Publié par : La société solidaire et durable | avril 28, 2013

Un expert met en garde contre la radioactivité des champignons !


Chers lecteurs,

À Noyon, un mycologue de réputation mondiale prône une consommation modérée. Cèpes ou morilles contiendraient des traces de radiations provenant de Tchernobyl et d’essais nucléaires.

[NOYON] Un expert met en garde contre la radioactivité des champignons

Les cèpes et bolets des paniers de son père, Philippe Clowez les regarde avec amour, à Noyon. C’est bien plus qu’une passion pour le pharmacien de Pont-l’Évêque, mycologue de réputation internationale, qui répertorie des espèces et variétés de morilles depuis 1986. Et pourtant. Ce savoir, le quinquagénaire a décidé de s’en servir pour mettre en garde les cueilleurs, en pleine saison : la sanité des champignons est d’après lui entachée par deux codes, CE 134 et CE137. Derrière ces abrévations se cachent autant de catégories de césium, les reliquats radioactifs restés notamment dans le sol picard depuis les essais nucléaires français à ciel ouvert de début des années 60, au Sahara, et l’accident de la centrale nucléaire ukrainienne de Tchernobyl, voici 26ans.

Quel rapport avec nos champignons de l’Oise ? Ils en contiennent à coup sûr, davantage que les végétaux, selon Philippe Clowez. «Le césium de Tchernobyl s’est enfoncé dans le sol , pas loin de la surface. Or, les champignons se reproduisent sous terre par leur mycélium (ndlr : l’appareil végétatif), qui remonte la radioactivité présente dans le terreau, détaille le mycologue. Les morilles comme les pieds bleus vont être les plus touchés, car ils ont un mycélium peu profond ».

  «Une toxicité insidieuse dans l’organisme»

Les conséquences ne sont pas les mêmes pour d’autres genres, à en croire le spécialiste, qui foule les plaines boisées de Béhéricourt et Carlepont depuis l’enfance : «Il y aura moins d’impact pour les champignons à reproduction profonde, tels les bolets. Même si le césium dû aux essais nucléaires, lui, s’est enfoncé profondément, de plusieurs mètres. Lui aussi a une durée de vie très longue, de 50 à 100ans

Est-ce à dire qu’il faut se priver de poêlées de champignons? Pas du tout, répond en substance Philippe Clowez, membre de plusieurs associations dont la Société mycologique du nord de la France. Celle-ci, «en s’appuyant sur les études scientifiques», a pris à son compte cette recommandation sanitaire : pas plus de 800grammes de champignons consommés par personne dans l’année. «Il faut être prudent, voilà tout», relativise lui aussi l’ancien diplômé, en 1979, d’un bac D au lycée Calvin, qui avait conclu ses études en pharmacie par une thèse sur les composants chimiques PCB dans nos rivières, six ans plus tard.

À l’en croire, les polluants sont nombreux à agir sous terre. C’est le cas des métaux lourds, surtout présent dans les champignons poussant au bord des routes. «Ils viennent par l’eau, les infiltrations, peuvent être déversés par des camions. Cette toxicité peut être insidieuse, à long terme, dans l’organisme». Les mercures seraient eux aussi très présents : «Le champignon va les absorber en se nourrissant du substrat végétal qu’il décompose, les feuilles et les branches qui tombent». Seul remède aujourd’hui recensé, la modération.

Source : Le Courrier picard


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