Publié par : La société solidaire et durable | avril 28, 2020

Micro-organismes antidépresseurs dans la terre : comment la terre fait plaisir à votre cerveau !


Chers lecteurs,

On a constaté que les micro-organismes du sol ont des effets similaires à ceux du prozac sur le cerveau, sans les effets secondaires négatifs et le potentiel de dépendance chimique et de sevrage.

Il s’avère que se salir dans le jardin est un antidépresseur naturel dû aux micro-organismes uniques présents dans une terre saine. Travailler et jouer dans la terre peut en fait vous rendre plus heureux et en meilleure santé.

Ce dont les jardiniers et les agriculteurs parlent depuis des millénaires est désormais vérifiable par la science. Ce n’est pas un hasard si votre jardin ou votre ferme est votre lieu de bonheur !

Il a été démontré que le micro-organismes du sol mycobacterium vaccae reflète l’effet sur les neurones du cerveau que des médicaments comme le Prozac peuvent avoir, mais sans effets secondaires.

Son fonctionnement est le suivant : les micro-organismes du sol « qui rendent heureux » provoquent une augmentation du taux de cytokines, ce qui entraîne la production de plus de sérotonine.

Cette bactérie se trouve dans un sol sain et lorsque l’homme y est exposé, le micro-organisme stimule la production de sérotonine. La sérotonine nous permet de nous sentir plus détendus et plus heureux.

Inversement, le manque de sérotonine a été lié à la dépression, à l’anxiété, aux TOC et aux troubles bipolaires.

Certaines études sur des patients atteints de cancer ont démontré une meilleure qualité de vie et moins de stress lorsque les patients recevaient du mycobacterium vaccae.

Les scientifiques ont également testé le micro-organisme par injection et ingestion sur des rats et ont comparé les résultats à ceux d’un groupe témoin. Ils ont constaté que les capacités cognitives, la réduction du stress et une meilleure concentration étaient des avantages notables qui duraient 3 semaines.

Les micro-organismes antidépresseurs Mycobacterium dans le sol sont également étudiés pour améliorer la fonction cognitive, la maladie de Crohn et même l’arthrite rhumatoïde.

Les agriculteurs et les jardiniers entrent en contact avec cette bactérie en ayant un contact topique avec elle, en l’inhalant et en la faisant passer dans leur système sanguin lorsqu’ils ont de petites coupures ou d’autres voies d’infection.

Ainsi, si l’acte physique de jardinage peut réduire le stress et améliorer l’humeur en soi, il est fascinant de savoir qu’il existe de la science à ajouter au sentiment de bonheur des jardiniers.

Comme le mycobacterium vaccae n’a pas d’effets néfastes sur la santé et qu’il y a tant à gagner, autant faire pousser quelque chose. En prime, vous produirez des aliments frais et locaux, ou du moins quelque chose de joli à sentir et à regarder si les fleurs et les plantes ornementales sont votre truc. Les abeilles et autres pollinisateurs apprécieront aussi !

Sources:
www.ncbi.nlm.nih.gov
www.discovermagazine.com
realfarmacy.com

Publié par : La société solidaire et durable | avril 27, 2020

Cocolis : un système de covoiturage pour les colis !


Chers lecteurs,

Grand gagnant du Easy Mobility Challenge de l’année 2019 organisé par Détours et Seat, la startup Cocolis propose un système de covoiturage pour faciliter la livraison des colis sur des moyennes et longues distances. Une idée innovante qui touche aussi bien les particuliers que les professionnels de la livraison et qui pourrait notamment participer, demain, à une meilleure optimisation de nos flux logistiques.

cocolis transport de colis

Cocolis est une plateforme collaborative qui met en relation des automobilistes avec des personnes souhaitant envoyer ou recevoir des colis. Eliette Vincent, la fondatrice, a eu l’idée de ce projet en 2014, suite à un besoin personnel : “je cherchais une commode d’occasion. Habitant à Paris, j’ai trouvé ce que je cherchais à Lille. Mais acheter cette commode, avec les frais de livraison, me coutait aussi cher que si elle était neuve”.

C’est donc en recherchant une façon plus économique de se faire livrer qu’elle s’est aperçue que 65% des automobilistes prennent leur voiture tous les jours, et roulent bien souvent à vide. Ces paramètres ont alors donné naissance au projet Cocolis qui s’avère autant économique qu’écologique.

Aujourd’hui, la plateforme s’adresse aussi bien aux particuliers qu’au marché B2B. Au total, elle comptabilise plus de 225 000 inscrits dont 10 000 professionnels. Un système reconnu et apprécié des clients : “nous accordons beaucoup d’importance à la satisfaction de nos clients” confie Eliette. Et cela fonctionne. Les livraisons sont prises très au sérieux et sont bien plus soigneuses. La plateforme annonce ainsi un taux de dommage très faible : aux alentours de 0,5%. Une solution idéale pour pallier les problèmes d’envoi.

Pour résoudre les problèmes de livraisons

La cible première de Cocolis, ce sont les particuliers. En effet, ils sont de plus en plus concernés par l’envoi de colis avec le marché de la seconde-main qui se développe. En revanche, il n’est pas toujours évident d’utiliser La Poste, notamment pour les biens volumineux ou fragiles. “Pour exemple, un jeune couple bordelais a été contraint de faire un aller-retour à La Rochelle pour récupérer un bien” précise Eliette Vincent. Cocolis tente alors d’apporter une solution économique et bien plus pratique pour les livraisons de moyenne et longue distance.

Plus récemment, l’activité de Cocolis s’est étendue aux transporteurs. Dans un premier temps cela concerne des petits transporteurs – comme les brocanteurs. Mais, Eliette Vincent l’affirme : “la livraison est un problème transversal, notre solution doit donc toucher tous les acteurs”. Car c’est un système entier qui doit être repensé, et notamment pour répondre à un enjeu écologique.

En effet, nombreux sont les transporteurs qui roulent à vide après avoir effectué leurs livraisons. Une perte de temps mais aussi d’argent qui touche aussi bien les petits transporteurs que les grands services de livraison. En ce sens, la solution de Cocolis permet aux transporteurs de trouver des colis à livrer et ainsi rendre utile le voyage retour. En plus de combler le manque à gagner, cela permet de réduire l’emprunte carbone du secteur de la livraison.

Une solution économique et écologique reconnue

Utiliser la plateforme Cocolis permet donc à toutes les parties de faire des économies. D’une part pour l’automobiliste qui rembourse ses frais de déplacement, et d’autre part, cela permet d’envoyer des colis à moindres coût. La startup estime qu’une livraison coûte en moyenne 150€ contre 50€ avec Cocolis. Des économies qui n’impactent pas la qualité de la livraison. “On s’aperçoit que les livraisons sont plus soigneuses et le taux de dommage est extrêmement faible” confie Eliette. D’autant plus que Cocolis assure toutes les livraisons avec la MAIF.

En plus d’être économique, le gain est également écologique. En limitant les déplacements consacrés à la récupération des colis – et les trajets à vide pour les professionnels comme pour les particuliers – Cocolis a permis d’éviter l’émission de plus de 5 mille tonnes de CO2.

Un impact positif qui a largement été salué. La startup a notamment été récompensée par l’European Startup Prize en 2018 et par le Startup Mobility Challenge en 2019.

Cocolis s’engage socialement dans la crise du COVID-19

Dans un contexte de crise sanitaire du COVID-19, Cocolis s’engage dans une livraison locale et solidaire. Cette initiative, mise en place au début du mois d’avril, vient en aide aux centres hospitaliers ainsi qu’aux personnes dans le besoin. Toujours sur le principe d’entraide, cocolis propose « une rubrique solidaire qui met en relation des personnes désireuses d’aider avec des personnes dans le besoin » confie Eliette Vincent, fondatrice. Un service exceptionnel gratuit et fondé sur le bénévolat.

