Publié par : La société solidaire et durable | juin 24, 2016

Le Royaume-Uni vote la sortie de l’Union Européenne !


Chers lecteurs,

Le Royaume-Uni entame le reste de son histoire. Et cette histoire se construira hors de l’Union européenne. Ce vendredi 24 juin, à 4h40 locales (5h40 à Paris), la BBC l’a annoncé : le camp du Leave, en faveur de quitter l’Union européenne, a remporté le référendum. Les Britanniques ont voté à 51,9% des voix pour sortir de l’Union européenne, contre 48,1% pour rester, selon les résultats définitifs publiés vendredi matin par la commission électorale.

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Quarante-et-un ans après un autre référendum, en 1975, au cours duquel le pays avait choisi de rejoindre la Communauté économique et européenne (CEE), le Royaume-Uni redevient juste une île.

Cette décision historique a stupéfié. D’autant que dans les premières heures qui ont suivi la fermeture des bureaux de vote, à 22 heures, les premières tendances semblaient donner une avance au Remain. Même Nigel Farage, chef du parti europhobe du UKIP, qui a passé sa vie à rêver à ce moment, avait concédé à mi-mot la défaite de son camp ! Vendredi à l’aube, hilare, il hurlait dans les micros tendus : «C’est une victoire pour les vrais gens, pour les gens ordinaires, pour les gens convenables !»

Peu après minuit et l’annonce des premiers résultats, l’écart entre les deux camps a semblé extrêmement serré, avec peu à peu un constat : dans toutes les régions où le vote pour le Leave était attendu comme élevé, le résultat final a dépassé toutes les prévisions. C’est le cas dans le Nord-Est de l’Angleterre, dans les Midlands (centre), d’anciens bastions du Labour, terres souvent défavorisées économiquement. Le pays de Galles a également voté pour quitter l’UE.

Un séisme à venir au coeur du Labour

Ces résultats, dans des régions longtemps traditionnellement travaillistes, vont provoquer un autre séisme, au cœur du Labour, qui a soutenu le Remain, mais avec un leader, Jeremy Corbyn, engagé très tièdement dans la campagne. Le Labour a, clairement, perdu son attrait auprès de masses entières de la population et notamment de la classe ouvrière.

Et, dans les régions qui penchaient pour le Remain, au contraire, le résultat n’a pas été à la hauteur des espérances de ceux qui souhaitaient rester membres de l’Unon européenne. A Londres, prédite pour voter très largement en faveur de rester au sein de l’UE, les Remain ont obtenu 59,9% des voix. Les grandes banlieues, notamment dans l’Est, plus défavorisées, ont voté en faveur du Leave.

L’Ecosse a également voté massivement en faveur du Remain, aucune des 32 circonscriptions n’a voté en faveur du Leave. Le pays apparaît désormais totalement déchiré, avec des divisions très claires.

La décision du Royaume-Uni provoque le vertige tant les implications sont énormes et inconnues à la fois. Sur les marchés, la livre sterling a d’ores et déjà plongé à son plus bas niveau depuis trente ans. Les marchés européens devraient ouvrir en très forte baisse.

La réaction du Premier ministre très attendue

La réaction du Premier ministre conservateur David Cameron, qui avait convoqué ce référendum en janvier 2013, est attendue avec impatience. Plus de quatre-vingt quatre députés conservateurs, dont les deux-tiers ont choisi le camp du Leave, ont signé une lettre lui demandant de rester et de mener les négociations pour la sortie de l’UE.

Pourtant, il semble difficile, voire impossible d’imaginer qu’il puisse rester au 10, Downing Street, alors qu’il a fait campagne pour rester. Il devrait faire une déclaration peu après la déclaration officielle des résultats, attendue autour de 7h30 locales (8h30 à Paris).

«Le peuple britannique a donné des instructions au gouvernement et au parlement avec lesquelles ces derniers ne sont pas d’accord. C’est une situation unique dans l’histoire de ce pays», a expliqué Vernon Bogdanor, professeur en histoire constitutionnelle à King’s College University. Les deux–tiers du parlement a voté en faveur du Remain.

Un Royaume plus très uni

«Le Royaume-Uni a pris une décision, David Cameron avait dit qu’il invoquerait immédiatement en cas de victoire du Leave l’article 50 du traité de l’Union européenne (qui enclenche le processus de départ de l’UE, ndlr), ce serait l’attitude honorable», a-t-il ajouté. Le processus de sortie devrait néanmoins prendre jusqu’à deux ans.

Le Royaume-Uni n’est désormais plus uni du tout, ni à l’Union européenne, ni même en son cœur.

L’écrivain J.K. Rowling, auteur des Harry Potter, l’a simplement résumé : «L’Ecosse va désormais demander l’indépendance. L’héritage de David Cameron sera d’avoir brisé deux unions. Rien de tout cela n’était nécessaire».

