Publié par : La société solidaire et durable | juillet 17, 2015

Souveraineté alimentaire plutôt que sécurité alimentaire !


Chers lecteurs,

souverainete_alimentaire-fh-2-1A l’heure où la situation alimentaire devient inquiétante et dramatique dans certains pays notamment en Afrique et où les besoins alimentaires mondiaux ne cessent d’augmenter, cette note vise à montrer pourquoi les mouvements paysans se sont emparés du concept de souverainté alimentaire.

Le concept de souveraineté alimentaire a une dimension beaucoup plus large que celui de sécurité alimentaire. Si la sécurité alimentaire consiste à prévoir des situations d’urgence et à se prémunir par des mesures appropriées, espérer atteindre la souveraineté alimentaire pour un pays ou pour une région géographique donnée consiste à produire ce dont il (ou elle) a besoin pour l’alimentation de base de sa population. La souveraineté alimentaire débouche sur des pratiques concrètes comme par exemple, choisir la diversification des cultures pour préserver l’environnement tout en augmentant la productivité agricole. Mais c’est surtout l’expression d’une philosophie, celle « de remettre l’être humain au centre des préoccupations, de renverser l’ordre des valeurs dans la définition même de l’économie, de réorienter le rapport à la nature le faisant passer de l’exploitation au respect ».

Mais qu’est ce que la Souveraineté Alimentaire en détail ?

La souveraineté alimentaire est un concept développé et présenté pour la première fois par Via Campesina lors du Sommet de l’alimentation organisé par la FAO à Rome en 1996. Il a depuis été repris et précisé par les altermondialistes lors des différents Forums Sociaux Mondiaux.

La souveraineté alimentaire est présentée comme un droit international qui laisse la possibilité aux populations, aux États ou aux groupes d’États de mettre en place les politiques agricoles les mieux adaptées à leurs populations sans qu’elles puissent avoir un effet négatif sur les populations d’autres pays. La souveraineté alimentaire est donc une rupture par rapport à l’organisation actuelle des marchés agricoles mise en œuvre par l’OMC.

Complémentaire du concept de sécurité alimentaire qui concerne la quantité d’aliments disponibles, l’accès des populations à ceux-ci, l’utilisation biologique des aliments et le problème de la prévention et gestion des crises, la souveraineté alimentaire accorde en plus une importance aux conditions sociales et environnementales de production des aliments. Elle prône un accès plus équitable à la terre pour les paysans pauvres, au moyen si nécessaire d’une réforme agraire et de mécanismes de sécurisation des droits d’usage du foncier.

Au niveau local, la souveraineté alimentaire favorise le maintien d’une agriculture de proximité destinée en priorité à alimenter les marchés régionaux et nationaux. Les cultures vivrières et l’agriculture familiale de petite échelle doivent être favorisées, du fait de leur plus grande efficacité économique, sociale et environnementale, comparée à l’agriculture industrielle et les plantations de grande échelle où travaillent de nombreux salariés. La place et le rôle des femmes sont privilégiés.

La souveraineté alimentaire privilégie des techniques agricoles qui favorisent l’autonomie des paysans. Elle est donc favorable à l’agriculture biologique et à l’agriculture paysanne. Elle refuse l’utilisation des plantes transgéniques en agriculture.

Source : http://www.alimenterre.org

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