Publié par : La société solidaire et durable-Club de pensée citoyen | octobre 5, 2014

Des animaux de la ferme s’installent dans une école de La Rochelle !


Chers lecteurs,

Potager, poules et chèvres investissent une école primaire en plein coeur de la ville de La Rochelle. D’autres établissements devraient rejoindre ces pionniers.

Les animaux de la ferme tout comme le potager font leur arrivée à l'école à La Rochelle.

« Veuillez sortir en rang deux par deux, nous allons continuer le cours dans le poulailler… » Saugrenu ? Pas pour les petits Rochelais de l’école de Laleu, un quartier de La Rochelle. Les écoliers ont en effet la chance d’accueillir depuis ce samedi une « Drôle de ferme » composée d’un jardin potager, de poules – deux pour commencer, bientôt rejointes par des poussins – et de deux chèvres. Le projet a pris naissance il y a six mois lorsque les membres de la jeune association Graines de troc sont allés dans les écoles pour une simple opération de conservation variétale de tomates, baptisée « Drôles de graines ».

« On a semé 200 variétés de tomates avec les enfants, avec environ mille pieds, dans dix écoles de La Rochelle et des environs », explique Sébastien Wittevert, le fondateur de l’association. Avant les grandes vacances, chaque enfant a rapporté un plan de tomates chez lui, qu’il a pu récolter durant l’été avant de récupérer les graines et les rapporter à la rentrée. Des graines ensuite partagées et envoyées dans divers lieux d’une trentaine de villes en France (écoles, associations, instituts médicalisés…) qui en ont fait la demande pour reproduire l’expérience, participer à la conservation de ces variétés et essaimer à leur tour des graines et des idées.

Lien social et connexion à la nature

Le projet génère beaucoup d’enthousiasme, car semer des graines ouvre bien des portes, tant aux enseignants qu’aux enfants. « Alors que j’intervenais dans une école, un enfant de 7-8 ans participait activement aux activités, en mettant les mains dans la terre et en posant beaucoup de questions, se souvient Sébastien Wittevert. Quelques instants plus tard, son maître est venu me raconter que cet enfant-là ne décrochait habituellement pas un mot en classe. Il était stupéfait qu’en quelques minutes, il se soit livré ainsi. »

Portée par ce succès et à la demande des établissements scolaires, la jeune association et ses membres décident d’aller plus loin en développant des projets de jardins potagers dans les écoles. Leur constat ? Les enfants sont trop dans le béton. Pour les reconnecter à la nature, ils suggèrent de faire venir la nature à l’école afin de créer un lien quotidien sur le lieu de vie des enfants. Un défi relevé par une quinzaine d’écoles de la région et qui prendra diverses formes tout au long de l’année : interventions sur le fameux temps périscolaire pour certaines, vrais jardins potagers pour d’autres et même fermes à l’école pour six d’entre elles. Dans la région de La Rochelle, cinq autres « Drôles de fermes » devraient donc voir le jour durant l’année à venir.

Cycles de la nature

En pratique, l’association aide l’établissement à mettre en place la ferme et le jardin à l’école, mais les enseignants, parents et bien sûr enfants sont invités à participer largement à toutes les étapes du projet, depuis la création de l’enclos pour les animaux – et sa décoration par les jeunes artistes en herbe -, en passant par la mise en route du jardin (semer, désherber…), et le soin aux animaux (les nourrir, changer la paille, ramasser les oeufs…). Des activités qui offrent aussi bien des temps de partage et de créativité que de vraies ouvertures pédagogiques : reconnaître les plantes, les insectes, comprendre les interactions entre eux, les cycles de la nature et de la vie.

Durant les vacances, les membres de l’association entretiennent le jardin avec l’aide d’un réseau associatif tel que le mouvement des Incroyables Comestibles – qui promeut notamment le partage gratuit de fruits et légumes dans les espaces publics. Cela permet de transformer les récoltes de l’été pour pouvoir les redistribuer à la rentrée aux parents, enfants et enseignants, ou de les partager avec les voisins, les restaurants du coeur locaux ou encore les maisons de retraite voisines de l’école. Quant aux poules et aux chèvres, des roulements sont organisés entre parents, enseignants et lieux de refuge de l’association pour assurer leur garde durant les congés.

En pratique, monter une ferme à l’école coûte entre entre 1 000 et 2 000 euros environ, dont la moitié à la charge de l’école et l’autre financée par des partenaires publics ou privés. L’association développe actuellement un kit pédagogique regroupant ses conseils pour exporter ces « Drôles de fermes » dans d’autres villes de France. Une ferme dans une école parisienne serait déjà à l’étude…

Source : Le Point

 


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