Publié par : La société solidaire et durable | juillet 1, 2014

Le ver marin est l’avenir de la transplantation !


Chers lecteurs,

Ce ver marin est l'avenir de la transplantation

C’est une révolution pour la médecine: le sang de l’arénicole, un ver marin, pourrait bientôt faciliter les transplantations et les transfusions. La jeune société bretonne Hemarina a découvert que ce sang a un pouvoir oxygénant et serait compatible avec tous les groupes sanguins. Un ver dont l’hémoglobine -molécule présente dans les globules rouges et qui a pour rôle de transporter l’oxygène dans le corps- est capable d’acheminer cinquante fois plus d’oxygène que l’hémoglobine humaine. Contrairement à cette dernière, enfermée dans des globules rouges, celle de l’arénicole est extracellulaire. De ce ver marin, mesurant habituellement entre 10 et 15 cm, on en connaît surtout les petits tortillons visibles sur les plages du littoral Atlantique européen. De couleur rouge-orangé, il est très prisé des pêcheurs car il constitue un appât de choix. En savoir plus sur

Source d’oxygène

Trois utilisations différentes sont envisagées : un substitut sanguin, un pansement qui permet d’accélérer la cicatrisation et un système d’oxygénation des greffons avant les transplantations. « J’ai identifié une molécule qui est un transporteur d’oxygène universel et qui pourrait ainsi être transfusée à tous les groupes sanguins », explique le Dr Franck Zal, l’un des fondateurs de la société implantée à Morlaix, dans le Finistère.

Utilisation pour les greffes

C’est en 2002 que le Dr Franck Zal, alors chercheur au CNRS, découvre, en tentant de comprendre comment le ver parvient à respirer entre la marée haute et la marée basse, ses étonnants pouvoirs. En 2007, il abandonne la recherche fondamentale et crée la start-up Hemarina, qui emploie aujourd’hui une trentaine de personnes, a déposé pas moins de 18 brevets internationaux et levé un total de 15 millions d’euros. Depuis, le Dr Zal et son équipe s’emploient à développer différents produits thérapeutiques et industriels. Des produits, très élaborés, destinés notamment à la préservation d’organes. « L’hémoglobine de ce ver permet d’oxygéner le greffon et donc de réduire considérablement les risques de rejet de greffe », assure l’entrepreneur de 47 ans, dont les résultats ont été publiés dans de nombreuses revues scientifiques. « L’organe est conservé dans un état physiologique proche de l’organisme du donneur », assure-t-il.

Premier essai sur 60 patients

« Pour toute la communauté de la transplantation, c’est un énorme espoir parce que c’est la première fois depuis très longtemps qu’on a peut-être une possibilité d’améliorer la conservation et la préservation des greffons », s’enthousiasme le Pr Yannick Le Meur, chef du service néphrologie à l’hôpital de la Cavale Blanche à Brest et responsable de l’essai clinique portant sur une soixantaine de patients qui aura lieu à la fin de l’année dans six centres hospitaliers en France. Actuellement élevés aux Pays-Bas, les vers utilisés pour la production industrielle de ce produit baptisé HEMO2Life, le seront prochainement dans une ferme de Noirmoutier (Vendée), avec à la clé la création de plusieurs dizaines d’emplois.

En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite

 


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