Publié par : La société solidaire et durable | avril 28, 2013

Georges Méliès, le magicien des premiers films du cinéma !


Chers lecteurs,

J’aimerais vous présenter Georges Méliès, le magicien du Cinéma !

File:George Melies.jpgPeu de temps après la création des plaques photographiques instantanées en 1881 et de la réalisation de quelques films de 1885 à 1902 par les frères Lumière, Monsieur Méliès Georges décidera de faire plusieurs centaines de films après avoir vu une projection cinématographique en 1895 suite à l’invitation d’Antoine Lumière ! Ce sera une révélation pour Georges Méliès !

Mais qui étais Georges Méliès ?

Georges Méliès, né Marie Georges Jean Méliès le 8 décembre 1861 et mort le 21 janvier 1938, est un réalisateur de films français. Il est connu pour les développements qu’il apporta aux techniques du cinéma, essentiellement des scénarios et des trucages. Il est considéré comme le père des effets spéciaux, le premier réalisateur, le créateur du premier studio de cinéma en France ainsi que l’un des premiers initiateurs du cinéma de divertissement.

Jeunesse

Georges Méliès est né à Paris au no 45 boulevard Saint-Martin, dans le 3e arrondissement (acte de naissance no 2517 du 08/12/1861), dans une famille de fabricants de chaussures de luxe. Il fait ses études au lycée Impérial de Vanves, puis au lycée Louis-le-Grand en compagnie de Maurice Donnay. En 1881, il fait son service militaire à Blois, la patrie du prestidigitateur Robert-Houdin. Certains auteurs parlent de ses visites à Saint-Gervais-la-Forêt près de Blois, dans la propriété « Le Prieuré » de Robert-Houdin, sans que ces visites soient attestées. Alors qu’il veut devenir peintre, il travaille un temps dans l’entreprise de son père Jean Louis Stanisla Méliès (il y apprend notamment le métier de mécanicien qui lui est très utile ensuite dans sa carrière), qui l’envoie à Londres en Angleterre en 1883 pour y perfectionner son anglais chez un de ses amis, propriétaire d’un grand magasin londonien de confection : il y est vendeur au rayon des fournitures pour corsets et en profite pour y apprendre la prestidigitation, notamment à l’Egyptian Hall dirigé par John Nevil Maskelyne où se produit le célèbre illusionniste David Devantqui l’initie à son art, Méliès lui réalisant des décors en échange.

Débuts dans la prestidigitation

De retour à Paris en 1885, il épouse Eugénie Genin (pianiste accomplie d’origine hollandaise, amie de la famille de sa mère qui lui apporte une belle dot), présente quelques numéros de magie dans des brasseries, à la galerie Vivienne et au cabinet fantastique du musée Grévin tout en étant journaliste et caricaturiste, sous le pseudonyme « Géo Smile », dans le journal satirique et antiboulangiste La Griffe, dont son cousin Adolphe Méliès est le rédacteur en chef. Puis, il vend ses parts dans l’entreprise familiale à un de ses frères pour 500 000 francs afin de racheter en 1888 au 8, boulevard des Italiens le théâtre Robert-Houdin à la veuve d’Émile Robert-Houdin (pour 47 000 francs il récupère notamment le matériel des Soirées Fantastiques, dont une dizaine d’automates construits par Robert-Houdin), dont il devient le directeur. Il y monte des spectacles de prestidigitation et de « grandes illusions » qu’il présente avec ses magiciens dont Duperrey, Raynaly, Harmington, Jacobs, Okita, Henry’s, Arnould, Carmelli, Foletto, Albany (Coussinet), D’Alvarès, Legris, Maurier et ses opérateurs de scène Marius et Jeanne d’Alcy. Ces spectacles se clôturant par des projections de photographies peintes sur verre connaissent rapidement le succès grâce à l’inventivité, la poésie et le sens de l’esthétique de Méliès, notamment la collection d’automates raffinés aux gestes plus vrais que nature. En 1891, il crée l’Académie de Prestidigitation, qui se transforme en 1893 en Syndicat des Illusionnistes de France et en 1904 en Chambre syndicale de la prestidigitation, afin de légitimer la présence des magiciens ambulants assimilés à des romanichels par la police. Il en fut le président pendant une trentaine d’années.

