Publié par : La société solidaire et durable | décembre 10, 2015

Quatre techniques pour faire pousser plus de légumes au potager !


Chers lecteurs,

Quelle quantité de légumes peut-on espérer produire dans un petit potager ?

En moyenne, on s’attend à récolter environ 2 kg de haricots, 5 kg de tomates, une dizaine de laitues ou 3 kg de carottes par mètre carré.

Mais de nos jours, la taille du potager a tendance à se réduire car les jardiniers ont moins de temps à lui consacrer, moins de surface aussi (le terrain est cher) et peut-être aussi moins d’endurance physique.

Alors il faut être malin et chercher des techniques qui permettent d’augmenter le rendement du potager.

1. Faire pousser ses légumes en blocs

Un bloc de laitues (avec des radis au milieu)

Un bloc de laitues (avec des radis au milieu)

Traditionnellement, on a l’habitude de cultiver ses légumes en rangs. Et chaque rang est espacé de son voisin par une certaine distance appelée distance inter-rangs.

Si cette méthode reste valable pour des maraîchers qui travaillent sur de grosses surfaces, elle fait perdre beaucoup de place dans les petits potagers.

Alors n’ayons pas peur de resserrer les rangs : pour faire pousser plus de légumes par mètre carré, il suffit de les planter en blocs rectangulaires :

  • 1 mètre 20 de large c’est le plus pratique pour éviter de piétiner la parcelle.
  • La longueur quant à elle est variable selon les besoins de chacun.

Et dans ce bloc, les légumes seront espacés de la même distance en tous sens.

Prenons un exemple : pour les carottes, il est habituellement préconisé une distance inter-rangs de 25-30 cm et un éclaircissage à 5-8 cm. Ce qui donnera pour 2 rangs parallèles d’une longueur de 3 m et de 30 cm de large (soit environ 1 mètre carré) : une petite centaine de carottes au total.

Maintenant si nous cultivons ces même 100 carottes en les espaçant de 7 cm en tous sens dans un bloc rectangulaire, la surface nécessaire n’est plus que de 70 cm x 70 cm = un demi-mètre carré. Ce qui fait deux fois moins !

Et on peut encore gagner un peu si on a une bonne terre bien fertile : il suffit de diminuer légèrement les distances de plantation. Pour nos carottes, on pourrait les éclaircir tous les 5 cm au lieu de 7, ce qui donnerait un total de 14 x 14 = 196 carottes !

Donc si on utilise les deux techniques, on se retrouve avec un rendement multiplié par 4.

Le gain n’est pas aussi spectaculaire avec tous les légumes mais on arrive au moins à obtenir le double de légumes à chaque fois.

2. Les cultures successives

Cela signifie que l’on va cultiver une espèce de légume à la suite d’une autre sur la même parcelle et durant la même année.

Selon votre climat et donc la durée de votre saison potagère, vous pourrez faire pousser et récolter successivement entre 2 et 4 légumes différents sur une parcelle.

Voyons quelques exemples :

Premier légume Deuxième légume Troisième légume
Parcelle 1 Radis Betteraves Poireaux
Date de plantation avril mi-mai fin août
Parcelle 2
Epinards Tomates Salades chicorées
Date de plantation mi-mars mi-mai mi-septembre
Parcelle 3
Choux-raves Choux pommés Engrais vert : phacélie
Date de plantation mars mai semée au fur et à mesure de la récolte des choux

Avec cette technique, on peut donc « rentabiliser » au mieux chaque mètre carré de potager.

3. Prenez soin de votre terre

Du compost pour ces jeunes poireaux

Du compost pour ces jeunes poireaux

L’enchaînement des légumes au même endroit (comme nous venons de le voir dans les deux points précédents), ça use la terre ! Pour ne pas qu’elle s’épuise, il va falloir l’entretenir et garder un sol profond et aéré.

Cela va permettre aux racines des légumes de se développer de manière vigoureuse. Et en conséquence, les légumes seront plus gros et plus beaux.

Pour obtenir un tel sol, il faut l’aérer à la fourche-bêche ou à la grelinette avant chaque mise en place d’un nouveau légume.

Par exemple, vous avez fini de récolter un bloc de radis. Avant d’y repiquer des laitues, pensez à ameublir le sol qui s’est tassé sous l’effet des pluies et du vent.

Mais cela ne suffit pas. Il faut aussi que la terre soit humifère, c’est-à-dire riche en humus. L’humus, c’est cet or noir qui est produit par la décomposition de la matière organique par tous les micro-organismes qui vivent dans le sol. Des apports de compost (maison c’est mieux) sont indispensables.

Rassurez-vous, si votre terre ne possède pas (encore) toutes ces qualités, il y a des moyens pour l’améliorer et l’entretenir (de manière naturelle bien évidemment). Dans mon potager, ma terre est très argileuse (on appelle ça avoir une terre « amoureuse » car elle est plutôt collante ! ) mais elle se bonifie au fil des ans.

Et dans le pire des cas, si le sol est vraiment incultivable, il ne reste qu’à construire un potager surélevé. Cela revient à rapporter de la bonne terre par-dessus le sol existant. Les potagers en carrés en sont de bons exemples.

4. Rallonger les saisons

Les chicorées sont protégées tout l'hiver

Les chicorées sont protégées tout l’hiver

Il est possible d’étendre la saison potagère de quelques semaines à l’automne comme au printemps en offrant à vos légumes un environnement bien douillet et ensoleillé.

Commençons par le printemps. Fin février, enlevez tout le paillis, les restes d’engrais verts ou autres déchets végétaux qui jonchent le potager et mettez la terre à nu. Ainsi les rayons du soleil vont pouvoir réchauffer le sol.

Deux semaines avant d’y planter des légumes, sur la parcelle la plus ensoleillée du potager, installez un petit tunnel de culture en plastique transparent. On trouve des arceaux et de la bâche translucide dans toutes les jardineries pour un prix modique, leur taille fait 1 m 20 de large sur 50 cm de haut, pour généralement 5 m de long.

Que planter sous ce tunnel au tout début du printemps ? Soit vous aurez des plants que vous avez achetés ou produits vous-même à l’avance dans la maison, soit vous ferez des semis directs en terre.

Les légumes les mieux adaptés pour pousser quand il fait encore froid et que la durée des jours est courte sont : les laitues, les épinards, les oignons (en bulbilles), les carottes, les choux et les betteraves.

Plus tard dans la saison, début mai, ces mêmes tunnels pourront être utilisés pour planter en avance quelques plants de « légumes à ratatouille » comme des tomates, des poivrons et des aubergines.

Venons-en maintenant à l’automne. Pour rallonger les cultures et même protéger les légumes des premières gelées, il existe des voiles de croissance non tissés qui laissent respirer les plantes. Très légers, on peut les poser à même les cultures, sans arceaux.

J’ai pu ainsi prolonger mes récoltes de haricots verts jusqu’à début novembre !

Source : potagerdurable.com

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