Publié par : La société solidaire et durable-Club de pensée citoyen | février 5, 2014

BELO MONTE : un complexe de barrages construit au mépris des Droits de l’Homme !


Chers lecteurs,

BELO MONTE : un complexe de barrages construit au mépris des Droits de l'Homme

Le barrage de Belo Monte sera le 3ème plus grand au monde. Il fait suite à la construction de celui de Jirau, construit sur le fleuve Madeira. Belo Monte va inonder 668 km2 dont 400 km2 de forêt primaire en territoires autochtones. 20 000 personnes vont être déplacées et au moins 24 peuples vont subir un changement de mode de vie lié à la raréfaction de leurs ressources vivrières.

Belo Monte ouvre la voie à d’autres atteintes au poumon vert de notre planète car il représente pour le Brésil non seulement une source d’énergie domestique mais aussi une source d’alimentation pour de nouvelles mines, par exemple la mine d’or de Belo Sun qui a annoncé son ouverture fin 2012.

Sa construction a fait l’objet de nombreuses plaintes à l’échelle nationale et internationale, et a été condamnée à maintes reprises.

Parmi les violations des droits humains perpétrées par le consortium en charge de la construction de Belo Monte, figurent l’absence de consentement libre, préalable et informé des communautés indigènes locales ainsi que la non prise en compte de la présence, à proximité du site du barrage, de groupes d’Indiens isolés extrêmement vulnérables aux contacts extérieurs et qui seront directement affectés par les impacts du projet. Par ailleurs, la destruction de l’environnement que générera le barrage de Jirau aura des répercussions importantes sur les communautés riveraines du bassin du Madeira – partagé par le Brésil, la Bolivie et le Pérou – en inondant les forêts, dévastant les stocks de poissons et détruisant de manière irréversible les moyens de subsistance des populations locales.

Le manque de consultation est l’un des points principaux que l’activiste, Azelene Kaingang, avait espéré adresser au forum permanent de l’ONU sur les questions autochtones en mai 2011 à New York. Kaingang est une sociologue accréditée par le forum, Vice-présidente du comité autochtone d’OAS et a été fonctionnaire de la Fondation nationale de l’Indien (FUNAI) pendant plusieurs années. Quelques jours avant de partir pour l’événement Kaingang a appris qu’elle ne serait pas envoyée au Forum. Dans une entrevue le 6 juin, elle a expliqué pourquoi la FUNAI a empêché son départ et pourquoi elle s’oppose à la construction du barrage de Belo Monte. « La FUNAI est une agence d’un gouvernement (…) qui a peur de la vérité… qui ne veut pas voir la vérité au sujet de Belo Monte » a-t-elle expliqué. « Je m’oppose à ceci, (…) parce que l’état brésilien viole un composant important de son engagement international sur le travail, qui déclare que les peuples autochtones ont le droit d’être consulté une fois affecté par ce type de projet. Je m’oppose à ceci parce que je suis autochtone, parce que je m’oppose à la violence commise contre les peuples autochtones… Je m’oppose à ceci parce que les peuples autochtones font partie de l’Etat brésilien et comme tels doivent être dûment consultés et doivent participer au développement du pays, qui est également à nous. Je m’oppose à ceci parce que l’Etat met en danger les vies et les cultures des peuples autochtones, tout en causant une destruction environnementale sans précédent. »

Kaingang a également noté qu’il était ironique que, tandis que le gouvernement commence une campagne nationale contre la misère « … il appauvrit les autochtones en les forçant à quitter leurs terres et leurs modes de vie traditionnels. »

Les mêmes critiques sont aujourd’hui émises par la communauté internationale vis-à-vis du gouvernement brésilien concernant le barrage de Belo Monte. Il lui est reproché par la Justice fédérale du Para, par la Cour suprême du Brésil, par la CIDH, par l’ONU et enfin par l’OIT d’agir à l’encontre de la Constitution du Brésil, de la Convention américaine des droits de l’homme, de la Convention n°169 de l’OIT et de la Déclaration des Droits des Peuples autochtones. En effet, aucune consultation digne de ce nom, ni aucun consentement ne fut obtenu de la part des populations autochtones concernées par le barrage, aucune mesure préventive ne fut prise en faveur d’une douzaine de tribus dont certaines vivent en autarcie dans le bassin du fleuve Xingu et les études d’impacts environnementaux ont été bâclées.

Source : http://raoni.com


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