Grâce à un sondage partagé à leurs 250 000 inscrits sur le site, Cocolis a constaté que 73% des répondants étaient favorables à venir en aide pour les personnes dans le besoin. Ainsi, grâce à un groupe d’entraide sur le réseau social Facebook, des initiatives sont en cours notamment pour fournir du matériel hospitalier comme des blouses, ou des masques. D’autres émergent dans la livraison de courses ou de produits pour les personnes vulnérables. Si cocolis a pour habitude de transporter des colis sur plusieurs centaines de kilomètres, ici, c’est un service de proximité qui a pour vocation d’aider le plus de personne possible.

Source : https://leshorizons.net

Publié par : La société solidaire et durable | avril 25, 2020

Agriloops va produire des crevettes en ville !


Chers lecteurs,

Agriloops est une jeune entreprise engagées dans le domaine de l’Agtech. Elle a levé 1,4 millions d’euros en début d’année afin de développer une forme d’agriculture urbaine – l’aquaponie – qui permet la production de gambas made in France.

une gambas sur une main, photo proposée par Agriloops

Agriloops est une start-up bretonne fondée en juin 2016 par deux ingénieurs agronomes, Romain Vandame et Jérémie Cognard. Elle a levé 1,4 millions d’euros afin de développer sa ferme aquaponique dédiée à la production de gambas made in France. Les français sont en effet de grands consommateurs de crevettes. Ce ne sont pas moins de 120.000 tonnes de crevettes qui sont achetées dans le pays chaque année. La France est ainsi le second plus gros consommateur européen après l’Espagne. Cependant 85% de ces crevettes sont importées. Un chiffre qui frôle les 100% pour les gambas. Elles sont principalement élevées en Asie du Sud-Est et en Amérique centrale, avec des impacts néfastes pour l’environnement.

On estime ainsi que 1,5 million d’hectares de mangroves ont été détruits notamment en Indonésie pour l’aquaculture de crevettes. Par ailleurs, ces crustacés sont souvent élevés aux antibiotiques. Surtout, ils voyagent des milliers de kilomètres congelés avant d’arriver dans nos étals. Alors, comment faire pour assurer au consommateur français son lot de crevettes fraiches sans cet impact lourd sur l’environnement ? La start-up Agriloops semble avoir trouvé l’astuce grâce à l’aquaponie.

Agriloops fait pousser des légumes grâce à l'aquaponie
L’aquaponie est une technique qui permet, dans un circuit-fermé, de faire pousser des fruits et légumes tout en élevant des poissons ou crustacés.

L’aquaponie en milieu salé : une véritable innovation

Le terme « aquaponie » est une contraction de « aquaculture« (c’est à dire élevage de poissons)  et « hydroponie » (la culture de végétaux hors sol). Ce procédé implique que des plantes soient cultivées non pas en terre mais sur un substrat généralement composé de billes d’argile. Un système d’irrigation en circuit fermé permet à l’eau provenant d’un bassin ou aquarium où sont élevés des poissons de nourrir ces plantes. Dans les faits, ce sont d’ailleurs des bactéries issues du substrat qui transforment l’ammoniaque contenu dans les déjections des poissons en nitrate assimilable par les plantes. Cette eau “nettoyée” revient ensuite dans le bassin à poissons.

L’aquaponie fait partie des tendances de l’agriculture urbaine en vogue ces derniers temps. La pratique n’est pas particulièrement moderne, elle est apparue il y a des siècles en Asie ainsi qu’en Amérique centrale où elle était déjà pratiquée par les populations Aztèques. Aujourd’hui, ce type de culture fait un retour en force. Il faut dire que l’aquaponie peut être pratiquée par tous. Il existe notamment des systèmes qu’on peut installer facilement chez soi. Ceci étant, dans le cadre d’une production intensive, le projet d’Agriloops fait figure de précurseur.

En effet, l’aquaponie se pratique historiquement en eau douce. Cependant si la culture de poissons en eau douce peut être intéressante pour des particuliers, elle pose un véritable problème de rentabilité lors d’un usage commercial. Les poissons d’eau douce ayant une faible valeur ajoutée sur le marché. Pour palier à ce problème, la jeune start-up Rennaise innove afin de produire en milieu salé des gambas. Si le pari fonctionne, cela permettrait d’importer moins de gambas (un gain pour l’environnement) tout en proposant de meilleurs produits aux consommateurs.

les fondateurs de la startup Agriloops
Romain Vandame et Jérémie Cognard ont fondé Agriloops en 2016.

Le pari de l’acquaculture urbaine

Ainsi, les gambas d’Agriloops seront produites en France. Elles seront garanties jamais congelées et seront élevées dans le respect de l’environnement. Pour les consommateurs, c’est la promesse d’un aliment de meilleure qualité par rapport aux crevettes importées d’Asie ou d’Amérique. Mais le véritable pari des deux jeunes ingénieurs, c’est avant tout de produire ces crevettes en ville. Ils viennent d’ailleurs de terminer la construction d’une ferme pilote de 100 mètres carrés afin de valider leur modèle de production. En parallèle, leur levée de fonds (1,4 millions d’euros) va servir à lancer ferme commerciale en 2020.

En combinant une solution d’élevage de gambas à une activité maraîchère de tomates cerise et de mesclun de la mer (huître potagère, salicorne, plantin) l’ambition d’Agriloops est ainsi de développer une production plus saine mais également plus proche du consommateur. Aussi, la commercialisation de leurs produits devrait s’effectuer majoritairement en circuits courts. Leurs gambas seront notamment réservées aux restaurants, épiceries fines et poissonneries. À terme, leur objectif est d’augmenter le volume et de se tourner ensuite vers des grossistes.

Dès l’année prochaine, l’entreprise devrait être en mesure de générer son premier chiffre d’affaires. Les fondateurs d’Agriloops tablent sur une production avoisinant les 20 tonnes de gambas (environ 30 grammes chacune) et 40 tonnes de légumes. Sa démarche intéresse fortement dans le secteur de l’agtech et de la foodtech. Mais elle séduit également des acteurs plus traditionnels. Elle a remporté notamment le prix de l’innovation William Saurin l’année dernière. Et si cette première ferme fonctionne, l’entreprise pourrait répliquer son modèle à d’autres types de productions, comme par exemple les dorades et les bars. Cette jeune structure rejoint ainsi le mouvement des entreprises qui mettent la technologie au service des produits de la mer, à l’instar de la start-up Poiscaille.

Source : https://leshorizons.net

Publié par : La société solidaire et durable | avril 25, 2020

L’hyperloop peut-il remplacer l’avion ?


Chers lecteurs,

L’Hyperloop pourrait être intéressant pour remplacer les courts trajets en avion, voire pour apporter un complément au transport de marchandise. Une vision enfin utile et réaliste pour ce projet de transport ?

Hyperloop voitures

La vitesse d’un avion à la fréquence d’un métro. voilà la promesse de l’entreprise canadienne Transpod, l’un des principaux constructeurs d’Hyperloop actuellement en activité et qui s’est installé récemment en France dans le Limousin. Transpod prévoit la commercialisation de son Hyperloop à l’horizon 2030. Hyperloop One, société américaine veut, elle, inaugurer sa première ligne pour l’exposition universelle de Dubaï de 2020… Mais est-ce raisonnable de croire en ce projet ?

La promesse initiale de l’Hyperloop, ce sont donc des trajets à la vitesse du son (1 200 km/h) permettant de relier des villes, voire des pays entre eux. Sur le papier, c’est excitant. Dans la réalité, de nombreux freins au développement de ce projet émergent. Ils sont surtout technologiques et pourraient être levés dans les prochaines années. Ainsi, à l’heure où les transports se réinventent, une question se pose : s’il fonctionne, l’Hyperloop pourrait-il devenir une alternative durable au transport aérien ?

projet hyperloop

Quelles alternatives au transport aérien aujourd’hui ?

