Publié par : La société solidaire et durable | juillet 6, 2014

Les fermes urbaines débarquent à Lyon !


Chers lecteurs,

La salade de demain sera produite en ville, en intérieur et hors sol dans des fermes urbaines à la verticale. La première d’entre elles devrait voir le jour d’ici deux ans à Lyon.

La ferme verticale de Ful. Photo d'illustration.

C’est la salade de l’avenir : brillante, croquante, regroupant trois variétés sur un même pied, et vendue « vivante », c’est-à-dire avec ses racines dans une motte de tourbe. Elle devrait pousser d’ici deux ans dans une immense ferme urbaine qui verra bientôt le jour à Lyon. Cette exploitation agricole inédite, création du troisième millénaire et baptisée Ful comme « ferme urbaine lyonnaise », a été imaginée par un groupe de chercheurs, d’ingénieurs et d’architectes à partir du modèle des fermes nord-américaines. Son lot d’innovations est mis au service d’un double objectif : produire « propre » en respectant l’environnement, et « en masse » pour répondre à la surpopulation.

Ici, la production agricole se fait en « hydroponie », c’est-à-dire en intérieur, sous climat artificiel, reproduisant la lumière, l’hygrométrie, la température et le vent de l’extérieur. Elle est organisée à la verticale sur des plateaux techniques superposés.

Les petites salades débutent leur vie à la nurserie à l’étage le plus bas, dans des mottes de tourbe baignant dans du liquide nutritif à l’intérieur de gouttières qui avancent par tapis roulant dans les étages et sous la surveillance de robots. En 49 jours, la salade arrive à maturité au dernier étage de l’édifice, où elle rencontre enfin la lumière naturelle qui lui apporte brillance, craquant, et goût de noisette. « Nous pouvons ainsi produire 283 salades par m2 et par an, soit dix fois plus qu’en plein champ », explique Philippe Audubert, urbaniste porteur du projet. Point de production saisonnière ici, mais sept cycles de production par an, lorsqu’une ferme traditionnelle n’en produit que deux.

« Circuit court »

Mais la productivité n’est pas le seul avantage de cette ferme qui collectionne les innovations à tous les niveaux. Elle se veut totalement propre, respectueuse de l’environnement et pourrait revendiquer le label « bio » si elle n’était pratiquée hors sol. Ici, on utilise en effet 90 % d’eau en moins que dans une ferme traditionnelle, 90 % de pesticide en moins, aucun rejet dans l’environnement et on utilise de l’énergie renouvelable.

L’organisation de la distribution en « circuit court », c’est-à-dire sur le seul marché lyonnais, réduit au minimum le transport, alors qu’une salade traditionnelle parcourt en moyenne 1 000 kilomètres avant d’arriver dans l’assiette. La salade Ful évite également le gaspillage. Vendue « vivante » dans sa motte de terre, elle se conserve 15 jours, contre 5 jours pour les salades coupées, dont 30 % finissent à la poubelle. Reste à faire accepter un tel projet au public à un moment où le concept du « petit producteur local » fait fureur. Les promoteurs du projet travaillent déjà à sa sémantique en avançant le terme de « maraîchage urbain » plutôt que celui « d’usine à salade ».

Source : http://www.lepoint.fr

 


Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Catégories

%d blogueurs aiment cette page :