Publié par : La société solidaire et durable | novembre 7, 2016

Archinaute, le bateau qui se joue du vent tournant !


Chers lecteurs,

Charles-Henri Viel fait le pari de révolutionner l’art et la manière de prendre la mer. Le projet de cet ingénieur carnacois s’appuie sur la technique de la voilure tournante. Un principe connu depuis les années 1920.

Charles-Henri Viel a présenté hier soir au Musée des thoniers d'Etel sont projet Archinaute. Un système de voilure tournante susceptible d'équiper un jour de nombreux navires, de la plaisance au transport maritime en passant par la pêche.

Avec son projet Archinaute en poche, l’ingénieur carnacois Charles-Henri Viel fait le pari – ambitieux – d’ouvrir une troisième voie dans l’art et la manière de naviguer. On connaît la voile et le moteur. Voici la voilure tournante. Sorte d’éolienne à géométrie variable qui se nourrit de la force du vent.

L’idée, présentée hier soir à Etel, ne date pas d’hier. « Le principe de la voilure tournante est connu depuis 1921 et fut testé avec succès sur la Seine, explique doctement Charles-Henri Viel. Le système permet de naviguer dans toutes les directions parce qu’il repose sur une captation mécanique de la puissance du vent. Il offre une manoeuvrabilité et une flexibilité proches de celles d’un navire à propulsion mécanique classique ». Une technique susceptible de répondre au défi de la transition énergétique dans le domaine de la navigation.

Charles-Henri Viel envisage la construction de navires modernes à usage professionnel, propulsés par le vent. « Le développement de la conception tridimensionnelle, des calculs en mécanique des fluides et résistance des matériaux, la construction en matériaux composites et la gestion des transmissions de puissance, nous donnent aujourd’hui les moyens d’exploiter cette technique ». Mais pour quelles performances ? « La vitesse du navire serait égale à la moitié de la vitesse du vent dans toutes les directions, y compris face au vent ».

L’indispensable renouvelable

Charles-Henri Viel n’est pas le seul à y croire. Le chantier naval Bretagne sud à Belz, piloté par Yannick Bian, pourrait s’associer au projet en vue de construire, dans un premier temps, un trimaran prototype de 12 m. « C’est la bonne taille, analyse l’ingénieur carnacois. Il sera équipé d’une éolienne à pas variable de 8 m d’envergure maxi. Par 20 noeuds de vent, ce prototype atteindra 10 noeuds. Il nous faudra trois ans et trois millions de budget pour le lancer ce navire écolo, innovant et séduisant ».

Avec le retour nécessaire aux énergies renouvelables, Charles-Henri Viel sait que les vents sont porteurs. « Cette voilure tournante pourra, demain, être adaptée sur les catamarans et trimarans de plaisance. Elle peut aussi équiper les bateaux de pêche qui consomment entre un et deux litres de gasoil pour capturer un kilo de poissons ».

Jusqu’au transport maritime, auquel le concepteur d’Archinaute fait aussi les yeux doux. « Nos calculs indiquent qu’un catamaran de 60 m de long et de 30 m de large, doté d’une telle voilure, sera capable de transporter jusqu’à 1 000 tonnes de marchandises ! »

Pour en savoir plus, visiter le site archinaute. fr.

Source : Ouest-France et youtube.

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