Publié par : La société solidaire et durable | octobre 12, 2016

L’aquaponie facilite l’implantation de fermes urbaines !


Chers lecteurs,

Le concept de ferme urbaine commence à prendre racine un peu partout en France. Complémentaire des jardins partagés ou de la végétalisation des bâtiments, il participe au retour de la nature en ville. Reportage sur trois initiatives à Paris, Toulouse et Gardanne.

Il semblerait que l’aquaponie soit une solution d’avenir pour l’agriculture en ville. Les trois fermes urbaines visitées ont développé le concept. La Recyclerie à Paris et la Marcotte à Gardanne (Bouches du Rhône) utilisent pour l’instant des poissons rouges… non comestibles bien sûr, mais il s’agit dans un premier temps de tester les installations. Dans la ferme urbaine de Toulouse (Haute-Garonne), Citizen Farm, en revanche, ce sont des Black Bass, comestibles, eux : « C’est un poisson de rivière qui a l’avantage d’être adapté à une eau tempérée voire légèrement chaude, étant donné qu’on a choisi de ne pas climatiser ni chauffer notre ferme« , précise Pierre Oswald, le concepteur.

Les intérêts de l’aquaponie

L’aquaponie ne nécessite pas de terre, il s’agit d’une culture hors sol, donc des fermes urbaines peuvent s’installer partout. L’usage des pesticides sur les plantes semble quasi impossible puisque les produits pourraient contaminer l’eau qui repart en circuit fermé vers l’élevage des poissons. Les fruits et légumes seront nécessairement bio. Ce fameux parcours que l’eau réalisé en circuit fermé permet une économie d’eau considérable, 80% à 90% d’économie par rapport à une culture en pleine terre ! Sans compter que deux des trois installations visitées cherchent l’autonomie complète, en utilisant les eaux de pluie et des panneaux solaires pour alimenter les pompes et répondre aux autres besoins énergétiques.

Toutefois, il y a aussi des inconvénients, prévient Lucie Humbaire de la Recyclerie. « Ce sont des systèmes peu résilients. Si on a un problème avec la pompe, tous les poissons peuvent mourir assez rapidement donc il faut une vigilance presque permanente pour ces installations alors qu’on peut très bien laisser un potager trois jours tout seul avec un système d’irrigation« .

Les intérêts de l’agriculture urbaine 

Les jardins partagés ou familiaux, les fermes urbaines, les potagers sur les toits… Cette production locale permet une consommation locale, des cycles courts qui permettent de limiter les transports et donc les émissions de CO2. L’agriculture urbaine est aussi une solution locale pour les déchets organiques, utilisés pour faire du compost. Enfin, selon Pierre Oswald de Citizen Farm, cela permet aussi de reconnecter les citadins à la production agricole et plus globalement à l’alimentation : « Les gens vont voir au jour le jour leurs légumes pousser, on va leur réapprendre quels légumes poussent en fonction des saisons, ils pourront même les cueillir et les manger le soir même« .

Ce qui reste plus flou, c’est l’impact économique. A Détroit, aux Etats-Unis, l’agriculture urbaine qui s’est fortement développée emploierait environ 16.000 personnes. Difficile encore de percevoir le potentiel en France, mais la machine est en route.

Source : http://www.actu-environnement.com

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