Publié par : La société solidaire et durable | juin 29, 2014

Le président Obama veut sauver les abeilles !


Chers lecteurs,

La mortalité des abeilles, attribuée à l'usage immodéré de pesticides, a atteint des taux effrayants ces dernières années. 

Voici enfin une très bonne nouvelle et le début du réveil venant du plus haut de la présidence des Etats Unis, M. Le Président Obama !

Le nombre de ruches outre-Atlantique est passé  de 6 millions en 1947 à 2,5 millions actuellement.

Le nombre de ruches outre-Atlantique est passé  de 6 millions en 1947 à 2,5 millions actuellement.

Le déclin des abeilles est devenu priorité nationale aux États-Unis. Le président Barack Obama a annoncé le 20 juin, par décret, la création d’une «task force» gouvernementale consacrée au mal affectant les populations d’insectes pollinisateurs (abeilles, papillons, diptères, coléoptères).

Devant la régression généralisée de ces derniers sur toute la planète, et en particulier dans les zones industrialisées et d’agriculture intensive d’Amérique du Nord, l’Agence pour la protection de l’environnement (EPA) et le ministère de l’Agriculture (USDA) ont reçu de la Maison-Blanche la tâche pressante, impérieuse, de déterminer les causes de ce déclin et le moyen de l’enrayer.

Un plan d’action devra être présenté au chef de l’État d’ici six mois. Outre 8 millions de dollars d’ores et déjà dégagés par l’USDA, 50 autres millions devraient être affectés à cette mission dans le budget fédéral 2014-2015. Ils seront répartis entre les diverses agences fédérales spécialisées, soit dans la préservation des insectes pollinisateurs sur des zones tests réparties entre cinq États, soit dans l’enquête proprement dite sur leur raréfaction croissante.

Les chiffres publiés par la présidence se passent de commentaires : le nombre de ruches outre-Atlantique est passé de 6 millions en 1947 à 2,5 millions actuellement. Or, la pollinisation des fleurs (reproduction par transfert aérien de pollen d’une plante à l’autre) par ces insectes est vitale pour les arbres fruitiers, et donc l’industrie agroalimentaire dans son ensemble. Elle est donc «fondamentale pour la sécurité alimentaire des États-Unis», précise un communiqué présidentiel, qui rappelle que 90 types de cultures en dépendent directement, générant 24 milliards de dollars pour l’économie nationale, dont 15 milliards (et 71 types de cultures) imputables aux seules abeilles.

Celles-ci soutiennent notamment la culture de l’amande en Californie, où 1,4 million de ruches seraient en passe de disparaître complètement. À terme, fruits, légumes et arachides pourraient se faire rares dans les assiettes des foyers nord-américains. Et, dans tous les cas, devenir horriblement coûteuses.

La mortalité des abeilles, attribuée à l’usage immodéré de pesticides, a atteint des taux effrayants ces dernières années: «Depuis 2007, 30 % des colonies existantes disparaissent chaque hiver, soit deux fois le rythme tolérable par les apiculteurs, s’alarme Marla Spivak, entomologiste à l’université du Minnesota, qui appelle à une prise de conscience immédiate des citoyens. Pour le seul hiver 2012-2013, 29 % des colonies ont disparu au Canada, et 20 % en Europe.»

L’un des coupables est identifié : une classe d’insecticides nommés néonicotinoïdes, ou neonics (lire ci-dessous), et couramment employés dans l’épandage agricole. Deux des composants chimiques de ce produit efficace et bon marché, l’imidaclopride et la clothianidine, paralysent le système nerveux des abeilles, provoquant la mort de colonies entières via un processus baptisé Colony Collapse Disorder (CCD). D’autres causes demeurent mal identifiées : virus, agents parasites, changements génétiques et climatiques.


La biodiversité partout menacée

Ils sont cinquante. Cinquante scientifiques indépendants, qui, depuis quatre ans, épluchent la littérature scientifique (plus de 800 études) consacrée aux pesticides systémiques (ceux qui pénètrent à l’intérieur de la plante) à base de néonicotinoïdes et de fipronil. Et leur conclusion, qui va faire l’objet de plusieurs articles dans la revue Environmental Science and Pollution Research, est sans appel.

«Ces pesticides représentent un risque pour les fonctions et services écosystémiques qui va bien au-delà des inquiétudes afférentes à une espèce », expliquent-ils. Ces insecticides (40 % des ventes dans le monde) sont ainsi terriblement nuisibles pour les invertébrés terrestres et notamment les vers de terre, pour tous les pollinisateurs dont les abeilles (lire ci-contre) et enfin pour les invertébrés aquatiques, les vertébrés tels que les oiseaux, les poissons, les amphibiens et très probablement les reptiles…

«Ces pesticides ont trois propriétés qui expliquent leur succès : ils sont extrêmement toxiques pour les espèces, très persistants, et solubles dans l’eau », insiste Jean-Marc Bonmatin, chercheur au centre de biophysique moléculaire à Orléans (CNRS), spécialiste des neurotoxiques.

«On fournit une base de travail », poursuit le scientifique. Les auteurs recommandent ainsi vivement aux autorités de durcir la réglementation afin de réduire drastiquement l’utilisation de ces pesticides voire, de «commencer à planifier leur suppression ».

Voici ci-dessous le lien du thème de l’émission C’est dans l’air du 27 juin 2014 :

http://www.france5.fr/emissions/c-dans-l-air/videos/104429045?onglet=tous&page=1

Source : http://www.lefigaro.fr


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