Publié par : La société solidaire et durable | août 10, 2012

La géoingénierie du climat terrestre, une nouvelle science pour le contrôle du climat dont les effets secondaires peuvent être dangereux pour la nature et l’homme !


Chers lecteurs,

J’aimerais vous parler aujourd’hui de la géoingénierie du climat terrestre et de la question de savoir si c’est un nouveau moyen de contrôle du climat par les industries.

Mais qu’est ce que la géoingénierie du climat terrestre ?

Dans un contexte de prise de conscience des phénomènes climatiques mis en jeu sur Terre, un certain nombre de scientifiques et hommes politiques s’interrogent sur la possibilité de sciemment les modifier au moyen de la technologie disponible aujourd’hui.

Le concept actuel de géoingénierie concerne la manipulation délibérée du climat terrestre pour contrecarrer les effets du réchauffement climatique dû à l’émission de gaz à effet de serre. Cette idée fait suite à la crainte que les changements climatiques ne deviennent tellement importants que des effets graves soient dorénavant inévitables, ou que des mécanismes de rétroaction accélèrent les changements climatiques même si les émissions étaient drastiquement réduites. Il y a également un courant d’opinion qui encourage la géoingénierie car elle pourrait éviter ou retarder les difficultés et le prix d’une transition vers une économie à basses émissions de carbone. Cependant, la plupart des scientifiques, des environnementalistes et des ingénieurs qui prennent parti pour la géoingénierie le voient comme une mesure additionnelle requise pour stabiliser le climat, et non comme une alternative à une économie à basses émissions de carbone.

Un certain nombre de méthodes seraient disponibles pour modifier le climat et notamment pour lutter contre le changement climatique observé aujourd’hui.

Les Moyens

Augmentation de la quantité d’aérosols dans l’atmosphère

Suite à l’éruption du Mont Pinatubo en 1991, Paul Crutzen développa l’idée d’utiliser du soufre ou certains dérivés soufrés pour produire massivement des aérosols qui limiteraient l’éclairement en surface de la Terre.

Une étude scientifique menée aux États-Unis a montré qu’une diminution de 1,8% de la luminosité solaire peut suffire à compenser le réchauffement climatiquequi est dû à un doublement de la quantité de dioxyde de carbone atmosphérique. Plusieurs études montrent que, bien que la solution soit non triviale, les obstacles logistiques semblent facilement surmontables. Cette option a même été qualifiée « d’extraordinairement bon marché » par l’économiste Scott Barrett. Le coût estimé entre 1 et 8 milliards de dollars par an est jugé insignifiant à l’échelle de l’économie mondiale et comparé aux investissements nécessaires pour réduire les émissions de CO2. À cause de ses implications mondiales, le déploiement de cette technologie et même les premiers tests posent de graves problèmes de gouvernance. L’absence d’autorité mondiale et les faibles coûts induits pourraient virtuellement autoriser un pays, ou un petit groupe de pays, à décider seuls du lancement d’un tel projet malgré les possibles conséquences physiques, chimiques ou climatiques qui pourraient découler de cette méthode de production d’aérosols.

Si cette méthode permet certainement d’éviter un réchauffement climatique, les modèles informatiques de la stratosphère montrent qu’elle n’évite en rien un changement climatique. Même si la température moyenne de la Terre reste constante par rapport à son niveau actuel, elle peut être localement changée. Les modèles suggèrent un réchauffement des pôles et un rafraîchissement des tropiques, ainsi qu’une réduction des précipitations moyennes.

Du sulfate de fer pour développer le plancton

20 % de l’océan sont recouverts de déserts planctoniques, principalement autour de l’Antarctique, qui constituent des zones pauvres en chlorophylle et riches en nutriments. Victor Smetacek part de ce constat pour développer un projet de fertilisation de l’océan Austral. En effet, selon lui, il suffirait de déverser du sulfate de fer dans le sillage d’un tanker dans cette zone du globe pour permettre le développement d’algues planctoniques capables de stocker d’impressionnantes quantités de carbone provenant du CO2 dissous dans l’eau. D’après les calculs de M. Smetacek, cette technique permettrait de faire disparaître un milliard de tonnes de carbone par an, dès aujourd’hui, ce qui représente 15 % des émissions de gaz carbonique actuelles.

Les conséquences écologiques de l’application de cette technique n’ont pas été étudiées.

Une variante consisterait à tapisser le sol des océans de calcaire pour éviter une trop grande variation du pH de l’eau, synonyme de destruction des coraux et de l’écosystème marin. Les océans éviteraient ainsi l’acidification et seraient à même de continuer à capturer le CO2.

Parasol spatial

Pour contrer le réchauffement climatique, on pourrait envoyer dans l’espace, à 1,5 million de kilomètres de la Terre, 1600 milliards d’écrans de 60 cm de diamètre, pesant chacun 1 g. Ceux-ci ne dévieraient alors qu’une partie des rayons solaires avant qu’ils n’atteignent la Terre. L’instigateur de ce projet est le professeur Roger Angel, soutenu par la NASA. Ce bouclier spatial permettrait d’atténuer les rayons du Soleil et donc de diminuer la température de la Terre. Pour le professeur, il n’est pas question de construire une structure complexe dans l’espace ou d’utiliser la Lune comme base d’assemblage et de lancement. En effet, l’idée consiste à déployer dans l’espace une multitude de petits écrans indépendants les uns des autres, très légers et munis d’un système de positionnement.