Découverte du cinéma

Invité à la première projection publique de cinématographe des frères Lumière le 28 décembre 1895, au sous-sol du Salon indien du Grand Café, boulevard des Capucines à Paris, Georges Méliès comprend tout de suite ce qu’il peut faire du cinéma naissant et propose une offre d’achat aux frères Lumière. Leur père, Antoine Lumière, tente de l’en dissuader : le cinéma bénéficie selon eux d’un attrait de nouveauté, mais sa réalisation coûte cher et le retour sur investissement n’est pas assuré. Méliès pourrait s’y ruiner. Auguste Lumière fait de même : « Remerciez-moi, je vous évite la ruine, car cet appareil, simple curiosité scientifique, n’a aucun avenir commercial ! ». Peut-être, d’ailleurs, les frères Lumière ne voulaient-ils qu’écarter un concurrent potentiel, car pour leur part ils envoient des équipes de tournage sur toute la planète pour rapporter des images dans les salles. Peine perdue : il achète le procédé de l’Isolatograph des Frères Isola et le projecteur Theatograph commercialisé à Londres par l’opticien anglais William Paul. Il fonde sa propre société de production qu’il appelle Star Film – sans imaginer la signification universelle que ces mots allaient connaître, et, dès le 5 avril 1896, projette des films classiques (scènes de villes et de champs) dans son théâtre grâce au kinétograph qui s’inspire des modèles qu’il a achetés et qu’il transforme bientôt en caméra en inversant le mécanisme et en perforant à la main des pellicules.

Premiers films de fiction

Afin de renouveler l’intérêt du public, Méliès a l’idée non plus de tourner des scènes de la vie quotidienne mais de monter des fictions. Cette idée, née par sérendipité, lui vient lorsqu’il visionne avec un technicien une scène de rue tournée sur les grands boulevards : alors qu’il filmait un omnibus, la manivelle s’est bloquée pendant une minute si bien que lors du visionnage, l’omnibus se transforme en corbillard. Alors que son technicien est prêt à jeter la pellicule, Méliès comprend le ressort comique de l’incident et choisit d’exploiter le « cinéma dans sa voie théâtrale spectaculaire », parodiant notamment les films des frères Lumière en « vues fantastiques ».

En 1897, il crée dans sa propriété de Montreuil le premier studio de cinéma en France, un studio de 17 mètres sur 66, sa toiture vitrée à 6 mètres du sol dominant la scène, la fosse et la machinerie théâtrale. Il y filme ses acteurs (amateurs recrutés dans la rue, artistes de music-hall, danseuses du Châtelet et souvent des proches ou lui-même) devant des décors peints, inspirés par les spectacles de magie de son théâtre, ce qui lui vaut le surnom de « mage de Montreuil ». Il filme également, faute de pouvoir être sur place, des actualités reconstituées en studio (son chef-d’œuvre étant Le Couronnement (ou sacre) du roi Édouard VII présenté à la cour du Royaume-Uni en 1902). Il développe aussi un atelier de coloriage manuel de ses films, procédé largement inspiré de ce qui se fait pour la colorisation de photos en noir et blanc. Il se fait ainsi tour à tour producteur, réalisateur, scénariste, décorateur, machiniste et acteur.

De 1896 à 1914, il réalise près de six cents « voyages à travers l’impossible », autant de petits films enchanteurs, mystérieux, naïfs, à la beauté poétique, aujourd’hui parfois surannée. Courts métrages de quelques minutes projetés dans des foires et vus comme une simple évolution de la lanterne magique. Son premier film important, l’Affaire Dreyfus (1899), est une reconstitution de 10 minutes qui témoigne de son intérêt pour le réalisme politique. Son Voyage dans la Lune (1902), chef-d’œuvre véritable d’illusions photographiques et d’innovations techniques, premier « long métrage » de 16 minutes, remporte un certain succès au point d’être exporté aux États-Unis.

Problèmes financiers et Première Guerre mondiale

Georges Méliès ne parvient cependant pas à rivaliser avec les sociétés à production élevée, ce qui lui fait dire avec amertume : « Laissons les profits au capitaliste acheteur et marchand soit, mais laissons au réalisateur sa gloire, ce n’est pas trop demander, en bonne justice ». En 1911, Pathé devient le distributeur exclusif de la « Star Film » et prend progressivement le contrôle éditorial sur les films. Voici comment sa petite fille, Madeleine Malthête-Méliès, relate en 1961 cette période : « Méliès cessa toute activité cinématographique en 1913. C’est en mai de cette même année qu’il perdit sa femme et resta seul avec ses deux enfants, Georgette, née en 1888, dont je suis la fille, et André, né en 1901. Il ne pouvait disposer de ses fonds comme il le voulait à cause de son fils mineur dans la succession. Il se trouvait donc dans une situation financière extrêmement embrouillée lorsqu’éclata la guerre de 1914. Le théâtre Robert-Houdin qui était devenu un cinéma avec séance de prestidigitation le dimanche seulement fut fermé dès le début des hostilités par ordre de la police… »

De 1915 à 1923, Méliès monte, avec l’aide de sa famille, de nombreux spectacles dans l’un de ses deux studios cinématographiques transformé pour l’occasion en théâtre. En 1923, poursuivi par un créancier, il doit revendre à Pathé sa propriété transformée en cabaret d’opérette et quitter Montreuil. « Toutes les caisses contenant les films furent vendues à des marchands forains et disparurent. Méliès lui-même, dans un moment de colère, brûla son stock de Montreuil » selon Madeleine Malthête-Méliès. Ses films sont alors en majorité détruits (notamment fondus pour en extraire l’argent) ou vendus (récupérés au poids et transformés en celluloïd pour les talonnettes de chaussures destinées aux Poilus).