Cela fait plusieurs années que l’empreinte carbone de l’aviation est pointée du doigt et alors que la lutte pour maintenir le réchauffement de la planète en-dessous des 1,5°C commence à s’inscrire dans les mentalités, l’avion pourrait en être une victime collatérale. Pas de quoi faire paniquer les professionnels du secteur ceci étant car, si de plus en plus de personnes refusent de se déplacer en avion, la honte de l’avion reste pour le moment minoritaire. Ainsi, le nombre total de passagers aérien devrait doubler d’ici 2036 pour atteindre 7,8 milliards par an. Gigantesque.

Cependant, 40 % des émissions du transport aérien émanent des vols intérieurs. La solution pour réduire l’empreinte carbone de l’aviation serait donc de s’attaquer à ce sujet. Pour cela, il y a le train. Le train est meilleur pour l’environnement que la voiture. Et les infrastructures ont l’avantage d’être déjà crées, au moins dans les pays développés, c’est à dire là où la tendance à prendre l’avion est plus développée également. Cependant à une époque où tout doit être disponible le plus rapidement possible, le train est parfois trop long. Quant aux autres alternatives (développer des avions électriques, modifier le mode de propulsion, etc.), elles ne sont pas encore convaincantes.

C’est à ce titre que la promesse de l’Hyperloop est intéressante car elle offre une alternative au train qui permet de voyager aussi vite qu’un avion. D’autant que les infrastructures nécessaires pour supporter l’Hyperloop peuvent avoir différents intérêts. On peut par exemple les recouvrir de panneaux solaires. Dans l’absolu, ils pourraient aussi servir à transporter la fibre optique dans certaines zones rurales. Cette multiplicité des usages assorti d’un moyen de transport propre et hyper rapide à tout pour séduire.

projet de ligne hyperloop

L’Hyperloop pourrait remplacer les court-courriers

Si l’avion est, et sera probablement toujours le meilleur moyen de couvrir rapidement de très grandes distances ainsi que les trajets intercontinentaux, ça n’est pas le cas pour les vols intérieurs. Comme nous l’avons vu, ils sont responsable de 40% des émissions de CO2 du secteur. Et surtout, ils sont souvent moins rentables que les vols long-courriers, notamment lorsqu’il s’agit des premières ou dernières étapes d’un trajet avec correspondances.

Ainsi, en se déplaçant au sol à la même vitesse qu’un avion et réduisant l’impact environnemental, une ligne Hyperloop peut assurer le service des vols réguliers court-courriers et laisser les aéroports couvrir les grandes distances. Reste que les capacités des navettes Hyperloop sont assez réduite. Environ 50 personnes pour celle de la société Transpod. Cette capacité réduite pourrait-elle suffire à remplacer les nombreux vols intérieurs ? Il y a là encore une inconnue concernant la démocratisation de l’Hyperloop.

Cependant, cette solution pourrait aussi améliorer l’impact environnemental du secteur de la livraison. En effet, des sociétés comme UPS et DHL pourraient réduire le nombre de vols en transférant leurs marchandises au sol, via un transport électrique propre et aussi rapide que l’avion. Et c’est d’ailleurs dans cette approche logistique que l’Hyperloop pourrait être le plus efficace.

vue Hyperloop voitures

L’Hyperloop, une super solution pour le transport de marchandise ?

L’idée derrière l’Hyperloop, c’est de raccourcir les distances. En ce qui concerne le transport aérien, il y a aussi l’idée de tirer profit de ce qui est existant, c’est à dire de relier des aéroports entre eux afin d’en faire des terminaux connectés. Se déplacer d’un terminal à l’autre peut prendre de trente à quarante minutes dans les grands aéroports. En théorie, l’Hyperloop peut relier trois aéroports régionaux distants de 200 kilomètres en moins de trente minutes. En optimisant la répartition des destinations afin d’éviter des doublons, trois aéroports connectés peuvent engendrer une réduction du nombre de petits porteurs pour se concentrer sur les appareils plus gros et plus efficaces. 

Ils encaissent la hausse du trafic de passagers, via un temps de correspondance pour les usagers qui est similaire à celui déjà expérimenté dans les grands aéroports. Et cela réduit la pollution puisque moins de vols court-courriers sont programmés. Et c’est là, peut-être, la réelle vocation de ce nouveau moyen de transport dont on peut douter qu’il finisse par réellement voir le jour (mais vivement 2020 !). Car aujourd’hui, les promesses de l’Hyperloop sont loin d’être tenues, notamment en ce qui concerne la vitesse, qui ne va pas au-dessus de celle d’un TGV. Mais si c’était le cas, ces trains futuristes détrôneraient-ils le train ? A priori non.

La manière dont l’Hyperloop se développe ressemble davantage à un complément qu’à une nouvelle solution. Un complément de transport qui pourrait être utilisé pour le fret par exemple (transporter des colis Amazon d’un entrepôt situé en zone rurale jusqu’à une ville et le tout en quelques minutes). Pourquoi ne pas imaginer une liaison Hyperloop entre les différents MIN afin d’assurer un transport rapide et sécurisé des produits frais comme le poisson ?

Source : https://leshorizons.net

Publié par : La société solidaire et durable | avril 25, 2020

Soliman le Magnifique : le plus flamboyant des sultans ottomans !


Chers lecteurs,

Soliman Ier, le plus flamboyant des sultans ottomans, illumina le XVIe siècle, de 1520 à 1566. Il fut le législateur d’un empire qui connut l’abondance et le raffinement. Et à la tête de sa puissante armée, il défia aussi sans relâche l’Europe chrétienne.

Soliman le Magnifique : le plus flamboyant des sultans ottomans
Soliman et son grand vizir Ibrahim Pacha portent le drapeau du prophète Mahomet en tête de l’armée ottomane. © Gamma Rapho via Getty Images

Ogier Ghislain de Busbecq, ambassadeur de Charles Quint (1500-1558), l’empereur du Saint-Empire, est stupéfait. En visite diplomatique à Constantinople (Istanbul) en 1555, il voit devant lui un souverain couvert d’«exquises étoffes» assis sur un trône en or. A ses côtés, des chevaux caparaçonnés «de fines pierres orientales» et des dignitaires «vêtus de drap d’or, de velours, de satin blanc, rouge et bleu, fort passementé, diapré et filé d’or et d’argent». Soliman Ier (1494-1566), dixième sultan de la dynastie ottomane, mérite bien le qualificatif de «Magnifique» que l’Occident accole à son nom depuis son intronisation en 1520. Son règne de quarante-six ans est considéré comme l’âge d’or d’un Empire ottoman réformé et au maximum de son extension territoriale.

Rien ne prédestinait pourtant cet élève de l’école du palais de Topkapi à un destin aussi glorieux. Pendant les dernières années de vie de son père Selim Ier, Soliman est gouverneur de la province turque de Manisa, mais le grand vizir, Piri Pacha, le considère comme une personnalité faible et sans avenir. Le jeune homme fait pourtant preuve, en 1515, d’un grand sens politique et commercial en parvenant à faire lever l’embargo sur la soie iranienne suite au conflit qui opposa son paternel au shah de Perse Ismaïl Ier, un an plus tôt.

