Publié par : La société solidaire et durable | juillet 21, 2014

Les vols zéro-g de Novespace ouverts au public !


Chers lecteurs,

Filiale du CNES, l’agence spatiale française, Novespace propose à partir de 2013 des vols dits «zéro-g» où les passagers flotteront en impesanteur comme des astronautes lors de 15 paraboles de 20 secondes. Le prix du rêve ? 5.980 euros.

Contrairement à une idée reçue, les astronautes ne se retrouvent pas en impesanteur dans l’espace parce qu’ils s’éloignent suffisamment de la Terre pour se soustraire à la gravité. Une preuve ? La Lune tourne autour de notre planète car elle est «prisonnière» du champ de gravité terrestre. Et pourtant la Lune est à 400.000 km…

En impesanteur en avion
En fait, les astronautes flottent car ils sont en chute libre comme leur vaisseau spatial. Ainsi, lorsque la Station Spatiale Internationale tourne autour de la Terre, elle tombe vers le sol en chute libre, mais à une vitesse telle (dite de satellisation à environ 28.000 km/h) qu’elle «rattrape» sa chute et tourne ainsi encore et encore.

Ce petit détail montre qu’il est possible de placer des gens impesanteur sans aller dans l’espace. Nul n’est besoin d’un générateur d’antigravité (qui d’ailleurs n’existe pas !), il suffit par exemple de se trouver dans un ascenseur dont le câble vient de rompre : chute libre et donc impesanteur garantie ! Hélas, la fin de l’expérience s’avère des plus négatives pour ne pas dire fatale.

En revanche, et depuis le début des programmes spatiaux habités, les agences spatiales ont utilisé ce qu’on appelle les vols paraboliques. Un avion suit une trajectoire en forme de cloche qui à son sommet est une section de parabole (d’où le nom). Avec le bon angle, la bonne vitesse et une extrême agilité des pilotes, l’aéronef et ses occupants se retrouvent en chute libre, donc en impesanteur, un peu avant et un peu après le sommet de cette parabole. Oui, un peu avant, car moteurs coupés et même si l’avion continue encore à grimper, il se trouve déjà en état de chute libre avant même de piquer du nez et de redescendre !

 L’état d’impesanteur dure environ 20 secondes. Ensuite, l’avion entame une «ressource» au cours de laquelle il se redresse (les passagers encaissent alors 2g, soit deux fois leur poids) pour ensuite recommencer.

20 secondes de rêve, 15 fois !

Les vols paraboliques offrant plusieurs fois une vingtaine de secondes d’impesanteur ont longtemps été réservés aux professionnels de l’espace, aux chercheurs ou à quelques journalistes. Puis le secteur privé s’est emparé de ce domaine afin de vendre des «sensations spatiales» à ceux qui le souhaitent. Après l’effondrement de l’URSS, les Russes ont ainsi valorisé leur expérience des vols paraboliques d’entraînement des cosmonautes. Aux États-Unis, la société Zero-G Corporation commercialise depuis 2004 une telle prestation à bord d’un Boeing 727 baptisé G-Force One.
En Europe, c’est la société Novespace (filiale de l’agence spatiale française CNES) qui s’ouvre à ce marché. Et le savoir-faire est présent puisque c’est Novespace qui organise les campagnes de vols paraboliques professionnelles et scientifiques pour notamment l’Agence Spatiale Européenne et le CNES. L’avion utilisé est un Airbus A300 spécialement modifié qui offre bien plus d’espace cabine qu’un Boeing 727. La vidéo de Novespace ci-dessous montre le principe d’un vol parabolique ainsi que la vaste zone capitonnée (pour plus de sécurité) réservée à ceux qui gouteront aux joies de l’impesanteur.

Un vol complet dure 2h30 (car les paraboles s’effectuent au-dessus de l’océan Atlantique pour des raisons de sécurité) et procurera aux passagers 15 fois 20 secondes d’impesanteur, sensation incroyable où le corps semble ne plus exister sans oublier les cabrioles impossibles à réaliser sur Terre (à moins d’être un gymnaste des plus accomplis et encore…).

Astronaute de l’ESA et PDG de Novespace, Jean-François Clervoy explique ainsi que «l’impesanteur bouleverse toutes les notions de poids et de légèreté». Il ne manque pas non plus de souligner que «vivre l’impesanteur en vol parabolique, c’est véritablement être astronaute d’un jour !».

Pour être «astronaute d’un jour», votre «centre de lancement» sera au cœur des installations de Novespace à l’aéroport de Bordeaux-Mérignac en France. Un vol avec 15 paraboles est vendu 5.980 euros via la société Avico, premier courtier aérien français (www.airzerog.com). Ces vols sont accessibles à toute personne majeure ayant obtenu un certificat d’aptitude médicale. Le CNES précise que «les recettes provenant de ces vols publics contribueront à la couverture des coûts de l’Airbus A300 ZERO-G, en vue de son renouvellement, et de ce fait bénéficieront à la recherche spatiale». Chaque année, 3 vols seront consacrés à cette commercialisation pour à chaque fois 40 passagers (dont 12 réservés au CNES). Le succès est d’ores et déjà au rendez-vous puisque le premier vol de 2013, prévu le 15 mars, a affiché complet quelques heures seulement après l’annonce officielle !

Source : http://www.enjoyspace.com


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