Publié par : La société solidaire et durable | août 14, 2015

Les plages des Caraïbes envahies par les algues brunes nauséabondes !


Chers lecteurs,

Sur une plage de Cancun, au bord de la mer des Caraïbes, au Mexique.

Un large tapis d’algues en décomposition, dégageant une odeur d’œuf pourri, recouvrant une plage des Caraïbes. L’image, bien éloignée des cartes postales de sable blanc et d’eau turquoise, ne fait pas rêver. Elle est pourtant devenu réalité sur un nombre toujours plus important de plages de la région, posant même des problèmes de santé publique (irritation des yeux, de la gorge, des oreilles, nausées).

Depuis 2011 deux variétés de ces algues appelées sargasses – Sargassum fluitans et Sargassum natans – prennent peu à peu possession de l’arc Caraïbe, de la République dominicaine à la Barbade en passant par la côte mexicaine. Cette année, le nombre de rivages touchés par l’invasion d’algues est si élevé que de plus en plus de touristes ont décidé d’annuler leurs vacances d’été.

Des tas de trois mètres de haut sur certaines plages

A quelques mois de la haute saison touristique, certains responsables de la région ont appelé à une réunion d’urgence de la Communauté caribéenne, qui regroupe 15 pays.

De nombreux pays touchés par le phénomène ont été contraints de débloquer des fonds d’urgence pour financer les opérations de nettoyage et retirer ces immenses tas d’algues puantes, qui peuvent atteindre jusqu’à trois mètres de haut sur certaines plages. Sur l’île de Tobago, les autorités ont même décrété l’état de « catastrophe naturelle ».

A quelques mois de la haute saison touristique, certains responsables de la région ont appelé à une réunion d’urgence de la Communauté caribéenne, qui regroupe 15 pays. Ils craignent que l’aggravation de ce phénomène frappe fortement l’économie de la région, la plus dépendante au tourisme du monde.

« Cette année a été la pire que nous ayons connue, alerte Christopher James, président de l’association des hôtels et du tourisme à Tobago. Nous avons besoin d’une action régionale pour résoudre ce problème car cette algue disgracieuse pourrait finir par affecter l’image des Caraïbes. »

La pollution tellurique à l’origine de la prolifération

D’après une note rédigée pour la direction de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DEAL) de Guadeloupe, les sargasses seraient le fruit peu ragoûtant de la pollution tellurique qui contamine les océans, alliée au changement climatique qui pourrait influencer certains courants marins

Pour le biologiste marin, ces vastes « radeaux » de plusieurs centimètres d’épaisseur ne viennent pas directement de la mer des Sargasses, contrairement à ce que leur nom indique. Ils circulent dans l’Atlantique avant de venir se nourrir au nord du Brésil de nitrates et de phosphates charriés par les fleuves de l’Amazonie.

Source : http://www.lemonde.fr/ avec AP

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