Publié par : La société solidaire et durable-Club de pensée citoyen | avril 23, 2013

La Mairie de Paris veut transformer des places de stationnement en minijardins !


Chers lecteurs,

Le projet de «verdissement», rue Portalis dans le VIIIe. On perdrait 46 places de stationnement et on gagnerait 30 arbres!

Le projet de «verdissement», rue Portalis dans le VIIIe. On perdrait 46 places de stationnement et on gagnerait 30 arbres!

Après avoir supprimé 85.615 places de stationnement depuis 2001, la Mairie de Paris veut aller plus loin. Elle projette désormais de « végétaliser » certaines rues…

Il tourne, il tourne le Parisien… Dans la capitale, trouver une place où garer sa voiture est devenu une véritable gageure. Et ce n’est pas fini. Dernière lubie antivoiture de la Mairie de Paris: semer du gazon sur les places de stationnement, voire y installer des commerces mobiles. Non, ce n’est pas un poisson d’avril tardif… Si, pour l’heure, rien n’est encore arrêté, une «réflexion» a toutefois été engagée par la direction de la voirie et des déplacements, comme l’explique l’appel à projets sur les végétalisations innovantes lancé la semaine dernière. «Dans une ville dense comme Paris, où l’espace public est contraint, la bande de stationnement entre le trottoir et la chaussée offre une réelle opportunité pour y insérer, par endroits, végétaux, terrasses, lieux de halte…», énumère le document. Ne dites plus places de parking, mais espace «multiusage»…

Déjà en juin dernier, l’Atelier parisien d’urbanisme (Apur), financé en grande partie par la Ville, avait consacré une étude à l’espace public dans laquelle l’organisme constatait que «le stationnement de surface constitue le principal levier d’action, parfois le seul» pour permettre de nouveaux usages et renforcer la place de la nature dans la capitale.

 «Ce que nous propose M. Delanoë, c’est Paris-Plages tout au long de l’année »

Pierre Chasseray délégué général de l’association 40 Millions d’automobilistes.

Outre le «verdissement des rues», donc, l’objectif affiché serait «l’extension de terrasses et d’étalages», la création de stationnements réservés aux artisans comme les plombiers, la mise en place également de commerces non sédentaires ou encore «l’amélioration de l’ambiance urbaine pour la convivialité et les loisirs»… Un argumentaire qui fait bondir Pierre Chasseray, le délégué général de l’association 40 Millions d’automobilistes: «À nouveau, ce que nous propose M. Delanoë, c’est Paris-Plages tout au long de l’année, ironise-t-il. Mais à quoi cela sert-il de créer des terrasses et des activités supplémentaires si, faute de pouvoir se garer, personnes ne peut y accéder? Ceux qui font le dynamisme de la capitale, ce ne sont pas seulement les Parisiens, mais aussi les touristes et surtout les banlieusards.» Sous-entendu, des automobilistes.

Du côté de la Mairie, on répond que la réappropriation de l’espace public par les citoyens suscite actuellement chez ces derniers une «effervescence intellectuelle». Et de citer en exemple le succès de l’opération Parking Day, incitant les habitants à transformer des places de stationnement en potager, en œuvre d’art, en pelouse. À ce petit détail près que cette sympathique opération dure seulement vingt-quatre heures.

Au contraire, les pistes de réflexion avancées par la municipalité envisagent plutôt des dispositifs permanents. Ce qui signifie encore et toujours moins de places de parking dans la capitale, qui en a pourtant déjà perdu beaucoup: 85.615 très exactement.

La rue Portalis actuellement.La rue Portalis actuellement.

«Depuis 2001, le nombre de places de stationnement pour voiture a été réduit d’un tiers, passant de 235.000 en 2001 à 149.385 en 2011», avait assumé Bertrand Delanoë en novembre dernier, avant de justifier: «L’espace dégagé a permis de créer 20.000 places de stationnement pour vélo auxquelles s’ajoutent 25.000 places de stationnement pour les deux-roues motorisés et 15.700 places mixtes vélos/deux-roues.» Sans oublier les stations Vélib’et Autolib’ ainsi qu’un triplement des aires réservées aux personnes à mobilité réduite. Certes. Pas de quoi pour autant réjouir les automobilistes: «Deux conducteurs sur dix qui circulent dans Paris cherchent à se garer», indique Pierre Chasseray. Ce qui contribue à amplifier les embouteillages et, par contrecoup, la pollution atmosphérique, déjà bien au-dessus des normes autorisées. «En 2006 l’exécutif socialiste a fait supprimer du plan local d’urbanisme l’obligation de construire des parkings lors de l’édification de nouveaux immeubles, rappelle Jean-François Legaret, à la tête des élus UMP de la capitale.

À force, on va rendre la vie des Parisiens encore plus impossible», dénonce-t-il. «Pourquoi ne pas offrir une demi-heure de gratuité aux automobilistes, qui cherchent souvent une solution de courte durée et n’utilisent pas les parkings souterrains, trop chers et moins accessibles?», propose Pierre Chasseray. Car qui dit moins de places dans les rues dit aussi souvent conducteurs garés en double file et amendes à la clé. L’an passé, quatre millions de PV ont ainsi été dressés pour stationnement gênant. Soit près de la moitié des verbalisations de l’Hexagone pour ce type d’infraction.

Source : Lefigaro.fr


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