple fait de regarder un toit vert pendant 40 secondes augmentait sensiblement la productivité des employés de bureau. Une autre étude britannique récente a montré que les gens voyaient des avantages importants pour leur santé à partir de seulement deux heures par semaine à l’extérieur. Ces preuves montrent que même quelques plantes en pot autour de votre maison ou de votre bureau peuvent avoir un effet réel sur votre bien-être.

Il y a également d’autres raisons de penser que l’arrangement particulier de ce programme pourrait être particulièrement bénéfique pour la santé des patients. En associant les soins des plantes à un projet de jardinage communautaire, l’initiative contribue également à rassembler les gens et à lutter contre le fléau moderne de la solitude, dont les recherches ont montré qu’il peut être tout aussi mauvais pour la santé que de fumer 15 cigarettes par jour (oui, vraiment).

Une idée pas si folle que ça

Si vous pensez toujours que cela ressemble à de la folie hippie, vous devez probablement savoir que le cabinet de ce médecin n’est pas la seule équipe médicale à expérimenter des prescriptions non conventionnelles. Depuis un certain temps déjà, d’autres cabinets en Écosse et au Canada envoient leurs patients dans la nature et même dans des musées d’art pour améliorer leur bien-être.

Même la société Amazon, qui est motivée par les chiffres, a investi dans un dôme rempli de 40 000 plantes pour son siège de Seattle. Ce mastodonte du commerce de détail connaît la science et pense que l’exposition à la nature a un impact mesurable sur la santé mentale et physique des employés, et donc sur leurs performances.

Alors si vous vous sentez un peu anxieux ou déprimé, n’hésitez pas à rédiger votre propre ordonnance pour une visite au magasin de jardinage. Il s’agit d’un changement minime dans votre environnement qui, selon la science médicale, peut faire une grande différence dans votre vie.

Source: www.inc.com

Publié par : La société solidaire et durable-Club de pensée citoyen | mai 10, 2020

Le keyhole garden, ou jardin en trou de serrure


Chers lecteurs,

Un jardin venu d’Afrique

Moyen pratique et esthétique d’allier compost et culture sur une même surface, le jardin en trou de serrure est utilisé dans les régions arides d’Afrique pour permettre aux villageois d’être autosuffisants. Il permet non seulement de recycler des déchets ménagers et d’économiser l’eau mais aussi de cultiver des légumes en grand nombre grâce à sa surface en pente ou en butte. closevolume_off

Emplacement stratégique

Idéalement placé près de la cuisine, ce minijardin, de 3 m de diamètre en moyenne, possède un petit chemin menant le jardinier plus aisément jusqu’à son centre, où se situe la cheminée à compost. Souvent encerclé par un muret surélevé fait de pierres ou de briques de récupération, ce jardin de poche emmagasine la chaleur du soleil tout au long de la journée. Les pierres la restituent la nuit et maintiennent une température parfaite pour garder la terre au chaud. Pour cela, l’entrée de la «serrure» devra se situer au nord ou à l’est. Mais restons logiques, son emplacement définitif dépendra de votre terrain et de sa facilité d’accès !

Petit jardin mais efficace !

La petite surface de ce jardin permet de travailler tout autour sans difficulté, sa hauteur préservant le dos du jardinier. Son composteur central met à disposition immédiate le compost issu des déchets ménagers. Sa structure en lasagne permet d’avoir un support végétal qui, en se décomposant, apportera encore des éléments nutritifs aux cultures en cours et limitera les apports extérieurs.

Un système pour optimiser les arrosages

Grâce aux cheminées d’humidification, formées de petits fagots de branches imputrescibles (en acacia par exemple) plantés sur toute la hauteur, la rosée est récupérée plus facilement et l’humidité concentrée au cœur de la structure lors des arrosages. Le muret sans maçonnerie permet aux petits habitants du jardin de circuler librement, favorisant ainsi la biodiversité environnante et ses nombreux auxiliaires.

Pour que la colonne de compostage soit perméable, l’entourer d’un grillage. Ainsi, les vers de terre se déplaceront sans entrave d’un espace à l’autre et les éléments nutritifs seront absorbés par le substrat selon les besoins.

Comment réaliser un jardin en trou de serrure ?

illustration : montage du muret extérieur
Montage du muret extérieur

Tracer un cercle de 3 m à 3,5 m de diamètre et un autre central d’1 m environ pour la tour de compostage. Monter un muret sans maçonnerie à 1 m de hauteur et former le trou de serrure.

illustration : installation du composteur en grillage
Installation du composteur en grillage

À l’aide d’un grillage, de vieux tuteurs en bambou ou de tout autre matériau de récupération matérialiser la colonne de compostage. Préparer des petits fagots de branches d’1,20 m de haut pour former les cheminées d’hydratation.

Source : https://www.rustica.fr

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