Publié par : La société solidaire et durable | mars 11, 2014

Je sens donc je crée !


Chers lecteurs,

Comme le montre l’excellent documentaire de Cécile Denjean présenté sur Arte le 31 janvier 2014 ( le ventre, notre deuxième cerveau), la science prouve désormais la réalité de l’interface de communication que représente notre tube digestif. Il n’est pas qu’une usine à broyer ce qui est étranger pour l’assimiler mais s’avère au contraire être un système symbiotique informatif qui nous lie au monde dit extérieur.

les deux serpents exportNotre ventre est doté d’un véritable réseau de 200 000 neurones ( autant que le cerveau d’un chien) dont les cellules souches proviennent du même feuillet embryonnaire que celles de l’encéphale. En plus de la gestion des fonctions digestives il est en relation très étroite avec le système immunitaire, lequel participe de la conscience du Soi et il est responsable de l’équilibre de notre psychisme. (source : « The second Brain» de Michael Gershon, Colombia University). L’exemple le plus spectaculaire est celui de la sérotonine, un neurotransmetteur qui influence les états d’âme et qui est produit à 95% par les cellules nerveuses de l’intestin. La région abdominale que l’on limitait aux fonctions d’assimilation et d’élimination des aliments, est en fait aussi le siège le l’assimilation et de l’élimination des émotions. Notre cerveau entérique dans l’abdomen façonne chimiquement nos émotions et, en retour, est affecté par la réponse de l’encéphale.

Les recherches actuelles mettent également l’accent sur la réalité d’une symbiose informationnelle et opérationnelle qui nait d’un véritable dialogue entre les 100 000 milliards de bactéries qui habitent notre tube digestif et le corps humain. A titre de comparaison notre corps est un véhicule d’environ 1000 milliards de cellules provenant de la division d’un œuf fécondé. Il transporte donc cent fois plus de cellules bactériennes dites étrangères dans son microbiote. Nous sommes une symbiose coopérative. Notre corps et sa mémoire génétique sert d’écosystème pour le maintient d’une biodiversité génétique allant bien au-delà de notre patrimoine proprement humain ? A force de vivre ensemble, notre corps et les bactéries ont appris à se connaître et à communiquer. La coopération et la rétroactivité est ici la règle naturelle.

Si l’on part de ce principe de base d’interrelation que l’on peut mettre en évidence dans la biologie, la médecine, l’écologie, les sciences sociales, on peut envisager que les frontières émotionnelles, qui ne sont pas si étanches entre le soi et le non soi, ne le soient pas d’avantage entre les individus entre eux de même qu’entre les individus et le monde dit extérieur.

Nos états émotionnels résultent de l’expérience vécue et de la sensibilité individuelle, elle-même le fruit d’une coopération symbiotique comme nous l’avons vu plus haut. Ces émotions ont à leurs tours un feed back sur notre métabolisme, puis sur notre entourage et enfin sur la réalité qui nous entoure. C’est l’essence de nos émotions particulières qui fournit le carburant aux drames ou aux joies dans le monde.

Source : Site d’Erik Gruchet, Germe de conscience !


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