Soliman Ier est surnommé le «Législateur»

Arrivé au pouvoir à 25 ans, après la mort de son père, le jeune sultan manifeste tout de suite une volonté de justice. Son premier acte de clémence : la libération de plusieurs centaines de mamelouks que Selim Ier avait fait déporter lors de la conquête de la Syrie et de l’Egypte en 1516-1517. Pour lui, hors de question de maltraiter ces sunnites dont il est désormais le calife, souverain spirituel successeur de Mahomet. Soliman déclare à la foule qu’il est un homme pieux souhaitant renforcer le sunnisme – une branche de l’islam – et encadrer les musulmans de l’empire. «Il dit être un seigneur sage, aimant les études, et tout le monde a de l’espoir dans son règne», écrit l’émissaire vénitien Bartolomeo Contarini. Si, en Europe, on le qualifie de Magnifique à cause de son luxueux train de vie, à Constantinople les Ottomans l’appellent Kanuni, le «Législateur», tant il réforme son pays. De 1534 à 1545, le monarque revoit, sous la plume de son scribe impérial Djelalzade, un code pénal ottoman commencé par son arrière-grand-père, le sultan Mehmed II, puis complété en 1501 : le Kanun. Ce groupement de textes juridiques lui permet d’organiser au mieux l’Etat et l’armée ainsi que l’administration des impôts, et d’établir, entre autres, une liste d’amendes concernant des délits comme la fornication, les injures, l’alcoolisme, le vol ou encore le pillage. Moins impitoyables que ceux de ses prédécesseurs, ces ferman (décrets) prévoient davantage de punitions financières que de condamnations à mort même si on continue de marquer au fer rouge les proxénètes ou de couper une main aux voleurs ! Aucun domaine n’échappe à sa volonté d’administrer l’empire. Même le plus dérisoire. «Les pâtissiers, par exemple, doivent mettre dans leurs gâteaux une proportion déterminée de beurre», écrit l’historien André Clot dans son livre Soliman le Magnifique (éd. Fayard, 1983). Le sultan réussit un autre tour de force législatif : concilier son Kanun avec la charia, la loi islamique censée diriger tous les aspects de la vie des musulmans.

Secondé par son grand mufti Ebussuud Efendi, théologien de l’islam, Soliman publie des textes de lois qui n’entrent pas en conflit avec le droit coranique. Les métaux précieux, comme l’or et l’argent, considérés comme contraires à l’esprit de l’islam, sont dorénavant légaux. Tout comme les premiers cafés publics, autorisés à être ouverts dès 1554 à Constantinople par des marchands syriens (on comptera 600 établissements dans la capitale sous le règne de son fils Selim II). Le sultan veille aussi à garantir le respect entre musulmans et dhimmis (non musulmans) et à préserver ses sujets des abus de pouvoir des fonctionnaires et militaires grâce à des rapports précis effectués par ses vizirs. Un rôle pacificateur qu’il assume en prônant un islam tolérant, respectueux des minorités chrétiennes et juives (Salonique compte à l’époque quelque 17 000 juifs) qui peuplent l’empire.

L’ère Soliman

Sa foi, il l’exprime en faisant ériger de gigantesques mosquées jusque dans les provinces les plus reculées. En 1539, il nomme Sinan (14891588), un chrétien d’origine arménienne, chef des architectes impériaux. Fonction honorifique mais hautement périlleuse car le sultan est exigeant. Très vite, l’architecte crée et perfectionne un style caractéristique de l’ère Soliman : des monuments dotés de coupoles et de tours étagées aux formes rondes et aux larges fenêtres. En 1550, le Magnifique lui donne l’ordre de construire un complexe religieux dont la silhouette doit être vue et admirée de tous les points de vue de Constantinople. Ainsi va naître la Süleymaniye Cami, la mosquée de Soliman, que Sinan achèvera sept ans plus tard.

Le goût du monarque pour le raffinement s’exprime aussi dans d’autres domaines artistiques. Féru d’enluminures, il s’entoure, dans les années 1540, d’orfèvres et de céramistes qui prennent leur résidence au palais de Topkapi pour bénéficier de ses largesses… et de ses banquets organisés lors de somptueuses réceptions d’émissaires étrangers. Il nomme un maître persan peintre officiel de la cour. En vrai mécène, il soutient aussi les poètes et les écrivains et redore le blason de son père en faisant rédiger des Livres de Selim. Sous un nom d’emprunt, il écrit lui-même des vers et passe des journées entières à parcourir des ouvrages d’histoire, de géographie et d’astronomie. Surtout, le sultan crée une élégante langue administrative et exige, à partir de 1533, que ses interprètes et scribes écrivent en turc aux souverains étrangers et non en latin. Des missives souvent hostiles, signées de son tughra, un monogramme comportant la lettre S de Soliman complété par cette formule : «Toujours victorieux.»

L’empire ottoman aux portes de l’Europe

Car le Grand Turc, nom péjoratif donné par les cours européennes, effraie l’Occident autant qu’il séduit son peuple. A son avènement, il hérite d’un empire qui s’étend du sud du Danube à la Syrie, en passant par l’Egypte, tandis que l’Europe chrétienne est sous la coupe de Charles Quint. L’héritier des Habsbourg souhaite unir, autour du Saint-Empire tous les Etats européens pour mener croisade contre Soliman. L’affrontement est inévitable. En 1521, un an après son accession au pouvoir, l’Ottoman ouvre les hostilités. A la tête de son armée, il marche sur Belgrade et prend la ville en trois semaines. Les Turcs sont aux portes de l’Europe. Engagé sur plusieurs fronts, contre le roi de France François Ier et le souverain d’Angleterre Henri VIII, Charles Quint n’a pas les forces militaires suffisantes pour endiguer cette menace venue de l’est. Profitant de cette faiblesse, Soliman poursuit ses expéditions. En 1526, à la tête de 100 000 hommes, il part à la conquête de Buda, en Hongrie. Menées par le roi Louis II, les armées hongroises sont décimées. «La victoire de Soliman était complète. Deux mille têtes, parmi lesquelles celles de sept évêques hongrois, furent dressées en pyramide devant la tente du sultan», relate André Clot. Rien ne semble pouvoir arrêter le «souverain des souverains».

Sa prochaine étape : Vienne. Là, il compte bien combattre à nouveau l’empereur du Saint-Empire qu’il s’obstine à appeler «le roi d’Espagne». Ses deux premières campagnes ayant fortement entamé le trésor impérial, le sultan impose à sa nation une contribution financière par tête d’habitant et porte le nombre de janissaires de 12 000 à 20 000 hommes. De son côté, Charles Quint confie la défense de l’Europe orientale à son frère, l’archiduc Ferdinand Ier. Les campagnes viennoises de 1529 et 1532 se soldent par un échec pour les troupes ottomanes. En cause, la rigueur de l’hiver. Pris par les crues, 120 000 hommes, 28 000 chameaux et 300 pièces d’artillerie rebroussent chemin. «Envisager des campagnes d’une année entière sous des climats aussi durs que ceux d’Europe orientale et centrale n’est pas possible. Pendant plusieurs siècles, l’Europe sera sauvée du Turc par son climat et la distance qui la séparait de Constantinople», explique André Clot.

Le front danubien est une impasse. Le duel se déplace en Méditerranée, un enjeu pour le commerce entre l’Europe, l’Afrique et l’Asie. Dans ce combat pour la maîtrise des mers, le Grand Dominateur, autre surnom donné par les Occidentaux à Soliman, trouve un allié inattendu en la personne de François Ier. Cette union sacrilège «entre la fleur de lys et le croissant» scandalise l’Occident. Mais le «Roi très chrétien» et le calife ont un ennemi commun : l’empire des Habsbourg. L’historien Yves Ternon explique dans son livre Empire ottoman (éd. du Félin, 2002) que l’accord est prévisible : «Chacun pense y trouver son compte : le roi de France, un allié pour désenclaver son pays, le sultan, un appui pour conquérir l’Europe.» En avril 1543, la flotte turque se dirige vers l’Italie ravageant sur son passage les côtes de Calabre, de Corse et de Naples, avant d’être reçue à Marseille en grande pompe et de se rendre à Toulon pour l’hivernage. A la fin des années 1540, les Ottomans sont enfin maîtres de la Méditerranée.