Chemtrailing

Chemtrailing est le terme publics pour la modification artificielle continue des systèmes climatiques de la terre en utilisant les nano-matériaux réfléchissant (aérosols) pour refléter la lumière du soleil. Les aérosols sont dispersées via les trainés d’avions à réaction qui se répandent dans des nuages ​​artificiels réfléchissants.

Chemtrails ou trainés d’avion

Limites morales de la géoingénierie

De nombreux chercheurs et associations (Etcgroup – Canada) s’élèvent contre le développement de la géoingénierie.

Cette question de l’aléa moral (effet pervers induit par les changements scientifiques) a été soulevée par le canadien David Keith et par Martin Bunzl.

L’économie et la science occidentale, une nouvelle fois au lieu de tenter de corriger leurs erreurs en réduisant les émissions de gaz à effet de serre, responsable du réchauffement climatique, préfèrent avancer à tâtons dans l’inconnu. La technologie de demain est censée résoudre les désordres engendrés par la technologie d’hier. À l’heure actuelle, en l’état des connaissances liées au fonctionnement de la stratosphère et des océans, les principales techniques proposées s’apparentent à une effrayante course en avant. Au-delà de l’aspect moral, existe un aspect pratique : les effets secondaires de la géoingénierie ne sont absolument pas connus.

Les Risques de l’Application de ces Projets sur le Système Climatique et la Santé des Etres Vivants

Hervé le Treut, directeur de recherche au CNRS, craint que « les aérosols modifient le monde », et rappelle qu’ils génèrent des pluies acides. Le système climatique est très complexe et très fragile ; Il fait intervenir notamment l’atmosphère, les océans, les continents et la biosphère, via des processus chimiques, biologiques et physiques. Le recours à l’injection d’aérosols perturberait « un phénomène naturel appelé oscillation arctique, ce qui provoquerait des réchauffements locaux en hiver dans certaines régions, le refroidissement se concentrant sur d’autres ». s’inquiète de son côté le climatologue Edouard Bard, PR au Collège de France, qui ajoute qu’avec « de tels dispositifs de géoingénierie globaux, ce n’est pas seulement l’atmosphère qui est en jeu, mais le système climatique dans son ensemble, c’est-à-dire un gigantesque jeu de dominos d’une grande complexité. Prévoir et évaluer les effets collatéraux à l’échelle mondiale requiert, avant tout, un travail scientifique considérable impliquant climatologues, océanographes, géologues, astronomes, biologistes, agronomes, etc. » (Le Monde du 30 octobre 2006). Ces manipulations ne sont soumises à aucune législation dans la plupart des pays.

Selon la NASA, le triméthylène d’aluminium et le baryum, métal qui a la propriété d’absorber le dioxyde de carbone (CO2), seraient parmi les produits chimiques les plus utilisés. La toxicité de l’aluminium est aujourd’hui reconnue comme facteur favorisant l’apparition de la maladie d’Alzheimer. Henri Pezerat, éminent toxicologue, directeur de recherches au CNRS rapporte que plusieurs études épidémiologiques menées dans six pays différents ont toutes conclu « à une augmentation notable de l’incidence de la maladie d’Alzheimer en relation avec une concentration trop importante dans l’eau de boisson » (cette relation est niée par l’Institut de veille sanitaire qui refuse de prendre en compte les risques liés à ce métal lors du traitement des eaux).

Le baryum est un élément dangereux. Les sels de baryum pénètrent l’organisme par voie pulmonaire et orale. Les sels insolubles inhalés peuvent se déposer et s’accumuler dans les poumons à la suite d’une l’exposition à long terme. Les sels solubles dans l’eau et les acides sont très toxiques lorsqu’ils sont ingérés. Le baryum entraîne des arythmies, des troubles digestifs, une asthénie intense et une hypertension artérielle. Les analyses de baryum sont très délicates et coûteuses. Les tests effectués au Canada auraient révélé la présence de ce métal à des taux anormalement élevés dans l’eau de pluie.

D’une manière générale, l’augmentation des aérosols en suspension dans l’air, d’origines diverses, pourrait contribuer à la multiplication des cas de maladies respiratoires, d’allergies, d’irritations oculaires, de migraines, de symptômes grippaux sans fièvre, de pertes de mémoire et de confusion mentale, d’insomnies et de dépressions. Les symptômes dépressifs dus à la baisse de la luminosité sont de plus en plus soignés par la luminothérapie, pratiquée jusqu’ici dans les seuls pays nordiques en hiver.

Voici une vidéo de présentation de la géoingénierie :

Runfola Gabriel, Ingénieur en environnement et horticulture

Source : wikipedia et econologie.com


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