Publié par : La société solidaire et durable | novembre 22, 2016

Les enjeux de l’agriculture urbaine et de la végétalisation des villes !


Chers lecteurs,

Pour préserver les terres et diminuer les transports, les villes sont amenées à accueillir de plus en plus de monde. Dans un souci de conservation de la biodiversité malgré la densification urbaine, et pour apporter un certain confort aux citadins, l’agriculture et la végétalisation urbaine apportent un vrai plus. Mais d’abord qu’est-ce que c’est ? Quels en sont les enjeux pour le développement durable ?

terrasse sur un toit d'immeuble

En quoi consistent l’agriculture et la végétalisation urbaine ?

L’agriculture et la végétalisation urbaine consistent à produire des fruits, des légumes et tout autre aliment ou plante en ville. Elles se retrouvent à différents endroits dans la ville sur :

  • Des jardinières
  • Des jardins partagés
  • Des jardins pédagogiques
  • Des toitures
  • Des friches
  • Des cours d’immeuble

Le but est bien évidemment de remettre la biodiversité au centre de la conception des systèmes en cultivant des fruits et légumes, tout en évitant l’utilisation de pesticides et enfin en adaptant cette culture au contexte local.

Si l’agriculture urbaine permet la reconquête de la nature en ville par la gestion humaine de cohabitation des systèmes, il est également important de pouvoir laisser des espaces avec une certaine spontanéitépour agrandir la biodiversité.

Le triple enjeu pour les villes

Le développement durable est basé sur 3 gros piliers : environnemental, économique et social. Tels sont aussi les enjeux de l’agriculture urbaine.

  • Enjeu environnemental : parce qu’outre un bien-être visuel, l’agriculture et la végétalisation urbaine ont un réel rôle dans la gestion de la chaleur, qui en ville, est souvent très importante. Ainsi, ils permettent de former un îlot de fraicheur en jouant sur les rayonnements et la chaleur. Cette fraicheur, obtenue notamment par l’évapotranspiration des plantes, permet de moins utiliser de climatiseurs, bien trop consommateur en énergie. Pour exemple, 1 arbre stocke du carbone et équivaut à 5 climatiseurs. Il permet donc la dépollution de l’air et augmente la biodiversité tout en participant activement au confort d’été. N’oublions également pas que le bitume imperméabilise les sols et empêche la terre d’absorber l’eau en cas de forte pluie. La présence de végétation dans les villes permet de gérer une partie de cette eau et ainsi éviter les nombreuses catastrophes dues aux inondations

effet de "dôme thermique"

  • Enjeu Economique : ils sont réels car source de nombreuses créations d’emplois locaux, avec de nouveaux acteurs pour accompagner ce modèle urbain mis en place. De plus, l’agriculture urbaine permet une économie circulaire et remet au goût du jour les circuits courts à l’échelle de la métropole. En plus de cela, le nature « ne coûte pas cher » et sera au final toujours plus rentable qu’une installation.
  • Enjeu Social : Un jardin dans une cour ou sur le toit, de quoi créer un réel lien social entre les habitants en leur offrant la possibilité de s’approprier les lieux. De plus, selon les retours observés, la dégradation des locaux serait en forte baisse lorsque les habitants sont impliqués dans la vie de leur immeuble et en particulier avec un jardin partagé où les plus anciens montrent aux plus jeunes le travail de la terre. Un réel tremplin de pédagogie.

Reste à convaincre le public…

L’une des plus grosses difficultés au développement de l’agriculture urbaine est de convaincre les citoyens. En effet, rares sont ceux qui voient que l’agriculture et la végétalisation urbaines apportent plus qu’un simple confort de voir du vert dans la ville. Et le film Demain est un bel exemple convaincant de solutions possibles à reproduire à l’échelle locale.

L’objectif de Paris d’avoir d’ici à 2020, 100 hectares de mur et toiture végétale, dont un quart en agriculture, permet d’aller plus loin dans la démarche et donc de développer les technologies. Dans les villes, les bailleurs sociaux mais également des constructeurs privés entament de plus en plus de projets intégrant une végétalisation.

Le nouveau PLU 2016 (Plan Local d’Urbanisme) aussi pousse au changement puisqu’il impose un léger retrait des façades pour pouvoir végétaliser et oblige les bâtiments dont la toiture fait plus de 100m² à être végétalisés.

Certes le but n’est pas de nourrir toute la ville grâce à l’agriculture urbaine, cela semblerait impossible au vu de la densité de population en milieu urbain. Mais cela permet de remettre en place une nature qui avait disparu tout en nous étant totalement utile au quotidien. Une multifonctionnalité à notre portée.

Enfin, il existe des aides financières régionales pouvant aller jusqu’à 100 000€ pour vous aider dans vos projets de végétalisations urbaines. Alors plus d’excuse pour se mettre au vert !

Source : conférence de presse Innov’Eco et http://blog.pages-energie.com

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