Source : https://www.geo.fr

Publié par : La société solidaire et durable | avril 25, 2020

La 6G sera 100 fois plus rapide que la 5G !


Chers lecteurs,

L’opérateur de téléphonie mobile japonais NTT DoCoMo vient de publier un livre blanc décrivant l’évolution de la 5G et le développement 6G. Cette dernière devrait être 100 fois plus rapide que la 5G et pourrait couvrir toute la Terre à partir de satellites. Et ce n’est pas tout….

6G débits

Des débits 100 fois supérieurs à la 5G, une diffusion sur terre, dans l’air, l’espace et la mer, une consommation d’énergie réduite, …  Voici l’esquisse du portrait de la 6G qu’envisage NTT DoCoMo, le premier opérateur de téléphonie mobile japonais, dans un livre blanc qu’il vient de publier. Cette ambition, l’opérateur la partage avec d’autres équipementiers asiatiques, tel le chinois Huawei qui est d’ailleurs malmené par les États-Unis pour le déploiement de la 5G.

DoCoMo précise que ses laboratoires ont commencé à expérimenter la 5G dès 2010. Et même si la 5G peine encore à se répandre et que les mobiles compatibles ne sont pas encore nombreux, la firme japonaise travaille déjà à son amélioration, tout en planchant sur la sixième génération de réseau mobile. Côté technique, DoCoMo indique que la 6G devrait fonctionner à partir d’ondes dont le spectre sera très large. L’opérateur est d’ailleurs parvenu à tester des fréquences allant au-delà de 150 GHz dès 2018. Au final, DoCoMo estime que les débits maximums dépasseront les 100 Gbps.

Une 6G de l’espace

Avec la 6G, l’intelligence artificielle va se retrouver propulsée à des niveaux que l’on ne peut pas encore prédire. Cette 6G, dont les prémices sont prévus d’ici dix ans, selon DoCoMo, devrait aussi finaliser la fiabilité des voitures autonomes en raison d’une latence pratiquement réduite à néant. Selon les estimations des scientifiques, elle pourrait être ramenée à moins d’une milliseconde.

Débits monstrueux, latence réduite… De surcroît, cette 6G réglerait la problématique des zones blanches ou mal desservies. En atteignant l’espace et les satellites, la couverture serait mondiale avec des débits de plusieurs Gbps partout. Là encore, la voiture autonome, ainsi que tous les appareils connectés également autonomes verraient leur disponibilité et leur fiabilité permanente. L’opérateur évoque même le concept de « fusion cyberphysique », où le traitement massif des données permettrait de modéliser le monde dans ses moindres détails.

Paradoxalement, c’est Donald Trump, l’ennemi numéro de Huawei, pourtant l’un des plus grands équipementiers de la 5G, qui a été l’un des premiers à évoquer la 6G, lors d’un tweet dont il a le secret de la formulation. En attendant le déploiement de la 5G, reste que les recherches sur la sixième génération du réseau mobile sont essentiellement menées par des équipes chinoises, japonaises ou coréennes.

Danger de la 6G ?

Maintenant on peut se poser la question sur les risques liés sur l’humain et l’environnement au développement de la 6G. Certains scientifiques pensent que la 5G est déjà un problème alors quoi penser de la 6G ? Seul l’avenir nous le dira.

Source : https://www.futura-sciences.com

Publié par : La société solidaire et durable | avril 25, 2020

Forêts urbaines : Créons des forêts natives dans nos villes grâce à la méthode Miyawaki !


Chers lecteurs,

Aujourd’hui en France, 75% de la population réside en zone urbaine. Avec la multiplication des épisodes caniculaires et la formation d’îlots de chaleur, l’atmosphère de nos villes est en train de devenir irrespirable. Et si nous leur donnions un bol d’air frais en y plantant des forêts ? C’est possible dès maintenant avec la méthode Miyawaki.

Ecosystème autonome, mature en 20 ans, la forêt Miyawaki est 30 fois plus riche en biodiversité et stocke davantage de CO2 qu’une forêt classique. Un levier puissant pour végétaliser nos villes et les adapter aux changements climatiques.

Conçue au Japon par le botaniste Akira Miyawaki, cette méthode de plantation consiste à faire pousser une forêt native en un temps record sur des terrains urbanisés ou dégradés par l’homme. Les ingrédients de son succès ? La sélection d’un grand nombre d’essences autochtones qui existaient avant l’intervention de l’homme sur le site de plantation, et la densité de plantation qui permettra l’émulation et la coopération entre ces essences.

Quand les forêts retrouvent leurs racines

La méthode Miyawaki a pour vocation de faire grandir, en un temps record, des forêts telles qu’elles repousseraient naturellement sans l’intervention de l’homme. Ces forêts Miyawaki sont dites natives : composées d’essences autochtones, c’est-à-dire d’essences présentes à un endroit donné avant l’intervention de l’homme, elles forment un écosystème autonome qui se rapproche de celui des dernières forêts primaires de la planète, qui n’ont quant à elles jamais été modifiées par l’homme.

A l’exception de ces rares forêts primaires, qui n’occupent plus que 36% de la surface totale des forêts mondiales, les forêts aujourd’hui n’ont en effet pas le même visage que celui qu’elles auraient eu sans gestion sylvicole. « Dans toutes les forêts que j’ai eu l’occasion de visiter à travers le monde, j’ai vu beaucoup d’essences d’arbres venues d’ailleurs, mais de moins en moins d’essences autochtones. Ces essences, présentes à un endroit donné depuis des milliers d’années, se font de plus en plus rares. Les arbres dénués de valeur économique sont aujourd’hui remplacés par des essences forestières vouées à l’exploitation », témoigne Shubhendu Sharma, ancien élève du Professeur Miyawaki, qui poursuit son œuvre aujourd’hui.

Shubhendu Sharma, ancien élève du Professeur Miyawaki

Ces forêts modifiées, quand elles sont durablement gérées, sont essentielles aux sociétés humaines et constituent une ressource précieuse pour produire de façon plus saine et durable : dans le secteur du bâtiment comme de l’énergie, l’arbre peut en effet jouer un rôle central en faveur de la transition énergétique via l’éco-construction et la production raisonnée de biomasse. Cependant, en plantant des essences exotiques afin de répondre aux besoins en bois des populations, l’homme a bel et bien transformé la composition et l’équilibre millénaire des milieux forestiers.

En parallèle de ces forêts durablement gérées, Miyawaki prône donc l’importance de recréer des forêts natives, dont l’écosystème s’assimile à celui des forêts primaires. Ces dernières constituent en effet le premier puits de carbone terrestre, le principal foyer de biodiversité du globe, ainsi qu’une source unique de pharmacopée. Or, elles reculent aujourd’hui inéluctablement : au cours des 12 dernières années, elles ont perdu 7% de leur surface. Depuis 1971, Akira Miyawaki a ainsi planté 1700 forêts natives, soit 40 millions d’arbres, à travers plus de 15 pays. A chaque fois, le résultat obtenu grâce à sa méthode est saisissant : en quelques années émerge un couvert végétal dense qui rappelle celui d’une forêt primaire.

Akira Miyawaki

A la recherche de la végétation potentielle

Mais comment définir les essences à planter pour recréer une forêt native, si toute trace des arbres autochtones qui existaient à un endroit donné a aujourd’hui disparu ? Afin de répondre à cette problématique, Akira Miyawaki commence à étudier le concept de la végétation potentielle dans les années 1950. Ce concept botanique désigne la végétation qui se serait développée naturellement sans l’intervention de l’homme. Afin de procéder à l’identification de celle-ci, il s’agit d’étudier la végétation actuelle sur site, influencée par des siècles d’activité humaine, ainsi que les vestiges de végétation mature dont il est possible de retrouver la trace au travers d’indices contenus dans le sol. En décryptant les relations des essences appartenant à ces deux types de végétation ainsi que les conditions physiques propres au site étudié, il devient possible de reconstruire les schémas de végétation naturelle potentielle – de retrouver, en somme, les racines des forêts ancestrales aujourd’hui modifiées ou disparues.

