Publié par : La société solidaire et durable | juin 19, 2016

La présence de nanoparticules dans l’alimentation fait polémique !


Chers lecteurs,

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L’ONG Agir pour l’environnement dénonce des défauts d’étiquetage sur plusieurs produits alimentaires. Les effets sur la santé humaine sont encore largement inconnus.

C’est un sacré pavé dans la mare qu’a lancé la semaine dernière Agir pour l’environnement. L’association a alerté sur  la présence de nanoparticules dans des produits alimentaires comme les chewing-gums Malabar ou les biscuits Napolitains de Lu. Ni l’un ni l’autre ne contiennent de nanoparticules, s’est défendu le groupe Mondelez, qui commercialise ces deux marques.

Pointé du doigt pour ne pas l’avoir mis sur les étiquettes, le géant américain s’explique. « Nous utilisons bien du dioxyde de titane comme colorant mais pas à l’état de nanoparticule. En outre, il apparaît très clairement dans la liste des ingrédients sur l’étiquette comme colorant E171. » Le groupe, mis en cause aux côtés de William Saurin et de Carrefour, assure que ses chewing-gums et ses gâteaux répondent en tout point à la réglementation.

Une question complexe

La question des nanoparticules est très complexe. « Il y a un problème de définition à la base. D’où le fait que certains puissent dire qu’il n’y a pas de nanoparticules dans l’alimentation, mais en fait il y en a », explique Olivier Merckel, chef de l’unité évaluation des risques liés aux agents physiques de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES).

Les industriels profitent d’une définition très vague, très alambiquée pour ne rien signaler.

Faute d’accord trouvé sur une définition par la Commission européenne, il y a « une grande tolérance de la DGCCRF [la Direction générale de la consommation, NDLR] », indique Katia Lentz, avocate associée du cabinet Keller et Heckman. « Les industriels profitent d’une définition très vague, très alambiquée pour ne rien signaler », juge Magali Ringoot, porte-parole de l’ONG.

« Les nanoparticules, présentes dans de nombreux produits de consommation courante, se signalent sous forme d’agrégats et d’agglomérats dans le secteur alimentaire », détaille le représentant de l’ANSES. En 2010, cet organisme avait produit un rapport signalant la présence de silice dans un potage à la tomate.

« Un impact sur la vie animale »

Les effets sur la santé humaine sont encore largement inconnus. Car il n’y a pas encore de méthodologie bien établie qui permette de les évaluer. Et s’il y a un risque, celui-ci ne dépend pas tant du degré de toxicité de la substance considérée que de sa taille. Une fois réduites à des dimensions infinitésimales (de l’ordre de 100 nanomètres pour les nanoparticules), certaines « peuvent être plus réactives », poursuit l’expert de l’ANSES. Elles peuvent franchir certaines barrières physiologiques pour se retrouver dans le sang ou les poumons, mais aussi mieux se répandre dans l’environnement, sans que l’on en connaisse les conséquences. Le nano-argent, contenu dans les chaussettes et utilisé comme antibactériel, est inoffensif pour celui ou celle qui les porte. Mais cette substance part dans les eaux de lavage et s’accumule dans les rivières…

UN ÉTIQUETAGE OBLIGATOIRE MAIS CONTROVERSÉ

Depuis janvier 2013, l’étiquetage des nanoparticules est obligatoire, mais il est sujet à caution parce que leur définition fait l’objet d’une controverse entre la Commission et le Parlement européen. A partir de 2018 et conformément à la nouvelle réglementation sur les nouveaux aliments, tout ingrédient contenant des « nanos » devra faire l’objet d’une demande d’autorisation avant d’être utilisé dans un aliment. Dans l’attente d’une évaluation des risques, l’ONG Agir pour l’Environnement demande un moratoire.

Source : http://www.lesechos.fr

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