Publié par : La société solidaire et durable | novembre 21, 2016

C’est l’histoire d’une centenaire « heureuse maman » de plus de 300 arbres…


Chers lecteurs,

À 105 ans, Saalumarada Thimmakka est « mère » de plus de 300 arbres. C’est en tout cas ainsi qu’elle voit les choses, ayant dédié sa vie, aux côtés de son défunt mari, à planter et à prendre soin de centaines d’arbres dans la région aride du Sud de l’Inde d’où elle est originaire. Un engagement à temps plein, à la base duquel on trouve une belle philosophie de vie, mais aussi une capacité formidable à outrepasser les obstacles.

C’est l’histoire d’une centenaire « heureuse maman » de plus de 300 arbres…

300 arbres et autant d’enfants synonymes de fierté

Ils sont au nombre de 300, les arbres que Saalumarada Thimmakka a planté sur la bande de 4 kilomètres qui sépare son village de celui de Kudoor, au Sud de l’Inde. Une dévotion à la planète qui pousse à l’admiration, mais qui est aussi le fait d’un destin qui n’a pas toujours été tendre avec Saalumarada Thimmakka et son mari.

Née dans une famille pauvre, Saalumarada Thimmakka n’a jamais pu aller à l’école et bénéficier d’une éducation de base. Elle a donc commencé très tôt à travailler à la ferme par obligation et survie. Mariés jeunes, Saalumarada Thimmakka et son mari n’ont par la suite jamais réussi à avoir d’enfants, même après 25 ans d’amour et de vie commune. C’est alors que, déçus et affligés par les vicissitudes de la vie que les deux acolytes ont commencé à traiter les arbres comme leurs propre progéniture. «C’était mon destin de ne pas avoir d’enfants», confie-t-elle à CNN. «En conséquence de cela, nous avons décidé de planter des arbres, de les élever et d’être l’objet de bénédictions. Nous avons traité les arbres comme nos enfants. »

saalumarada_thimmakkajPhotographie CC0 / Wikimedia

C’est ainsi que, avec les encouragements de son mari, Saalumarada Thimmakka s’est mise en tête de planter le plus d’arbres possible. Pendant des années, le quotidien du couple a été marqué par cette mission, qu’une volonté de protéger l’environnement et une foi sans limites dans l’importance de l’action individuelle ont continué de motiver. Chaque jour, après s’être occupés toute la journée de la ferme, les deux compères parcouraient jusqu’à plusieurs kilomètres, traînant des litres d’eau derrière eux, afin de prendre soin de ces arbres-enfants qui étaient les leurs. Une mission très difficile dans cette région aride peu propice au développement d’une végétation foisonnante.

Une personnalité hors-norme internationalement reconnue 

En 1965, le travail extraordinaire de cette femme est une première fois récompensé par l’honneur indien du National Citizen Award. Par la suite, les prix continueront d’affluer, attestant de l’importance de son action hautement symbolique et de celle de son mari — qui décèdera en 1996. Alors qu’elle a toujours vécu dans la plus profonde pauvreté, la valeur de tous les arbres jamais plantés par Saalumarada Thimmakka est aujourd’hui estimée à plus de 20 000 euros (soit 1 500 000 roupies).

En 2014, une fondation à son nom voit le jour, avec pour objectifs d’attirer l’attention internationale sur les accomplissements de Saalumarada Thimmakka et de mettre en place diverses actions en accord avec les valeurs de cette femme à la volonté de fer. Outre la sensibilisation à la cause environnementale et à sa défense, l’organisation intègre aussi des actions visant à réduire la pauvreté, et à promouvoir l’accès à l’éducation des populations qui, comme elle, n’ont pas la chance de pouvoir se rendre à l’école.

Aujourd’hui veuve et âgée de 105 ans, Saalumarada Thimmakka continue d’être un modèle de bravoure et de dévouement. Dans son entretien à CNN, elle a ces mots : « J’ai une suggestion à faire à tout le monde: nous sommes nés en tant qu’êtres humains, et nous mourrons en tant que tels, mais pour vivre nous devons préserver la nature. Nous ne pouvons pas vivre sans l’environnement. » Son exemple, quant à lui, résonne à travers le monde comme la preuve qu’il n’est pas indispensable d’être grand et puissant pour faire la différence, et que la constance et la détermination sont parfois les meilleures armes pour modeler un monde plus juste ou différent.

saalumarada_thimmakka_from_karna

Une histoire inspirant qui fera inévitablement penser à au conté français « L’homme qui plantait des arbres » de Jean Giono, adapté en moyen métrage animé…

lhomme-qui-plantait-des-arbres


Sources : CNN.com / inhabitat.com / ThimmakkaFoundation.org

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