Parmi ces essences identifiées, il s’agit alors de ne sélectionner que les essences climaciques, c’est-à-dire les essences qui appartiennent au dernier stade du cycle d’évolution naturelle d’une forêt native, appelé cycle sylvigénétique. Ces essences climaciques sont celles qui existeraient, théoriquement, au sein d’une forêt primaire mature. « L’identification de la végétation naturelle potentielle nous indique toutes les essences autochtones d’un milieu donné. En sélectionnant uniquement les essences climaciques, et non les essences pionnières ou intermédiaires, qui se développent au cours du cycle sylvigénétique, il est ainsi possible de recréer directement la végétation d’une forêt native mature », explique Shubhendu Sharma. Cette technique accélère, en somme, le processus de sélection naturelle qui s’opère naturellement au sein d’une forêt en croissance. Elle permet donc d’obtenir, dès sa plantation, une forêt plus stable et plus robuste.

Les travaux de Miyawaki se poursuivent au sein des forêts sacrées japonaises, appelées Chinjo-no-mori, qui entourent les temples bouddhistes depuis des siècles. Ces îlots végétaux, laissés intacts, sont de véritables capsules temporelles. Ils ont permis la conservation de milliers d’essences autochtones et de gènes d’arbres issus de la forêt préhistorique. A partir de son étude de ces reliques de forêts primaires, Akira Miyawaki entreprend de constituer une banque de graines permanente. Celle-ci est composée de plus de 10 millions de graines identifiées et classées en fonction de leur lieu et de la nature de leur sol d’origine. C’est dans cette banque, qui regroupe l’ensemble des essences autochtones japonaises, que Miyawaki ira puiser les semences nécessaires à la recréation de forêts primaires au Japon.

Sol forestier au sein d’une forêt Miyawaki

Les ingrédients du succès : densité, diversité et coopération entre essences

Après des années de recherche, la méthode Miyawaki est au point. Elle se déroule en cinq étapes :

1/ L’identification des essences autochtones et climaciques

Il faut tout d’abord identifier un minimum de 50 espèces autochtones et climaciques à partir de l’étude de la végétation potentielle de la zone de reforestation, et récolter les graines de ces essences en forêt au cours de la période de germination. Idéalement, cette récole se fait au plus proche de la future zone de plantation, afin de prélever des graines issues d’individus génétiquement adaptés aux conditions écologiques et géobioclimatiques de ce milieu.

2/ La production en pépinière

Ces graines sont ensuite semées et élevées en pépinière pendant deux ans, à proximité du site de plantation. Il est recommandé également d’acclimater les jeunes plants à leur futur environnement en les y disposant pour une durée d’une semaine à un mois précédant la mise en terre.

3/ La préparation du terrain

Des monticules de terre meuble sont créés sur la parcelle pour servir de surface dédiée à la plantation. Ils permettront de favoriser une meilleure disponibilité de la lumière, de drainer l’eau de pluie en cas de sol argileux ou au contraire de limiter les pertes en eau en cas de sol sableux. Il est ensuite recommandé de fertiliser le sol grâce à des amendements naturels, tels que des copeaux de bois pour favoriser le développement des mycorhizes et des végétaux décomposés pour y apporter des nutriments.

4/ La plantation participative

La philosophie de Miyawaki veut que la plantation prenne la forme d’un festival afin d’impliquer les populations locales et les sensibiliser à l’environnement. Au cours de l’événement, les arbres sont plantés de façon très dense : 3 à 5 jeunes pousses prennent racines au sein d’un même mètre carré. « Dans une forêt primaire, plus de 900 graines tombent au sol par mètre carré mais seules 3 à 5 d’entre elles auront la chance de devenir arbre. Lorsque nous recréons une forêt native, nous veillons à respecter ce ratio », explique Shubhendu Sharma. Le fait de disposer les graines de façon dense et aléatoire permet de reproduire la complexité d’un milieu naturel où opèrent émulation et coopération entre les essences. Des fétus de pailles sont ensuite placés autour des arbres après leur plantation afin de protéger les plants des attaques d’éventuels ravageurs (rongeurs, escargots, limaces) ou des plantes adventices (dites mauvaises herbes), de conserver l’humidité en été et de protéger du gel en hiver.

5/ Le suivi

Après plantation, un suivi est nécessaire durant 1 à 3 ans. La reprise des plants est souvent supérieure à 90% la première année. Les jeunes arbres doublent leur taille en un an, et ce tous les ans. Après 3 ans, la forêt est entièrement autonome et n’a plus besoin d’entretien. Une canopée fermée est atteinte en 5 ans, et une forêt adulte en 20 ans. « Les successions naturelles menant d’une friche à une forêt mature nécessitent environ 200 ans en climat tempéré. Il est possible d’obtenir des résultats équivalents en 20 ans grâce à la méthode Miyawaki », affirme Nicolas de Brabandère, biologiste et spécialiste de cette méthode. Une solution fantastique pour recréer rapidement de véritables forêts natives, notamment sur des sols pauvres ou dégradés par les activités humaines.

Plantation participative selon la méthode Miyawaki réalisée à Péruwelz en Belgique par Reforest’Action et Nicolas de Brabandère en 2018

Des forêts urbaines riches en biodiversité

Mais à quoi ressemble la forêt obtenue avec la méthode Miyawaki ? Constituée d’arbres très grands, qui forment la canopée, et en-dessous d’eux, d’arbres de moyenne ou de petite taille ainsi que de végétation basse, elle fonctionne comme un écosystème autonome : lorsqu’un arbre meurt, de nouveaux arbres autochtones et adaptés au milieu émergent pour le remplacer. « Par rapport à une monoculture composée d’une seule essence d’arbres, la forêt Miyawaki est dotée d’une cinquantaine d’essences différentes. Celles-ci attirent un minimum de 30 types d’oiseaux différents par an. On peut y trouver 50 à 100 espèces différentes de reptiles de petite taille, d’insectes et de micro-organismes. La forêt Miyawaki est 30 fois plus riche en biodiversité qu’une forêt mono-essence », décrit Shubhendu Sharma. « Elle est également dotée d’un couvert végétal 30 fois plus étendu qu’une forêt classique, du fait de sa structure en étages. »

Trésor de biodiversité, puits de carbone considérable, la forêt Miyawaki est également très utile par sa capacité à protéger les terres des catastrophes naturelles, grâce à la densité de son système racinaire et à la coopération entre ses essences, qui la rend plus résiliente. Après le séisme de Fukushima en 2011, le botaniste constate en effet que certains temples côtiers ont été épargnés par la fureur des vagues grâce aux fameuses Chinjo-no-mori qui les protégeaient. Au Japon, Miyawaki entreprend alors de dresser des murs d’arbres contre les tsunamis. Ses forêts, disséminées à travers tout le pays, sont destinées à atténuer les effets des raz-de-marée sur le littoral ou des cyclones sur le port de Yokohama, à limiter l’érosion des sols et à fixer des pentes éboulées à la suite de la construction de routes.

