Publié par : La société solidaire et durable | mars 18, 2014

Plaques tectoniques : Des scientifiques pensent qu’il y a un océan gigantesque sous nos pieds !


Chers lecteurs,

Les failles qui traversent le plancher océanique seraient capables de faire transiter l’eau des océans vers les profondeurs de la Terre dans des quantités plus importantes que ce qui était supposé jusqu’ici.

De grandes quantités d’eau seraient-elles stockées dans les profondeurs de la Terre ? C’est en tout cas la conviction d’une équipe de sismologues britanniques de l’Université de Liverpool. Une thèse qui s’appuie sur des mesures effectuées par leurs soins dans le sous-sol océanique, dont les résultats ont été publiés le 10 janvier 2014 dans la revue Geology.

Selon ces travaux, les failles qui traversent les plaques océaniques seraient capables de transporter de très grandes quantités d’eau en direction du manteau terrestre supérieur (situé sous la croûte terrestre, le manteau terrestre supérieur débute à quelques 35 km de profondeur sous la surface de la Terre). Certes, il est connu depuis longtemps que les failles situées dans les plaques océaniques sont capables de faire transiter l’eau des océans vers la partie supérieure du manteau terrestre. Mais d’après ces scientifiques britanniques, les quantités d’eau concernées seraient beaucoup plus importantes que ce qui était supposé jusqu’ici.

failles.pngPour parvenir à ce résultat, les géologues britanniques ont effectué des mesures au nord des côtes japonaises, là où la plaque Pacifique plonge sous la plaque Okhotsk (voir schéma ci-contre) dans le cadre d’un phénomène dit de « subduction » (il y a subduction lorsque une plaque tectonique chevauche une autre plaque, cette dernière plongeant alors vers les profondeurs terrestres). À cause de ce phénomène de subduction, des séismes se produisent fréquemment sous le plancher océanique de cette zone.

En analysant précisément les caractéristiques des ondes sismiques produites par ces séismes, les géologues britanniques sont arrivés à la conclusion que les failles situées à cet endroit, qui s’enfoncent jusqu’à 150 km sous la surface de la Terre, sont capables de transporter  des quantités d’eau beaucoup plus importantes que prévu vers les profondeurs terrestres.

Pour donner une idée plus précise de l’ampleur du phénomène, les géologues britanniques expliquent que les failles qui sont situées dans la fosse océanique d’Izu-Bonin (une fosse océanique est une dépression sous-marine profonde), laquelle fosse est située au sud des côtes japonaises, et dans la fosse des Kouriles (située à l’ouest des côtes japonaises) seraient capables à elles seules de faire transiter en direction du manteau terrestre une quantité d’eau 3.5 fois plus importante que tous les océans actuels réunis, et ce sur une période de quelques 4,5 milliards d’années (soit l’âge de la Terre). Par Julie Aram – Le journal de la science

Un gigantesque réservoir d’eau est-il enfoui sous la Terre ?

De colossales quantités d’eau se cacheraient-t-elle entre 410 et 660 km sous la Terre ? C’est en tout cas ce que suggère l’analyse d’un petit diamant découvert au Brésil en 2009…

diamant-eau-manteau-terrestre_0.jpgC’est un petit diamant long de 5 mm à peine. Un petit caillou dont la découverte au Brésil suscite aujourd’hui la perplexité de la communauté scientifique. Et pour cause, puisque ce diamant suggère que de colossales quantités d’eau pourraient être profondément enfouies sous nos pieds, dans ce que les géologues  appellent la « zone de transition », une région du manteau terrestre située à quelques 410 à 660 km de profondeur.

Ce réservoir d’eau, dont la taille dépasserait celle de tous les océans actuels réunis, ne se présenterait toutefois pas sous la forme d’une masse d’eau liquide, en raison des très grandes profondeurs dont il est question ici. En effet, l’eau située à de telles profondeurs terrestres ne se présente pas sous forme liquide, mais elle est intégrée à l’intérieur des minéraux (lequels sont dit alors « hydratés »).

Pour comprendre ce qui amène les scientifiques à émettre une telle hypothèse, publiée le 12 mars 2014 dans la revue Nature, il nous faut nous intéresser plus précisément à ce diamant. Mis au jour en 2009 dans le district deJuina, au Brésil, ce diamant a rapidement retenu l’attention du géochimiste canadien Graham Pearson (Université de l’Alberta à Edmonton, Canada) et de son équipe.

Pourquoi un tel intérêt pour ce petit diamant ? Car il s’agit d’un diamant rare. En effet, alors que la plupart des diamants se forment à une profondeur de 150 à 200 km sous la surface de la Terre, ce petit diamant, pesant à peine 0.09 gramme, s’est formé dans une région beaucoup plus profonde du manteau terrestre : la « zone de transition », située entre le manteau terrestre supérieur et le manteau inférieur, soit à une profondeur comprise entre 410 à 660 km. L’analyse de ce diamant est donc l’occasion de mieux comprendre les conditions qui prévalent à de telles profondeurs, une zone très mal connue des scientifiques en raison de sa grande profondeur…

Or, en analysant la nature d’une impureté emprisonnée à l’intérieur de ce petit diamant, Graham Pearson et ses collègues découvrent que cette impureté est en réalité… de la ringwoodite, un minéral dont l’existence était prédite depuis longtemps par les scientifiques, mais qui n’avait pas réellement été mise en évidence concrètement jusqu’ici. De la ringwoodite ? Il s’agit en réalité d’une forme d’olivine (l’olivine est un minéral qui abonde dans le manteau supérieur terrestre), qui s’est formée dans des conditions de pression très supérieures à celles qui entourent la formation de l’olivine. En d’autres termes, la ringwoodite est de l’olivine « formée à haute pression ».

Mais ce n’est pas tout. Car en analysant la composition chimique de ce fragment de ringwoodite, Graham Pearson et ses collègues ont découvert qu’il contenait… 1% d’eau. Si une telle quantité peut sembler faible, tel n’est en réalité pas le cas. En effet, étant donné que les géophysiciens pensent que la ringwoodite abonde dans la zone de transition, alors cela suggère ni plus ni moins que cette région du manteau terrestre pourrait bien regorger d’eau. Selon Graham Pearson, auteur principal de l’étude publiée dans Nature, si l’on se base sur cette proportion de 1 %, alors cela signifie que la zone de transition pourrait même contenir à elle seule plus d’eau que tous les océans du monde réunis.

Toutefois, il n’est bien évidemment pas certain que de telles quantités d’eau se cachent dans cette région du manteau terrestre. En effet, cette estimation n’est basée que sur l’extrapolation d’une proportion d’eau retrouvée dans un unique fragment de minéral. Une proportion dont rien ne dit qu’elle prévaut pour l’ensemble de la zone de transition ?

Cette découverte a été publiée le 12 mars 2014 dans la revue Nature, sous le titre « Hydrous mantle transition zone indicated by ringwoodite included within diamond ». Par Nicolas Revoy – Le journal de la science


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