Publié par : La société solidaire et durable | janvier 9, 2015

Découverte scientifique édifiante: 100 ans seulement pour une inversion des pôles magnétiques !


Chers lecteurs,

On pensait qu’il fallait 1000 ans pour que les pôles magnétiques s’inversent ; la dernière inversion a pris à peine un siècle. Cette rapidité surprend les chercheurs.

Découverte scientifique édifiante: 100 ans seulement pour une inversion des pôles magnétiques!

 Il suffirait d’un siècle pour que les pôles magnétiques —le point de convergence des lignes de champ magnétique terrestre – de notre planète s’inversent, et non pas plus de mille ans comme les scientifiques le pensaient jusqu’à présent. Une équipe des chercheurs italiens, français et américains vient en effet de découvrir que la dernière inversion, qui a eu lieu il y a environ 786.000 ans, s’est produite en moins de centans. Une conclusion qui s’appuie sur des données récoltées dans le bassin de Sulmona, en Italie centrale.

« Les sédiments s’y accumulent rapidement, ce qui permet un archivage temporel très détaillé », analyse Sébastien Nomade, chercheur du CEA au Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement, qui a participé à l’étude. Une vraie mine d’or pour les scientifiques car ces sédiments ont pu être datés avec précision grâce aux éruptions volcaniques qui y ont laissé leur marque. L’analyse des particules de magnétite présentes dans ces strates géologiques a ainsi révélé avec une finesse inégalée sur cette période les variations d’orientation et d’intensité du champ magnétique (aussi appelé magnétosphère), véritable bouclier invisible protégeant la Terre du bombardement des particules solaires.

MISSION SWARM. « Avant l’inversion des pôles, on observe un affaiblissement du champ sur près de 2500 ans », rapporte le chercheur français. Une situation qui présente une troublante similitude avec les données récentes, envoyées par les satellites de la mission Swarm qui auscultent la magnétosphère depuis l’espace. Selon celles-ci, notre champ magnétique est en train de perdre 5 % de son intensité par décennie, une baisse dix fois plus rapide que ce qui était envisagé jusqu’ici. Cependant « tant que le champ n’est pas 90% plus faible qu’aujourd’hui on ne risque pas d’inversion imminente », rassure Sébastien Nomade.

Source : cet article est extrait de Sciences et Avenir 814.


Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Catégories

%d blogueurs aiment cette page :