Créer une forêt Miyawaki, c’est donc créer une forêt de protection environnementale. « Lorsque qu’il s’agit de restaurer un écosystème forestier, il faut englober également les multiples interactions qu’il contient. Au-delà des arbres, celui-ci contient un système mycorrhisien vital pour la forêt, de multiples organismes qui vivent dans le sol, des insectes présents à chaque strate de végétation, des oiseaux, des micromammifères… La multitude des interactions améliore la résilience de la forêt aux perturbations extérieures et aux changements climatiques », explique Nicolas de Brabandère. « Il n’y a pas beaucoup d’intérêt à considérer les arbres individuellement, comme nous le ferions dans une forêt de production. Il s’agit plutôt de considérer la forêt comme une entité globale et multifonctionnelle. Une forêt Miyawaki n’a aucun intérêt pour produire du bois. Sa raison d’être est sociétale, environnementale et paysagère. »

La forêt est l’avenir de la ville

La méthode Miyawaki ouvre ainsi de nouvelles perspectives d’avenir. Si aujourd’hui, 54% de la population mondiale vit dans les zones urbaines, cette proportion devrait atteindre les 66% en 2050. La construction de villes durables ne doit et ne peut se faire sans y intégrer la forêt. La méthode Miyawaki, grâce à sa capacité à faire naître des forêts sur des sols dégradés ou transformés par l’homme, constitue ainsi un levier puissant pour végétaliser nos villes et les rendre plus écologiques.

Aujourd’hui, dans le monde, 9 personnes sur 10 respirent un air pollué. La pollution atmosphérique est bel et bien devenue l’ennemi principal de la santé des citadins. Selon l’OMS, elle tuerait 3,7 millions de personnes par an dans le monde. Ce nombre pourrait quasiment doubler d’ici 2050, et atteindre les 6,2 millions de personnes. Or, la capacité des arbres à absorber le CO2 et à produire l’oxygène qui nous est indispensable pour respirer, est doublée d’une aptitude à capturer d’autres polluants atmosphériques, tels que les particules fines, principalement émises par le chauffage des bâtiments et l’usage de la voiture, et classées comme cancérigènes et responsables de troubles cardio-vasculaires par l’OMS. Par ailleurs, en produisant de l’humidité et en offrant des zones ombragés, l’arbre contribue à rafraîchir l’atmosphère, et donc à lutter contre les épisodes de canicule de plus en plus fréquents et à limiter les îlots de chaleur qui se créent en ville. Les arbres urbains peuvent ainsi rafraîchir l’air ambiant de 2 à 8°C selon la FAO, et réduire les concentrations en particules fines de 20 % à 50 % selon l’association Nature Conservancy.

C’est un record : pour la première fois de son histoire, Paris accueillera une forêt native de 700 m2 à proximité de la pelouse de Reuilly au bois de Vincennes. Plantée selon la méthode Miyawaki le 23 mars 2019, cette forêt, composée de 2000 jeunes arbres de plus de 20 essences locales, formera un écosystème riche et naturel, une véritable forêt native en milieu urbain. Reforest’Action, qui accompagne ce projet, s’appuie sur cette réalisation pour préparer dès à présent de nouvelles plantations urbaines partout en Europe grâce à la méthode Miyawaki.

C’est certain : l’intégration des forêts dans la planification urbaine assurera un futur plus prospère. De quoi donner un peu d’air frais à nos villes qui étouffent.

Source : https://www.reforestaction.com

Publié par : La société solidaire et durable | avril 23, 2020

Deux angevins créent une marque de vêtements en lin made in France !


Chers lecteurs,

Deux frères angevins viennent de créer une marque de vêtements en lin entièrement fabriqués en France. Avant d’élargir leur gamme, Jean et Pierre Forestier ont lancé une campagne de précommande et un financement participatif pour les chemises en lin de leur marque baptisée « Gratitude ».

Jean et Pierre Forestier - Gratitude
Jean et Pierre Forestier, créateurs de la marque Gratitude

Originaire de Béhuard, à quelques kilomètres d’Angers, Pierre et Jean Forestier, respectivement âgés de 20 et 22 ans, sont encore étudiants. En complément de leurs études en école de commerce, à Rouen et Bordeaux, les deux frères ont créé leur marque de vêtements made in France, Gratitude. « Dans ce nom, il y a une notion de respect du monde qui nous entoure », soulignent-ils.

« En grandissant sur une petite île comme Béhuard, on a rapidement développé des valeurs éthiques et écologiques. Depuis notre enfance, on constate une pollution de plus en plus importante, notamment du plastique. Nous voulions agir tout en alliant notre passion pour la mode et notre engagement écologique », explique Pierre Forestier.

Après avoir constaté que l’industrie du textile faisait partie des plus polluantes au monde, en parallèle de leurs études, ils ont travaillé pendant plusieurs mois à la création de chemises en lin entièrement fabriquées en France.

Début mars, ils ont lancé une campagne de précommande et un financement participatif pour la création de leur deux modèles de chemises en lin. Une matière qui n’a pas été choisie au hasard par Jean et Pierre Forestier.

« Le coton consomme énormément d’eau, c’est un désastre écologique. Il faut savoir que la France est le premier producteur mondial de lin. Il s’agit de la matière naturelle le plus résistante, elle est également thermorégulatrice. Le lin ne demande aucune irrigation et ne produit pas de déchets. Tout ce qui est récolté dans les champs est utilisé », détaille le frère cadet.

C’est dans cette logique éco-responsable que la famille Forestier a décidé de faire appel uniquement à des intermédiaires français. Le tissage et le patronnage sont réalisés dans le Nord de la France. Les boutons viennent du Jura, les étiquettes du Sud de la France et l’atelier de production est installé à Tours.

Travailler uniquement en France a cependant un coût. Les chemises sont vendues 95€. Sur leur campagne de précommande, une partie détaille avec transparence les différents coûts de production des chemises. « On ne fait presque pas de bénéfices. Nous voulons surtout offrir un produit accessible. Si demain nous voulons en vivre, il faudrait la vendre 130 euros » précise Pierre.

« Oui, le made in France coûte cher, mais nous avons voulu tenir cet engagement. Pour la main-d’œuvre, il faut compter 10 euros au Portugal contre 40 euros en France », ajoute-t-il.

La campagne de précommande et de financement participatif arrive à son terme. Ceux qui souhaitent y participer ont jusqu’à vendredi soir pour se rendre sur la plateforme Ulule. Les deux frères ont remporté un vif succès avec près de 15 000 euros récoltés, soit près de 500 % de plus que l’objectif initial. Grâce à cette campagne, les deux jeunes hommes voient désormais plus loin. « On travaille sur une deuxième collection qui va arriver rapidement. On prévoit ensuite des t-shirts plus accessibles », avance Pierre Forestier.

En savoir plus sur le site internet : gratitude-lin.fr

Source : https://www.angers.villactu.fr

Publié par : La société solidaire et durable | avril 23, 2020

5 bonnes raisons de participer au Grand Sommet de la Motivation 2020 !


Chers lecteurs,

S’il y a un événement à ne pas rater cette année, c’est bien le Grand Sommet de la Motivation ! « Il y a deux ans, nous n’imaginions pas qu’il entrainerait un tel engouement dès son lancement » répond Didié Gélanor, fondateur du Grand Sommet de la Motivation. Les participants ont tous été unanimes sur le fait que cet événement est original: il a une certaine “fraicheur”, un engagement social et une véritable volonté d’améliorer la vie des autres.

1) L’histoire de son fondateur peut vous inspirer. En effet, Didié Gelanor, a vécu dans la rue pendant près d’un an. Il est parti de rien, sans diplôme universitaire, sans contact, sans argent et avec une faible estime de soi. Malgré cela, il a réussi à s’en sortir à un niveau qu’il n’aurait jamais imaginé possible. Lorsque nous sommes motivés, c’est extraordinaire de constater ce que nous pouvons accomplir. Il est devenu aujourd’hui entrepreneur, conférencier, auteur et fondateur du Grand Sommet de la Motivation.

2) La priorité du GSM est de vous proposer un cadre propice à un apprentissage accéléré. C’est pour cette raison que Didié Gélanor utilise les connaissances sur le fonctionnement du cerveau pour atteindre cet objectif. En effet, cela se perçoit sur le choix des conférenciers, le coaching qui leur est délivré avant l’évènement, ainsi que sur l’organisation de cette fabuleuse journée. Tout est pensé pour vous motiver à réussir!

