Publié par : La société solidaire et durable | décembre 15, 2013

Benki, l’Indien qui a sauvé son village d’Amazonie !


Chers lecteurs,

Déforestation : "La prise de conscience est une question de survie"

Leader d’une communauté indigène descendant des Incas, il lutte depuis de nombreuses années contre la déforestation qui menace chaque jour la survie de son peuple. A l’occasion du 26 e Festival international du film d’environnement, l’agence régionale Natureparif l’a invité en 2011 à témoigner de son combat contre les tronçonneuses et pour la sauvegarde de la faune et de la flore locales.

« Je veux montrer que des alternatives sont possibles »

Pour stopper la pression des exploitants forestiers autour de leur village, situé à l’ouest du Brésil, les Ashaninkas ont tout fait pour mobiliser la communauté internationale. Après un combat acharné, ils ont finalement réussi à obtenir du gouvernement, il y a dix ans, la protection de leurs terres amazoniennes.

Soutenus par la Fondation France Libertés, les Ashaninkas ont reçu, en septembre 2007, la visite de Danielle Mitterrand. L’occasion pour l’ancienne première dame de France de constater que la communauté indigène a su utiliser les technologies modernes afin de mieux faire parler d’elle dans le monde. Grâce à l’installation d’une antenne de connexion Internet haut débit, financée par des associations, les villageois ont pu dialoguer avec des ONG et avertir en temps réel les autorités régionales lorsque des exploitants illégaux de bois ont investi leur territoire.

« Cinq ans après que nos terres eurent obtenu le statut de réserve, les invasions des bûcherons se sont accentuées », témoigne Benki. Le leader indigène est alors devenu un « agent de protection de la forêt ». Semer, reboiser, veiller attentivement sur la faune et la flore en danger est son quotidien et sa priorité. Les villageois ont ainsi réussi à sauver une espèce de tortue pourtant en voie de disparition, deux espèces de porcs sauvages dont le territoire de reproduction était menacé et des abeilles amazoniennes, victimes de la fumée des brûlis incessants. « Le fait de voir comment les gens vivent en ville ne fait que me renforcer dans mon combat pour le respect de la forêt, des peuples et de leurs traditions, souligne Benki. J’espère que mon village ne sera pas gagné par un tel degré d’urbanisation et je veux montrer que des alternatives sont possibles. Connaître votre monde, c’est important pour sauver le nôtre. »

Source : Le Parisien


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