Publié par : La société solidaire et durable | décembre 12, 2016

Deux jeunes toulousains font fleurir des jardins sur les toits !


Chers lecteurs,

Alexandre Belin et Cédric Jules, deux jeunes entrepreneurs toulousains, sont à l’origine du programme Macadam Gardens. Ils proposent d’encourager et accompagner des entreprises dans la création de jardins partagés, notamment sur leur toit. À l’origine, leur vocation première était le maraîchage biologique. Par la suite, ils ont décidé de développer leurs activités et de partager leurs savoirs avec ceux qui sont attirés par l’agriculture urbaine.

Engagés, en faveur de l’environnement, Alexandre Belin et Cédric Jules veulent encourager la revégétalisation des villes. En tant qu’experts consultants, il aident des PME désireuses de s’investir dans un projet d’agriculture urbaine, dans la planification, la gestion de l’espace et la plantation d’un espace vert : au sol ou sur un toit, en terre ou dans des pots, peu importe. Leur idée ne s’arrête pas là. En effet, l’agriculture urbaine est reconnue comme étant une activité transversale aux multiples facettes et aux nombreux effets positifs. De plus, la pratique permet aux agglomérations de ne pas être coupées de la transition écologique qui s’adapte à toutes les réalités urbanistiques.

Au delà des questions environnementales, les associations et les acteurs publics voient dans ces jardins partagés un moyen de favoriser le lien social en zone urbaine. Qui plus est, on évoque souvent la dimension économique de tels projets : propre à revitaliser un quartier, les potagers urbains peuvent également être à l’origine de nouveaux emplois de proximité. Il est important de souligner ici que plusieurs études – notamment celle réalisée par AgroParisTech – montrent que les légumes cultivés en ville sont propres à la consommation, dès lors que les jardinières se trouvent à une distance raisonnable du trafic routier.

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Du donnant / donnant

Lorsque l’agriculture urbaine rencontre le monde de l’entreprise, c’est pour tenter un compromis inédit. Bien évidemment, les entreprises y voient un intérêt stratégique : elles espèrent se rapprocher de leurs salariés et manifester à leurs clients leur engagement en faveur de l’environnement. Mais s’arrêter là serait réducteur. Il a été observé que le jardinage entre collègues diminue le stress, améliore l’entente entre collaborateurs et crée un plus grand enthousiasme à se rendre sur le lieux de travail. Il permet surtout une nouvelle forme d’implication des salariés, qui investissent leur lieu de travail et le réaménage à leur manière. Un jardin partagé, c’est donc surtout l’expérimentation concrète d’une nouvelle manière de travailler ensemble.

La dimension pédagogique des potagers ne peut pas non plus échapper aux observateurs. Les fondateurs de Macadam Gardens considèrent qu’un de leurs objectifs est de « promouvoir une agriculture en interaction avec la ville et ses citoyens, développer des techniques de cultures alternatives et innovantes respectueuses de l’environnement et sensibiliser sur les bienfaits du jardinage, de la biodiversité et de l’alimentation. » Les deux associés peuvent revendiquer de belles réussites, en plein centre de Toulouse. Sur le toit d’une clinique, 200 jardinières ont été installées. Pas moins de 450 kilos de tomates et 200 kilos de fraises ont été récoltées en 2015, directement utilisées par la cantine de la structure. « L’objectif n’est pas d’arriver à l’autosuffisance avec les plantations mais plutôt de cultiver des variétés oubliées, de produire des légumes qui ont du goût et donner l’occasion à des employés de se détendre à leurs moments de pause » explique Cédric Jules.

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La végétalisation des villes, un enjeu climatique important

La réintroduction d’espaces naturels en ville est une question de taille. Avec le changement climatique, les villes sont soumises de manière accrue aux pics de chaleur, phénomène amplifié par la densité urbaine. Or, comme l’explique Erwan Corbeau chargé d’étude sur le climat au journal Le monde, l’absence de végétaux y est pour beaucoup : « Ces températures plus élevées sont principalement liées aux îlots de chaleur urbains. Ceux-ci sont produits par l’omniprésence de surfaces minérales qui emmagasinent l’énergie lumineuse. Les chaussées, les routes et les bâtiments emmagasinent la chaleur du soleil alors que la végétation joue un rôle d’atténuation en rafraîchissant l’air. »

De nombreuses solutions existent pour faire baiser les températures localement pendant ces épisodes de chaleur : planter des arbres, augmenter la présence d’eau, végétaliser les toits et prévoir plus de surfaces vertes. Dans ce contexte, toutes les initiatives sont bienvenues, depuis les pots de fleurs sur les balcons jusqu’aux jardins partagés. Un exemple particulièrement médiatisé nous vient de Séoul, en Corée, où une autoroute fut détruite pour faire renaître une rivière traversant la ville sur 8 km. Une manière efficace de lutter contre les fortes chaleurs et la pollution.

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Sources : lemonde.fr / lentreprise.lexpress.fr / macadam-gardens.fr / Toutes photographies à la discrétion de Macadam Gardens

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