Publié par : La société solidaire et durable | janvier 30, 2013

Changement d’ère: l’anthropocène et ses issues !


Chers lecteurs,

crédit photo Mitch Epstein

Notre point de départ se fonde sur une prise de con­science : nous vivons aujourd’hui la fin de la péri­ode de la plus grande abon­dance matérielle jamais con­nue au cours de l’histoire humaine. Une abon­dance fondée sur des sources tem­po­raires d’énergie con­cen­trée et à bon marché qui a rendu pos­si­ble tout le reste.

Aujourd’hui, les dettes accu­mulées, dette finan­cière, dette énergé­tique et dette écologique nous revi­en­nent comme des bombes à retarde­ment qui com­men­cent à exploser. Les généra­tions de ce siè­cle doivent se pré­parer à ce con­tre­coup en se ren­dant moins dépen­dantes des ressources non renou­ve­lables, et en con­sol­i­dant leurs réseaux de sol­i­dar­ités, au sein de com­mu­nautés humaines renforcées.

Le vent du change­ment est là. Le con­sumérisme con­naît ses derniers feux. Le moment his­torique que nous vivons demande un mode de pen­sée différent.

Sans faire de bruit, un mou­ve­ment informel com­posé de citoyens engagés, de com­mu­nautés, d’entreprises et d’élus a entamé la tran­si­tion vers le monde post car­bone. Ces acteurs pré­co­ces tra­vail­lent à réduire leur con­som­ma­tion, à pro­duire locale­ment nour­ri­t­ure et énergie, à inve­stir dans l’économie locale, à réha­biliter des savoirs, à préserver les écosys­tèmes locaux. Leurs moti­va­tions sont diverses : freiner le change­ment cli­ma­tique, préserver l’environnement, la sécu­rité ali­men­taire, le développe­ment économique local. L’essence de ces efforts est cepen­dant la même : tous recon­nais­sent que le monde change, que la manière habituelle d’agir, fondée sur l’idée que la crois­sance de la pro­duc­tion et de la con­som­ma­tion peut et doit con­tin­uer indéfin­i­ment, ne fonc­tionne plus.

La crise glob­ale des sys­tèmes naturels, énergé­tiques et économiques forme l’étoffe de notre époque singulière.

Pour y réa­gir, nous sommes con­va­in­cus de la néces­sité de con­tribuer à l’élaboration des tran­si­tions vers les sociétés de l’après-pétrole, les sociétés de sobriété.

Pris isolé­ment, tous ces efforts sont loin de suf­fire. Mais une fois rassem­blés, ils peu­vent ori­en­ter la nou­velle société.

L’Institut Momen­tum se veut un lab­o­ra­toire d’idées sur les issues de la société hyper­indus­trielle et les tran­si­tions néces­saires pour amor­tir le choc social de la fin du pétrole.

Source : http://www.institutmomentum.org/

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