Publié par : La société solidaire et durable | juillet 16, 2012

La Protection Biologique Intégrée, nouvelle méthode de lutte contre les insectes ravageurs en agriculture plus respectueuse de l’environnement !


Chers lecteurs,

J’aimerais vous parler d’une nouvelle méthode plus respectueuse de l’environnement qui se développe de plus en plus en agriculture et surtout en horticulture pour lutter contre les ravageurs des plantes, il s’agit de la protection biologique intégrée ou PBI.

Présentation de la PBI

La Protection Biologique Intégrée permet de préserver les cultures des ravageurs en privilégiant la lutte biologique. Lorsque ces moyens biologiques ne permettent pas de contrôler les ravageurs ou lorsque le coût devient trop important, des produits chimiques respectant les auxiliaires, naturels et introduits, sont appliqués. Ces produits sont dits « compatibles ». La PBI se caractérise par le maintien d’un équilibre entre les auxiliaires et les ravageurs sur la culture protégée.

Les auxiliaires peuvent être des insectes, des acariens, des nématodes, des champignons entomopathogènes, des bactéries. Ils ont deux modes d’action : ils peuvent prédater ou parasiter un ou des ravageurs. Le parasitisme peut se faire à l’intérieur ou sur un individu d’une autre espèce. L’utilisation d’auxiliaires permet de limiter la prolifération d’un ravageur et d’en réguler la population de manière naturelle et constante.

Mais pourquoi utiliser la PBI ?

Sensibilisés à ces problèmes, les consommateurs attendent des pratiques culturales plus respectueuses de l’environnement et de leur santé. La PBI a été mise en place pour répondre à cette attente et renforcer l’efficacité des méthodes existantes. Elle s’oriente vers des mécanismes empruntés à la nature : la régulation des ravageurs par leurs propres ennemis naturels.

En résumé, la démarche PBI vise à :

  • Réduire l’utilisation des pesticides et donc la présence de résidus dans les plantes
  • Eviter d’entraîner des phénomènes de résistance chez les organismes nuisibles
  • Lutter contre les ravageurs en respectant l’environnement
  • Diminuer les risques de santé pour l’applicateur et le consommateur
  • pour le producteur car elle assure une traçabilité et une maîtrise de la qualité de sa production et de la plantation à la récolte,
  • pour le consommateur en apportant une sécurité quant à la minimisation du nombre de traitements phytosanitaires et de la quantité de résidus dans le produit acheté.

Qu’est ce que la démarche PBI ?

Prophylaxie

Il est nécessaire de préparer la culture afin de la démarrer dans les meilleures conditions c’est-à-dire :

  • Etablir la culture dans une serre propre : un vide sanitaire est conseillé entre chaque culture. La durée et les conditions de ce vide sanitaire dépendent de l’aménagement de la serre (béton ou pleine terre), du cycle de développement des ravageurs (lui-même fonction de la température régnant dans la serre). Si un vide sanitaire suffisamment long ne peut être maintenu, il est nécessaire de réaliser, en plus, une désinfection chimique.
  • Utiliser de jeunes plants indemnes de maladies et de ravageurs. Chaque arrivage doit être contrôlé afin d’identifier les plantes déjà infectées.
  • Respecter certaines règles d’hygiènes : désinfection des outils de coupe, des installation, éviter de réutiliser d’anciens substrats ou des pots non désinfectés.
  • Maîtriser la gestion climatique de la serre : hygrométrie, lumière, disponibilité en eau et aération du substrat.
  • Fermer les portes des serres afin de limiter les entrées de ravageurs venant des autres compartiments ou de l’extérieur
  • Eliminer les adventices dans et autour de la serre, elles peuvent être hôtes de certains ravageurs. De même pour tous débris végétaux

Observations des cultures

  • Travailler en P.B.I. demande des observations régulières et une bonne connaissance des cultures.
  • Eliminer rapidement les plantes présentant des dégâts et susceptibles d’héberger des maladies ou ravageurs

Détermination de la faune présente

La personne responsable de la lutte phytosanitaire au sein d’une entreprise doit être capable d’identifier l’ensemble des ravageurs et auxiliaires. Il est également nécessaire de connaître la biologie de ces différents organismes vivants. En effet, la connaissance du cycle de développement d’un ravageur et des facteurs pouvant l’influencer et guider le choix de la stratégie de lutte à adopter.

Actions

  • Les auxiliaires doivent être apportés très tôt, dès l’apparition des premiers ravageurs ou préventivement, dès la mise en place de la culture, si l’auxiliaire à la possibilité de trouver une nourriture de substitution ou en mettant en place un système de plantes relais.
  • Les lâchers sont réalisés en faibles quantités mais de manière répétée.
  • La méthode d’application est adaptée au type d’auxiliaire (apports ponctuels ou dispersion homogène sur la culture).
  • Le choix de l’auxiliaire se fait en fonction des conditions climatiques et de la densité de population du ravageur.
  • Des associations d’auxiliaires sont également possibles (utilisation d’auxiliaires ayant une action complémentaire : parasitisme sur différents stades larvaires).
  • Le choix d’un traitement chimique est pris lorsqu’un auxiliaire ne parvient pas à maîtriser suffisamment la population d’un ravageur. La préférence sera alors donnée à un traitement local et avec un produit compatible avec les auxiliaires présents dans la serre.

Respect de la réglementation

  • respect des listes positives pour les insecticides, fongicides et herbicides compatibles avec la PBI

Traçabilité des opérations culturales

  • Numéro et surface de chaque serre de production.
  • Date de plantation et date d’arrachage.
  • Introduction d’auxiliaires (espèces introduites, date, quantité).
  • Traitements phytosanitaires (date, produits utilisés, dose appliquée, problème visé, surface traitée).
  • Désherbage des abords de la serre (date, produit utilisé).

Voici une vidéo de présentation de l’utilisation des auxiliaires réalisé par le groupe Koppert, leader mondial de la protection biologique des culture :

 Runfola Gabriel, Ingénieur en environnement et horticulture

Source :  http://www.koppert.fr/

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