La Reine d’Angleterre en faveur du Brexit ! 

En juin 2015, plusieurs médias britanniques – dont le Sun – avaient conclu que la reine était… en faveur d’un maintien dans l’UE, après qu’elle eut prononcé un discours à Berlin, dans lequel elle appelait à lutter contre les « divisions de l’Europe ». Mais les médias feignaient ainsi d’ignorer que ce discours avait été rédigé, comme tous les autres, par les services de David Cameron…

En mars 2016, le Sun a lancé une nouvelle campagne affirmant cette fois-ci que la reine Elisabeth II était en faveur du Brexit. Le quotidien populaire britannique, le plus lu outre-Manche (avec 1,8 million d’exemplaires), affirma qu’il avait la preuve de cette opinion et qu’il s’appuyait sur deux sources.

Selon l’une de ces deux sources, la reine aurait eu une altercation assez violente avec le vice-Premier ministre de l’époque, et leader du parti libéral-démocrate, Nick Clegg. Le contenu des entretiens de la souveraine avec qui que ce soit n’est normalement jamais, au grand jamais, révélé.

Nick Clegg, probablement l’une des personnalités politiques britanniques les plus europhiles rétorqua que les allégations du Sun, fleuron de l’empire Murdoch, relevaient du « grand n’importe quoi ». « C’est faux, je ne peux pas être plus clair que cela », avait-il dit à la presse le 10 mars dernier, avant de regretter que le camp en faveur d’une sortie de l’UE « mêle la reine à ce débat ».

Mais Nick Clegg disait-il lui-même la vérité ?

Quoi qu’il en soit, le palais de Buckingham, probablement sous une intense pression du Premier ministre, rendit public un démenti total, et annonça qu’il allait porter plainte contre le tabloïd. On ignore ce que cette plainte est devenue.

Restait à savoir si la reine allait s’exprimer cette semaine, quelques jours avant le référendum fatidique.

D’après certains articles de presse, le premier ministre David Cameron, qui rencontre la reine chaque semaine du fait de ses fonctions, aurait tenté d’obtenir d’Elisabeth II une « petite phrase » en faveur du maintien dans l’UE.

Alors que la campagne se clôture ce 22 juin, force est de constater qu’il ne l’a pas obtenue.

En revanche, un article paru le 21 juin 2016, dans le très sérieux quotidien « Telegraph », a donné satisfaction à tous les partisans du Brexit. Car ils y ont vu la fameuse « petite phrase » tant attendue émanant de la souveraine et susceptible de galvaniser les indécis en leur faveur. (cf. article ci-dessous)

De façon faussement anodine, comme lors de sa sortie dans l’église de Balmoral, Sa Majesté Elisabeth II a profité d’un dîner à Buckingham Palace pour demander à ses convives qu’ils « lui donnent trois raisons pour lesquelles la Grande-Bretagne devrait rester dans l’Europe ».

Si l’on y réfléchit un instant, une telle demande n’est neutre qu’en apparence.

Cette question véhicule l’idée que la reine d’Angleterre a beau se creuser la tête, elle n’arrive décidément pas à trouver, par elle-même, au moins 3 raisons pour que le Royaume-Uni reste dans l’Union européenne…

Preuve qu’il s’agissait d’une action préméditée, le « Telegraph », toujours très respectueux de la Couronne, a été autorisé à faire état de cette question dans ses colonnes. Et l’article de son rédacteur en chef (traduit ci-dessous) n’a pas été un instant démenti, ni critiqué, par Buckingham Palace.

Cette question subtile a fait comprendre à tout le monde que le cœur de la souveraine penche en faveur de la sortie de l’UE. Sinon, elle aurait demandé à ses invités qu’ils « lui donnent trois raisons pour lesquelles la Grande-Bretagne devrait sortir de l’Europe »…

À 90 ans et après 64 années de règne, Sa Majesté Elisabeth II vient de donner avec beaucoup de finesse le seul « coup de pouce » que les rigides institutions britanniques l’autorisait à prodiguer. Force est de constater qu’elle l’a fait en faveur du Brexit.

Compte-tenu de l’audience de la reine dans l’opinion, c’est un cadeau… royal pour les partisans de la sortie de l’UE.

Source : http://www.telegraph.co.uk/news/2016/06/21/queen-asks-guests-to-give-her-3-reasons-why-britain-should-remai/

Et en France ?

Il faut savoir qu’en France, il n’y a seul partie qui tient le même discours de référendum et de sortie de la France de l’Union Européenne, j’ai nommé l’UPR : l’Union Populaire Républicaine et son président François Asselineau !

Voici une vidéo sur l’Europe la mise en place d’une dictature !

Et cliquez ici pour en savoir plus sur l’UPR !

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Source : http://www.liberation.fr

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