Publié par : La société solidaire et durable | janvier 18, 2014

Découverte d’une molécule contre l’addiction au cannabis !


Chers lecteurs,

Une molécule produite par le cerveau constitue un mécanisme naturel de défense contre les effets néfastes du cannabis chez l’animal.

Une molécule naturelle produite dans le cerveau permet de contrer les effets du cannabis. (Christophe Morin / IP3 PRESS / MAXPPP)

Une molécule naturelle produite dans le cerveau permet de contrer les effets du cannabis. (Christophe Morin / IP3 PRESS / MAXPPP)

ADDICTION. Pourra-t-on un jour contrer l’addiction au cannabis avec un médicament ? Oui, répondent des chercheurs de l’Inserm qui ont découvert une molécule qui bloque les récepteurs du THC, le principe actif du cannabis, et donc diminue les effets du produit. Les résultats sont concluants chez les rats et des essais cliniques chez l’homme devraient démarrer prochainement.

Une substance naturelle

C’est en examinant le cerveau de rats qui avaient reçu différentes substances psychoactives (cocaïne, THC, nicotine…) que les équipes de Pier Vincenzo Piazza et Giovanni Marsicano de l’Inserm à Bordeaux ont remarqué que  l’administration de cannabis augmente fortement (entre +1500 et 3000 % pendant 2 heures) la synthèse d’une hormone, la prégnénolone, dans le cerveau. La prégnénolone était considérée jusqu’alors comme  un précurseur inactif dont transformation permet la fabrication de toutes les hormones stéroïdiennes (progestérone, testostérone, …).

La prégnénolone se fixe sur les récepteurs cannabinoides CB1, pas tout à fait au même endroit que le THC. Derek Shore, Pier Vincenzo Piazza and Patricia Reggio.

CB1. Des analyses supplémentaires ont permis de démontrer que cette hormone se fixe sur les récepteurs cannabinoides CB1, pas tout à fait au même endroit que le THC, et contre certains effets de cette substance. Elle agit en diminuant fortement la libération de dopamine déclenchée par le THC (voir infographie ci-dessous). Une libération excessive de dopamine par les drogues est considérée à la base de leurs effets addictifs.

Explications de la découverte par Pier Vincenzo Piazza. INSERM.

MEDICAMENT. Mais la prégnénolone « ne pourra pas être utilisée telle quelle comme médicament car elle est mal absorbée et rapidement métabolisée par l’organisme » explique Pier Vincenzo Piazza. Toutefois l’espoir de voir surgir une nouvelle thérapie de la toxicomanie de cette découverte est fort, estime le chercheur : « Nous avons développé des dérivés de la prégnénolone qui sont stables et bien absorbés et qui sont en principe utilisables comme médicament. Nous espérons commencer les essais cliniques bientôt afin de vérifier si nos attentes se confirment et si nous avons véritablement découvert la première thérapie pharmacologique de la dépendance au cannabis ».

Source : Sciences et Avenir

Vers une thérapie de l’addiction au cannabis

Pour aller plus loin, les chercheurs ont administré de la prégnénolone à des souris. Cette administration externe à des doses variant entre 2 et 6 mg/kg augmente encore plus le niveau cérébral de cette hormone, et permet ainsi de bloquer les effets comportementaux négatifs du THC. Par exemple, les animaux ainsi traités récupèrent des capacités de mémorisation normales, présentent une sédation plus faible et sont moins motivés pour s’administrer des cannabinoïdes. D’où l’idée d’utiliser ce mécanisme de protection contre le cannabis pour traiter cette dépendance.


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