3) Le thème de cette année est le suivant: “Ecrivez votre propre légende et réaliser l’impossible ” Didié Gélanor, a décidé de réunir, dans une ambiance festive, des leaders exceptionnels qui évoluent dans différents domaines. Ils vont vous aider à regagner confiance en vous. Ils vous apprendrons à agir avec détermination et audace. Ils ont fait leur preuve au niveau national et international. Et pourtant, rien n’était gagné pour eux au départ. C’est cette énergie, c’est cette niaque, cette passion du dépassement de soi qu’ils veulent vous communiquer. Ce sont des athlètes de haut niveau, des champions olympiques, des youtubeurs sensationnels, des auteurs best-sellers, des entrepreneurs à succès et des conférenciers éminents tous réunis pour la première fois en France afin de répondre à ces questions :

  • Comment devenir un leader inspirant quand on a peur du regard des autres ?
  • Comment devenir la meilleure version de soi-même quand rien ne va plus ?
  • Comment faire exploser le plafond de verre afin d’aller plus loin ?
  • Comment réussir quand tout est contre nous ?
  • Comment se surpasser en période de crise ?
  • Comment réussir quand on est une femme ?
  • Comment mériter le respect des autres ?
  • Comment devient-on un champion ?

4) Les participants au GSM ont tous un objectif commun: celui d’améliorer leur vie. Nous souhaitons donc favoriser les échanges et créer du lien afin de briser “la solitude du héros”. En vous joignant à nous, vous rencontrerez des personnes motivées, enthousiastes, dynamiques … Des personnes qui vous comprennent. Croyez nous cela peut faire une grande différence dans votre vie !

5) Quand est ce que vous avez participé à un événement qui vous a à la fois motivé et diverti ? Ce sommet souhaite vous faire passer un moment mémorable car nous sommes conscients de l’honneur que vous nous faites en participant au GSM. Le sommet a donc choisi des animations spéciales afin d’agrémenter cette journée de transformation !

Grand Sommet de la Motivation 2017

J’espère que cet article vous a plu. Au plaisir de vous retrouver le 3 Octobre 2020 à Paris.

  • Leur Vision: créer un monde avec de plus en plus de personnes motivées, enthousiastes et fières de poursuivre leurs rêves tout en prenant soin des autres.
  • Leur Mission: offrir au public un cadre convivial et divertissant où il peut acquérir des pratiques, des stratégies concrètes et puissantes utiles à leur réussite, à travers des messages de personnes inspirantes.
  • Leur Ambition: devenir dans les 4 prochaines années, l’événement de motivation n°1 en France.

Pour en savoir plus, cliquez sur le lien ci-contre : Le Grand Sommet de la Motivation 2020 !

Publié par : La société solidaire et durable | avril 23, 2020

Hildegarde de Bingen, la première naturopathe !


Chers lecteurs,

Quoi que vous pensiez ou croyez pourvoir faire, faites-le. L’action porte en elle la magie, la grâce et le pouvoir. » Hildegarde de Bingen

Hildegarde de Bingen, sainte et prophétesse de la diététique ...
Hildegarde de Bingen

Benoît XVI a proclamé Hildegarde de Bingen, Docteur de l’Église, le 7 octobre 2012. Cette reconnaissance qui est la plus haute de l’Église catholique, affirme par là même l’exemplarité de la vie de cette femme. Formidable distinction décernée par l’Eglise à une femme… au parcours peu ordinaire. 

Sainte Hildegarde de Bingen, a vécu en Allemagne au XIIe siècle. Elle naquit en 1098 en Rhénanie, près d’Alzey, et mourut en 1179, à l’âge de 81 ans, en dépit de conditions de santé plutôt  fragiles.

Le  médecin

A partir de 1151, Sœur Hildegarde, crée une médecine à la portée de tous. Elle a fait découvrir en son temps de nombreuses vertus aux plantes et aux minéraux. Ses idées sont reprises aujourd’hui par  des adeptes des médecines douces. 

Hildegarde de Bingen, la première naturopathe, valorise les bienfaits des massages et de l’eau, donne des conseils naturels pour éliminer les toxines. Elle prône une alimentation saine grâce aux «aliments de la joie », s’intéresse aux propriétés curatives de l’épeautre, de certains légumes, fruits, herbes médicinales et épices. Elle soigne grâce à des remèdes naturels à base de plantes et d’épices.

Ses conseils en médecine naturelle et pharmacie, eurent donc un grand retentissement au 12e -13e siècle, puis sont tombés dans l’oubli. Cette femme inspirée, nous a toutefois transmis de nombreuses recettes saines à base de plantes qui sont complètement d’actualité.

La religieuse

Hildegarde appartenait à une famille noble et nombreuse, et à l’âge de huit ans, fut offerte à l’état religieux (selon la Règle de saint Benoît).

Hildegarde a reçu vers l’âge de quinze ans, le voile monastique des mains de son évêque. À la mort de Lutta de Sponheim, amie de ses parents, qui veilla sur son instruction, Hildegarde est élue, à 38 ans, abbesse par les sœurs du monastère de Disibodenberg. Elle avait des idées innovantes et préconisait à ses soeurs de porter leurs plus jolis vêtements lors de l’Eucharistie. 

En 1147, elle a fondé l’abbaye de Rupertsberg et en 1165 celle d’Eibingen.

Celle dont les paroles ont franchi les frontières du temps et de l’espace ne sortit pas, de son vivant, d’un tout petit quadrilatère de quelques dizaines de kilomètres, au cœur de la Rhénanie.

Elle a été reconnue comme une conscience de l’Europe entière. Des communautés monastiques masculines et féminines, des évêques et des abbés s’adressaient à elle. Trois papes successifs ont écouté ses conseils inspirés, ainsi que l’empereur d’Allemagne Frédéric Barberousse, le roi d’Angleterre Henri II… 

La visionnaire

Visionnaire depuis sa petite enfance (3 ans), Hildegarde, dut obéir en 1141 à l’injonction d’une voix divine : «Ecris ce que tu vois et ce que tu entends.». Elle devint ainsi l’auteur d’une œuvre immense et variée, directement inspirée par ses visions. 

Hildegarde avait commencé à dicter ses visions mystiques, qu’elle avait depuis un certain temps, à son conseiller spirituel, le moine Volmar, et à sa secrétaire, une consœur à laquelle elle était très attachée Richardis de Strade.

Le Pape autorisa la mystique à écrire ses visions et à parler en public.

La bibliothèque de Wiesbaden (Hessische Landebibliothek Wiesbaden) a mis en ligne le « Riesencodex » ou « Codex avec la chaîne » : C’est un manuscrit de grande taille (460 mm X 300 mm ; 15 kg et 481 feuilles) qui comprend une grande partie de ses œuvres. Il a été réalisé par 5 ou 6 scribes du couvent de Rupersberg avec l’accord d’Hildegarde, même s’il n’est pas certain qu’il ait été achevé avant sa mort.

La musicienne

Hildegarde est aussi une musicienne. Elle composa 77 pièces liturgiques, dont vous pourrez trouver certaines en CD. Le drame de l’Ordo Virtutum (L’Ordre des vertus), entièrement composé par Hildegarde et mis en scène au monastère de Ruperstberg en 1152 par les religieuses, sera joué à Cologne en 1982.

Envie de trouver une recette de Sainte Hildegarde? Envie d’en savoir plus sur la lithotérapie? Envie d’écouter les oeuvres de Sainte Hildegarde ou de déchiffer son alphabet? Lancez-vous chers lecteurs et partagez votre expérience. 

Source : http://leginkgodunkerque.over-blog.com

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