Publié par : La société solidaire et durable | décembre 24, 2017

Taxer la viande, une option de plus en plus envisageable !


Chers lecteurs,

La mise en œuvre de l’accord de Paris poussera certains gouvernements à introduire une taxe sur le bétail afin de réduire la consommation de viande. Une décision qui pourrait faire économiser plus de 500 milliards de dommages climatiques. Un article de notre partenaire, Edie.net.

Le réseau FAIRR a publié un nouveau rapport le 12 décembre sur la manière dont les « taxes comportementales » sur la consommation de viande pourraient améliorer la santé publique et réduire les risques climatiques.

Le livre blanc estime que les taxes récemment introduites sur le sucre, sur le carbone et sur le tabac pourraient être appliquées à la production de viande puisque les pays explorent de nouveaux moyens de respecter les engagements de l’accord de Paris.

Pour Jeremy Coller, le fondateur de FAIRR, « les taxes comportementales sont de plus en plus communes. Ces dernières années, 16 pays ont adopté une taxe sur le sucre. Les dégâts que cause l’industrie de la viande sur notre santé et notre environnement l’exposent à des taxes similaires. Il est de plus en plus probable que nous voyons l’idée d’une taxe sur la viande devenir une réalité.

« L’octroi continu de subventions pour la viande est le contraire de ce qui est nécessaire pour que les décideurs politiques et pays respectent l’accord de Paris. Les investisseurs devraient commencer à prévoir cela. »

« Si les politiques veulent couvrir le coût réel des épidémies animales comme la grippe aviaire ou les maladies humaines comme l’obésité, le diabète ou les cancers, tout en s’attaquant au double défi du changement climatique et de la résistance aux antibiotiques, alors arrêter de subventionner l’industrie de la viande et commencer à la taxer semble inévitable. »

Le rapport du FAIRR cite une recherche de l’université d’Oxford, qui révèle qu’éliminer complètement la viande des régimes alimentaires mondiaux permettrait d’économiser 1 600 milliards de dollars en coûts liés à la santé et l’environnement d’ici à 2050. Un changement rapide vers des régimes alimentaires végétariens et équilibrés permettrait d’économiser plus de 500 milliards d’euros liés aux dégâts du changement climatique.

Plus de 180 juridictions ont mis en place une taxe sur le tabac, 60 ont instauré une taxe sur le carbone et 25 au total sur le sucre.

Même si le rapport ne précise pas ce que la taxe sur la viande couterait, il propose que les entreprises mettent en place un « prix fictif » interne – comme c’est le cas pour le carbone – pour prendre en compte les futurs coûts. FAIRR publiera officiellement le rapport en 2018.

Défaite de la viande

L’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) estime que l’industrie de l’élevage est responsable de 14,5 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Les prévisions indiquent par ailleurs que la consommation mondiale de viande augmentera de 76 % d’ici à 2050.

Des pays comme la Suède et le Danemark ont déjà exploré l’idée d’une taxe sur la viande. Copenhague envisageait de mettre en place une taxe de 2,7 dollars par kilogramme.

Selon une étude de l’Institut de recherche technique suédois, les agriculteurs européens pourraient réduire les émissions en s’éloignant des pratiques d’élevage et en incluant de nouvelles technologies agricoles. Cette approche combinée pourrait réduire les émissions de près de 50 %.

Un rapport du think tank Chatham House estime quant à lui qu’un changement dans les habitudes alimentaires pourrait permettre d’économiser chaque année six gigatonnes de CO2, alors que l’université d’Oxford révèle que des surtaxes de 40 % sur le bœuf et de 20 % sur le lait pourraient compenser les dégâts que ces industries causent sur les populations via le changement climatique.

Des études soutiennent que si la trajectoire de la consommation de viande et de lait se poursuit, le secteur agricole sera responsable de l’émission de 20 gigatonnes de CO2 par an, alors que la limite établie par l’accord de Paris est de 23 gigatonnes. Ce qui ne laisse plus que 3 gigatonnes d’émissions pour les autres secteurs de l’économie mondiale.

Durant les négociations climatiques de la COP23 à Bonn, les représentants de FAIRR ont appelé les délégués à « mettre les vaches au même niveau que les voitures » en priorisant les actions de réduction des émissions dans le secteur de l’élevage.

Source : http://www.euractiv.fr/

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