Publié par : La société solidaire et durable-Club de pensée citoyen | janvier 9, 2013

L’éolien offshore, nouvel eldorado !


Chers lecteurs,

Avec une croissance annuelle moyenne de plus de 25%, le parc éolien mondial évolue sans cesse. Les éoliennes flottantes apportent une réponse sur les côtes peu profondes et pourraient être le nouveau moteur de croissance du secteur.

Voir l’article complet sur le site de SIA-Partners

Sous l’impulsion des gouvernements européens qui poursuivent des objectifs de réduction des émissions de CO2 et d’indépendance énergétique, les puissances installées offshores annuelles sont ainsi passées de 373 MW en 2008 à 866 MW en 2011 (+132 %)2.

Cependant, la technologie éolienne actuelle ne permet pas l’exploitation des gisements situés au-delà de 40 mètres de profondeur. Or, les spots offshores à faible profondeur ne sont pas très nombreux : ils sont pour la plupart situés en mer du Nord. Les éoliennes flottantes semblent apporter la réponse technologique adéquate pour l’exploitation de nouveaux gisements éoliens, comme ceux du bassin méditerranéen. Ces gisements supplémentaires sont estimés à plus de 140 GW pour l’union européenne des quinze. Aux Etats Unis, le constat est encore plus frappant : lorsqu’on dépasse les 60 mètres de profondeur, on triple le potentiel éolien offshore3.

En plus de l’exploitation de nouvelles ressources, l’éolien flottant permettrait également la construction de fermes éoliennes de taille plus importante, puisque l’espace géographique est plus vaste et moins contraignant (moins de conflits avec les pêcheurs), et ainsi de réaliser des économies d’échelle.

Le développement de la filière flottante passe par la maîtrise de certaines problématiques d’ordre technique mais aussi économique. En effet, vue l’importance des investissements financiers en jeu, la stabilisation des éoliennes flottantes, qui sont soumises à des conditions météorologiques extrêmes, est un enjeu majeur. La stabilité de ces éoliennes va déterminer d’une part le rendement de la production, mais aussi la fréquence des opérations de maintenance dont les coûts sont élevés. Le raccordement de ces fermes éoliennes suppose la présence d’installations adéquates sur terre, et induira probablement des investissements conséquents, surtout lorsque ces fermes se trouvent à des distances importantes des côtes.

Deux projets en France

La première mise à l’eau d’un prototype d’éolienne flottante a été effectuée en 2007 au large des côtes italiennes, à une profondeur de 113 mètres, par la société hollandaise Blue H. Il s’agissait d’un prototype à échelle réduite (3/4) avec une turbine à axe horizontal et à 2 pales. La prochaine étape de ce projet, prévue fin 2012, est le test d’une éolienne flottante d’une puissance de 2 MW. La phase finale consisterait à développer un parc d’une puissance de 90 MW.

Depuis ce premier prototype, plusieurs modèles d’éoliennes flottantes ont été testés (Norvège, Portugal, Suède, Japon).
D’autres projets sont en cours de d’étude et de conception dans les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Chine et la France. (…) Voir la carte des projets éoliens flottants dans le monde.

En France, deux projets importants d’éoliennes flottantes sont en cours de développement.

Winflo, porté par un consortium d’entreprises dont la DCNS et Nass&Wind5, est un projet qui vise à la mise en service d’un démonstrateur à taille réelle au large de la Bretagne, et d’une puissance de 2,5 MW. Le site test, qui se trouve à Groix, devrait être opérationnel en 2016 pour accueillir plusieurs éoliennes flottantes. En attendant, un premier prototype devrait être testé en 2013 au Croisic6.

Outre la façade atlantique, un deuxième site test est en cours de réalisation à Fos-sur-Mer en région PACA, et sera complètement opérationnel en 2014. Il servira à l’expérimentation du concept d’éolienne flottante, Vertiwind, d’une puissance de 2 MW. Plusieurs acteurs, essentiellement Nénuphar7 et Technip, interviennent sur ce projet, dont le budget est évalué à 21 M€. Vertiwind s’intègre dans le cadre du projet soutenu par l’UE, Inflow, et qui vise à l’installation d’une ferme éolienne flottante d’une puissance de 26 MW à horizon 2017. Ces deux projets sont labellisés par les Pôles Mer Bretagne et PACA et bénéficient également du soutien des conseils régionaux de leurs lieux d’implantation respectifs.
En septembre dernier, Ideol, une start-up de Marseille soutenue par le ministère de la recherche et le fonds OSEO, a annoncé le lancement d’un projet d’éolienne flottante dont les démonstrateurs seraient opérationnels en 2014.

L’éolien flottant serait-il le marché à saisir ?

La filière éolienne offshore flottante est loin d’être mature, mais les perspectives de son développement sont prometteuses. Cette technologie attise aujourd’hui les convoitises de nombreux groupes industriels et bénéficie du soutien de plusieurs gouvernements et fonds publics.
(…)
Derrière ces politiques volontaristes, il y a un enjeu de domination du futur marché de l’éolien flottant. La France, pour sa part, bénéficie d’atouts considérables dans cette course technologique : un gisement éolien important et des entreprises avec une expertise forte (ex. DCNS et Technip). Après un premier appel d’offres de l’éolien en mer, qui a permis de lancer la filière offshore, un deuxième voire un troisième appel d’offres pourrait concrétiser les ambitions françaises de leadership dans le futur marché.

Runfola Gabriel, Ingénieur en environnement et horticulture

Source : lexpansion.com


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