Publié par : La société solidaire et durable | novembre 30, 2016

Les mycorhizes : un rôle vital pour les plantes !


Chers lecteurs,

Les Mycorhizes sont des champignons microscopiques qui font merveille en horticulture. Ils ont pour rôle d’aider les plantes à puiser des éléments nutritifs dans le sol et à s’adapter au milieu : en échange, les plantes fournissent aux champignons l’énergie qu’ils sont incapables de tirer eux-mêmes du soleil.

mycorhize-4

Au cours des dernières années, une multitude de travaux ont clairement démontré l’intérêt scientifique et pratique de ces symbioses pour l’ensemble des végétaux du monde entier, que ce soit dans les écosystèmes naturels ou ceux aménagés par l’homme. Pourtant, en dépit de ces preuves répétées et irréfutables, un grand nombre de praticiens en horticulture, en agriculture, en foresterie et en environnement comprennent encore mal l’importance concrète de ce phénomène. Les pratiques durables dans ces domaines d’application ont pourtant tout à gagner d’une utilisation judicieuse des symbioses mycorhiziennes.

Symbiose mycorhizienne et espèces de plantes impliquées 

 La symbiose mycorhizienne (appelée aussi mycorhize) est une association mutualiste entre les racines de la plupart des plantes vasculaires et ce groupe de champignon faisant parti du nouveau phylum des Glomeromycota (Schüssler et al., 2001). Les champignons mycorhiziens à arbuscules (MA) ont été identifiés dans un large spectre de plantes incluant la majorité des familles angiospermes, mais aussi certaines plantes non vasculaires, des fougères, des plantes vasculaires sans graines, des groupes faisant partis des gymnospermes comme certains conifères (par exemple le Sequoia ou le Thuja), le Ginkgo biloba et les cycas (Peterson et al., 2004). De nos jours, des études intensives ont démontrées que ces champignons existent dans la plupart des écosystèmes du monde et ont été découvert dans beaucoup d’espèces de cultures importantes comme par exemple le maїs, le riz, le coton, l’asperge, les arbres fruitiers mais aussi dans beaucoup d’espèces horticoles comme les roses, les pétunias ou les œillets (Strullu et al., 1991). Ils vivent donc en relation avec la plupart des plantes terrestres (de 60 a 90%) (Fortin et al., 2008; Smith and Read 1997).

 Avantages de cette symbiose

 Par ailleurs, cette symbiose aide à la plante à acquérir du phosphore et du nitrate, tout en contribuant à augmenter la résistance de la plante à certains pathogènes présents dans le sol notamment grâce à une production plus importantes d’enzymes (flavonoïdes…) et de protéines de résistance induites par les arbuscules (Volpin et al.1994; Harrier et Watson 2004; St-Arnaud and Vujanovic, 2007). De plus, il a été démontré que les champignons MA peuvent jouer un rôle dans l’augmentation et le maintient de la biodiversité des plantes (Van der Heijden et al., 1998). Enfin le mycélium, de très fine dimension, augmente considérablement le volume de sol exploité par les racines, améliorant ainsi leur nutrition en sel minéraux et l’accès à l’eau (Smith and Read 1997).

Source : rapport réalisé en Master 1, étudiant en horticulture et environnement et youtube

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Catégories

%d blogueurs aiment cette page :