Publié par : La société solidaire et durable-Club de pensée citoyen | mars 26, 2014

En rachetant Oculus, Facebook parie sur la réalité virtuelle !


Chers lecteurs,

Facebook parie sur la réalité virtuelle. Le réseau social a officialisé mardi 25 mars le rachat d’Oculus VR, une petite société californienne qui développe des casques de réalité virtuelle, pour l’instant uniquement destinés aux jeux vidéo. Le montant de l’opération s’élève à 2 milliards de dollars, dont 400 millions en cash. Le solde s’effectuera en actions.

« Le mobile est la plate-forme d’aujourd’hui mais nous voulons aussi être prêts pour les plates-formes de demain », justifie Mark Zuckerberg, le fondateur du réseau social. « Oculus a la possibilité de créer la plate-forme la plus sociale de l’histoire et de changer la manière dont nous travaillons, jouons et communiquons », poursuit-il. Et d’ajouter: « dans le futur, les réseaux sociaux ne serviront plus seulement à partager des moments, mais de véritables expériences ».

FINANCÉ SUR KICKSTARTER

Les jeux « ne sont que le début, assure ainsi M. Zuckerberg, Après les jeux, nous allons faire d’Oculus une plate-forme pour beaucoup d’autres expériences. Imaginez vivre un match au bord du terrain, étudier dans une classe avec des élèves et des enseignants situés dans le monde entier ou consulter un médecin, juste en mettant vos lunettes à la maison ».

Le projet Oculus Rift a véritablement décollé en août 2012 sur Kickstarter, la plate-forme de financement participatif. Près de 10.000 personnes avaient participé à la campagne portant au départ sur 250.000 dollars. Au final, près de 2,5 millions de dollars avaient été levés. Depuis, chaque apparition suscite autant de curiosité qu’elle ne génère d’enthousiasme.

Car une fois enfilé, ce casque de réalité virtuelle fait entrevoir toutes ses promesses. Il plonge son utilisateur dans un environnement en 3D, totalement immersif. “Votre cerveau peut être trompé, explique Palmer Luckey, le jeune fondateur d’Oculus. Vous pensez que vous êtes là. Quand vous tombez dans le vide, à mesure que le sol se rapproche, vous commencez à ressentir la panique ». D’autres sensations, comme le vertige, peuvent aussi être ressenties.

ACCÉLÉRER LE DÉVELOPPEMENT

Le casque est encore loin d’être prêt et aucune date de commercialisation n’a été fixée. La semaine dernière, lors de la Game Developpers Conference de San Francisco, l’un des plus grands salons destinés aux développeurs de jeux vidéo, Oculus a dévoilé une seconde version, plus aboutie que la première qui ressemblait davantage à un objet bricolé dans un garage. Lors de cet événement, le japonais Sony a aussi présenté un projet concurrent, baptisé Morpheus.

Avec l’appui de Facebook, Oculus VR va pouvoir accélérer le développement de son casque. La société conservera ses bureaux à Irvine, dans la banlieue de Los Angeles, et continuera d’opérer de manière indépendante. « Ce partenariat nous ouvre les portes de nouvelles opportunités et partenariats, explique ses dirigeants. Cela va nous permettre de nous concentrer sur ce que nous savons faire de mieux pour bâtir le futur de la réalité virtuelle ».

Courtisé par Facebook il y a trois mois, la start-up aurait rejeté ses avances, selon le site Recode. Avant de céder le week-end dernier. Peut-être en raison de l’offensive de Sony. Oculus avait levé plus de 90 millions de dollars auprès d’investisseurs, dont 75 millions en décembre, apportés notamment par le prestigieux fonds de capital-risque Andreessen Horowitz. De belles sommes mais insuffisantes pour rivaliser avec le géant japonais.

PLUS DE LA SCIENCE-FICTION

Premier produit grand public à véritablement maîtriser cette technologie, l’Oculus Rift prouve que la réalité virtuelle n’est plus seulement cantonnée à la science-fiction. Elle est même d’ailleurs déjà utilisée par l’armée américaine. Depuis l’an passé, elle sert à l’entraînement de soldats.

Autre utilisation plus inattendue: le traitement des troubles de stress post-traumatique grâce à un programme développé par des chercheurs de l’université de Californie du sud. Il permet de replonger les anciens soldats dans des conditions de combat.

Le constructeur automobile Ford utilise également la réalité virtuelle pour concevoir et tester, plus rapidement et à moindre coût, l’habitacle de ses voitures. Le groupe de défense Lockheed Martin fait de même. Les compagnies pétrolières et gazières forment, elles, leurs employés en tout sécurité.

« LES POSSIBILITÉS SONT IMMENSES »

Au sein de l’université de Stanford, la réalité virtuelle est utilisée à des fins expérimentales. Une récente étude a permis de tester un traitement de l’agoraphobie (peur de la foule). Une autre tente d’influer sur les habitudes alimentaires en montrant au sujet des images de son avatar (parfaitement fidèle) mangeant de manière saine.

“Les possibilités sont immenses”, assure M. Luckey, qui travaillait sur des projets pour l’armée avant de fonder Oculus VR. Dans un futur proche, prédit-il, la réalité virtuelle formera policiers, pompiers ou chirurgiens, traitera les phobies, entraînera les apprentis conducteurs, sera utilisée par les cabinets d’architectes… “La technologie est encore limitée mais nous avons ouvert la porte et continuons de l’ouvrir encore plus grand”, poursuit-il.

“La réalité virtuelle sera l’une des technologies les plus significatives du 21ème siècle, estime M. Luckey. Elle a le potentiel de changer drastiquement la manière dont nous jouons, communiquons et apprenons”. Visiblement, Mark Zuckerberg pense la même chose.

Source : http://siliconvalley.blog.lemonde.fr/


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