Publié par : La société solidaire et durable | novembre 9, 2017

Le bio: une longue série de bienfaits pour la santé !


Chers lecteurs,

Alors que la France débat actuellement de son système alimentaire et de sa nécessaire évolution, cette étude arrive à point nommé. Réalisée par des chercheurs d’universités danoise, suédoise, polonaise et française, elle est basée sur 280 travaux internationaux et compare les effets sur la santé de l’alimentation bio par rapport à une alimentation conventionnelle.

Moins d’eczéma, d’hypertension, d’obésité

Une première série de conclusions est tirée des études, encore trop rares et trop limitées, qui ont été menées sur l’homme. À commencer par une réduction du risque d’eczéma chez l’enfant lors d’une consommation exclusive de produits laitiers biologiques pendant la grossesse et l’enfance. Le risque de pré-éclampsie (maladie fréquente pendant la grossesse, qui se manifeste par une hypertension artérielle) pendant la grossesse diminue aussi, dans le cas d’une consommation fréquente de légumes bio.

Moins d’obésité et de maladies chroniques

Les chercheurs observent une baisse de 31% de l’obésité chez les gros consommateurs de produits bio par rapport aux petits. Quant aux maladies chroniques, l’incidence est plus faible pour l’hypertension, le diabète de type 2, l’hypercholestérolémie, les maladies cardiovasculaires (chez les hommes) et le lymphome non hodgkinien (un cancer du sang).

Les chercheurs précisent toutefois que ces conclusions sont à nuancer, dans la mesure où les consommateurs de produits bio ont tendance à manger moins de viande, davantage de légumes, de fruits et d’aliments complets et à avoir des modes de vie plus sains.

Un impact sur les cellules et le développement

Pour leur part, les études in vitro opérées sur les fraises bio ont montré une activité antiproliférative plus forte contre les cellules cancéreuses du côlon et du sein par rapport à des fruits conventionnels. Le jus de betterave bio fermenté naturellement réduit quant à lui les niveaux d’apoptose précoce dans le cancer gastrique.

Enfin, les études réalisées sur les animaux ont démontré un taux de croissance plus rapide des poulets nourris avec des aliments conventionnels mais un taux de récupération plus rapide des poulets alimentés avec des produits bio.

Il est donc prouvé que le système agricole a un impact sur la vie cellulaire autant que sur le système immunitaire, la croissance et le développement global, concluent les scientifiques.

Développement neurologique moins perturbé

L’autre atout de consommer bio, et non des moindres, est de réduire l’exposition aux résidus de pesticides synthétiques. Selon l’EFSA, ces résidus sont inférieurs de 43,7% aux limites maximales (LMR) dans le cas d’un produit bio. Or plusieurs études ont démontré les effets négatifs de l’exposition de la mère à des insecticides organophosphorés (perturbateurs endocriniens) pendant la grossesse sur le développement neurologique de l’enfant. Retards cognitifs, mémoire de travail et QI plus faibles ont été relevés.

Les chercheurs notent aussi que les cultures céréalières biologiques affichent une teneur plus faible en cadmium, et que les produits laitiers bio sont plus riches en acides gras oméga 3.

Moins d’antibiorésistance

Dernier avantage: l’utilisation d’antibiotiques dans la production animale, qui augmente les problèmes de santé à cause des bactéries résistantes, est fortement restreinte dans l’agriculture biologique. Une étude a notamment conclu à une prévalence réduite des salmonelles résistantes aux antibiotiques dans les élevages de volailles bio. Et par conséquent dans les viandes consommées.

De ces démonstrations, les chercheurs concluent simplement «qu’une application plus large des méthodes de l’agriculture bio, notamment dans la lutte contre les ravageurs, serait  très bénéfique pour la santé».

6,2% des surfaces cultivées en Europe

En 2015, environ 51 millions d’hectares à travers le monde sont cultivés en agriculture bio. Dans l’Union européenne, elle représente 6,2% de la surface agricole utile (SAU) tandis que la France peine à rattraper son retard avec seulement 5,7% de la SAU selon le bilan tiré par l’Agence bio en mai dernier.

Source : http://www.euractiv.fr

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