Publié par : La société solidaire et durable | décembre 29, 2015

L’exploration lunaire reprend du service avec l’ESA !


Chers lecteurs,

S’il ne fait guère de doute qu’un programme international, tant technique que politique, succèdera à celui de la Station spatiale internationale (ISS), il est trop tôt pour en esquisser les contours, car cette dernière pourrait être utilisée jusqu’en 2028. Alors que les Américains donnent la priorité aux vols habités et à l’exploration robotique et humaine de Mars et le satellite Phobos, l’Europe veut rester à proximité de la Terre et coloniser la Lune pour y réaliser de fréquents séjours.

Ainsi, Jan Woerner, le directeur général de l’Agence spatiale européenne (Esa) en place depuis le 1er juillet 2015, est le fervent partisan d’un « village lunaire » international qui se construirait par étapes robotiques et humaines. Pour l’instant, il s’agit encore d’une vague idée, qu’il ne faut pas prendre au sens littéral du terme, car il est moins question de construire une ville que de permettre à tout à chacun d’y apporter sa touche avec des systèmes et des missions différentes qui ne seraient pas forcément au même endroit. Jan Woerner l’a récemment défendu devant la communauté spatiale lors du 66e Congrès international d’astronautique qui s’est tenu à Jérusalem en octobre. En attendant que se matérialise ce projet, à l’horizon 2030, l’Esa se focalise sur les partenariats avec la Russie et la Chine qu’elle mène dans le domaine de l’exploration robotique de la Lune.

À chacun sa planète. Alors que la Nasa se focalise sur Mars et parie sur un ambitieux programme d’exploration habitée de la Planète rouge, l’Esa, sous l’impulsion de son nouveau Directeur général, se satisferait très bien d’un pied à terre sur la Lune dont les premiers coups de pioche pourraient être donné durant la décennie 2030. © Esa

La Lune en point de mire

Si les ministres chargés des affaires spatiales des États membres de l’Agence spatiale européenne réunis lors du Conseil de fin 2016 donnent leur feu vert, l’Esa participera aux prochaines missions robotiques de la Russie. De Luna-27 (alias Luna-Resurs) – qui doit se poser à la surface lunaire – à Luna-28 – qui s’en ira au pôle sud de notre satellite naturel pour récupérer des échantillons – sans oublier le Luna-25/Luna-Glob de 2019, elle devrait fournir des équipements dérivés du programme ExoMars et de ses deux missions.

Celle de 2016, qui compte l’orbiteur TGO et le démonstrateur EDM dont le lancement est prévu en mars prochain, et celle de 2018 qui verra le rover ExoMars 2018 débarquer sur la surface de Mars pour y chercher des traces de vie dans son sous-sol. Concrètement, elle fournira une foreuse, dérivée de celle embarquée sur ExoMars 2018 et un système de guidage et d’atterrissage de précision, dérivé du démonstrateur de rentrée atmosphérique EDM.

Entretemps, les chercheurs européens devraient être associés à la mission Chang’e-4 d’une sonde sur la face cachée de la Lune pour y placer un télescope, ainsi qu’un très petit rover. Il faut savoir que cette dernière devait initialement rééditer l’exploit de Chang’e 3 qui a réussi à poser un rover en décembre 2013, sur le côté visible de la Lune. L’Agence spatiale chinoise (CNSA, China National Space Administration), qui a décidé d’accélérer son programme lunaire, propose au secteur privé et à la communauté internationale d’embarquer à bord de cette mission dont le lancement est prévu en 2018-2019.

Source : ESA et Futura Sciences

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