Claude Autant-Lara, dans ses mémoires La rage dans le cœur, décrit Méliès, en 1925, devenu simple vendeur de bonbons dans la gare Montparnasse.

En 1925 il retrouve une de ses principales actrices, Jeanne d’Alcy (de son vrai nom Charlotte Faës, dite Fanny). Elle tient, dans la gare Montparnasse, une boutique de jouets et de sucreries. Il se remarie avec elle et ils s’occupent ensemble de la boutique. C’est là qu’il est retrouvé en 1929 par Léon Druhot, directeur de Ciné-Journal, qui le fait sortir de l’oubli (cette partie de sa vie a d’ailleurs inspiré le livre L’Invention de Hugo Cabret écrit par Brian Selznick). Les surréalistes découvrent alors son œuvre.

Fin de vie

En 1932, il est placé au château d’Orly, maison de retraite de la Mutuelle du cinéma, il y termine sa vie avec son épouse Jeanne d’Alcy. Il meurt d’un cancer le 21 janvier 1938, à l’hôpital Léopold Bellan à Paris.

Principales inventions

Georges Méliès est le premier à avoir expérimenté des trucages au cinéma :

  • trompe-l’œil (utilisation d’artifices -au sens large- permettant de donner l’illusion de la réalité);
  • arrêts de caméra (on change la position des objets ou des acteurs entre deux images);
  • surimpressions (on rembobine la pellicule et on retourne des images par-dessus les premières).

Mais il a également beaucoup innové sur le plan technique :

  • les pellicules de films percées de 4 trous par image ;
  • le développement de film sur tambour, pour éviter le développement image par image ;
  • l’introduction du mouvement horloger « croix de Malte » dans le premier projecteur (transformer un mouvement continu en mouvement à arrêts instantanés) ;
  • premières projections au monde de publicité en 1896 « biberon Robert », etc. ;
  • il est le premier à travailler avec des films de plus de 17 mètres ;
  • premiers fondus enchaînés.

Le Voyage dans la Lune

En 1902, Georges Méliés tourne Le Voyage dans la Lune. Le film est proposé en noir et blanc mais aussi en couleur (peint à la main, image par image). Il fait le tour du monde, puis la version en couleurs sera longtemps considérée comme perdue. Une copie est retrouvée en 1993 à Barcelone, en très mauvais état.

À partir de 1999, Lobster Films commence des travaux extrêmement délicats pour décoller et numériser les images. La restauration du film est soutenue par la Fondation Groupama Gan pour le Cinéma et la Fondation Technicolor pour le Patrimoine du Cinéma en collaboration avec Lobster Films. Une restauration complète est engagée qui doit permettre au public de redécouvrir cette œuvre majeure du cinéma. 109 ans après sa création, les outils numériques actuels sont utilisés pour ré-assembler les fragments de 13 375 images du film et de les restaurer une par une. Les images manquantes (perdues ou trop dégradées), sont reprises d’une version noir et blanc puis recoloriées.

Le 30 mai 2002, des films de Méliès dont le Voyage dans la Lune ont été présentés lors de la soirée de lancement de la « Liste des œuvres représentatives du cinéma mondial » par l’Unesco. Contrairement à une confusion parfois rencontrée, le Voyage dans la Lune n’est pas classé au patrimoine mondial de l’Unesco.

Le groupe français Air (Jean-Benoît Dunckel et Nicolas Godin) compose une bande originale pour ce film en 2011.

Voici ci-dessous la vidéo Le Voyage dans la lune ancienne version :

Et ici une version restauré de 2011 :

Hugot Cabret, un film extraordinaire et magique rendant hommage à Georges Méliès !

Paris, au tournant des années 1930. Hugo Cabret, 13 ans, vient de perdre son père, horloger, et se retrouve orphelin. Alors qu’il vit dans une gare, le jeune garçon tente de réparer l’automate mécanique que son père cherchait à restaurer avant sa mort. N’hésitant pas à l’occasion à voler viennoiseries ou petits objets, il est pris en flagrant délit par un vieux monsieur tenant une boutique de jouets, qui lui confisque son carnet de croquis. Ce marchand n’est autre que le fameux Georges Méliès, auteur de nombreux films féériques, mais qui fut ruiné à la fin de sa vie.

Voici ci-dessous la bande annonce :

Source : wikipedia et youtube mais aussi http://www.melies.eu/

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