Publié par : La société solidaire et durable | mars 13, 2017

Ce terrier de lapin cacherait un grand secret des Templiers !


Chers lecteurs,

En Angleterre, des amateurs sont tombés par hasard sur un terrier de lapin dissimulant en fait l’entrée d’une grotte souterraine. Certains experts estiment qu’il pourrait s’agir d’un temple secret des Templiers.

Une cave souterraine mystérieuse a été retrouvée en Angleterre, aux alentours de la ville de Shropshire. Son entrée, poursuit le journal Metro, est astucieusement dissimulée par un terrier de lapin, afin de la dérober aux regards importuns.

À en croire les habitants locaux, la grotte, dont l’âge pourrait s’élever à 700 ans, se trouve en bon état de conservation. Bien que la finalité de la cave ne soit pas encore déterminée, certains experts affirment déjà qu’il pourrait s’agir d’un temple secret des Templiers.

L’ordre des Templiers a été fondé vers 1118 par Hugues de Payns, un seigneur né près de Troyes, parti à Jérusalem assurer son salut en mettant son épée au service des chanoines du Saint-Sépulcre, gardiens du tombeau du Christ.

Choisi comme maître par ses compagnons d’armes, Hugues de Payns forme alors une compagnie de chevaliers vêtus de manteaux blancs à croix rouges qu’il met au service du roi de Jérusalem afin de protéger les pèlerins qui se rendent en Terre Sainte.

De retour en Europe, il demande au pape Honorius II d’organiser un concile à Troyes en 1129 afin d’établir une règle pour l’ordre du Temple.

Source : https://fr.sputniknews.com

Publié par : La société solidaire et durable | mars 13, 2017

Pour 8 000 euros, cette serre connectée nourrit quatre personnes toute l’année !


Chers lecteurs,

Récolter 400 kilos de fruits et légumes par an et 40 kilos de poisson, en y consacrant seulement une heure par semaine, c’est désormais possible…. La serre Myfood est capable de nourrir une famille entière.

Laisser tomber le supermarché pour se nourrir des produits du potager est un rêve pour de nombreux Français… mais qui reste hors de portée à moins de disposer de beaucoup de temps et d’espace pour jardiner.

Mais une start-up française affirme avoir trouvé la solution. Baptisée Myfood, elle a mis au point une serre connectée mêlant techniques de permaculture et d’aquaponie. Selon ces concepteurs, celle-ci est capable de produire sur 22 mètres carrés jusqu’à 400 kilos de fruits et légumes et 40 kilos de poisson par an.

Relocaliser l’alimentation

« Avec Myfood, nous voulons permettre aux particuliers, mais aussi aux entreprises et collectivités de produire leur propre nourriture au niveau local et le tout de façon écologique », explique Mickaël Gandecki, l’un des trois fondateurs du projet.

Tout a commencé en 2015, lorsque Myfood a été sélectionnée pour participer à POC21. Un évènement de cinq semaines qui a rassemblé 250 bricoleurs dans un château des Yvelines pour y développer des projets écologiques et open source. Deux ans plus tard, la jeune entreprise est désormais lancée et vient de présenter sa serre connectée lors du salon de l’agriculture de Paris.

Application smartphone

Celle-ci peut intégrer des panneaux solaires sur son toit ou se connecter au réseau afin d’alimenter son système d’irrigation, sa ventilation et ses nombreux capteurs. Ces derniers mesurent l’humidité, la température de l’air et de l’eau, ainsi que le pH des sols et transmettent ces informations à une application smartphone. Le tout  pour une consommation électrique équivalente à celle d’une ampoule de 60 watts, soit une facture de 60 euros par an.

Au milieu de la serre, un grand bassin abrite des poissons comestibles comme des carpes ou des tilapias, auxquels on peut ajouter des écrevisses. L’eau de ce bassin est pompée et dirigée dans des tours verticales en plastique qui le surplombent, où poussent fraises, salades, légumes et autres herbes aromatiques.

Plastique alimentaire

« Grâce à ce système, il n’y a besoin d’aucun engrais chimique car les bactéries naturellement présentes autour des racines transforment les déjections des poissons en nutriments pour les plantes », assure Mickaël Gandecki. « Pour fabriquer nos tours, nous avons sélectionné un plastique alimentaire utilisé depuis plus de 10 ans par les professionnels et vierge de toutes substances nocives. »

Les tours de culture sont conçues dans un plastique sain et résistant aux UV. 

Résultat: zéro pesticides et jusqu’à 90% d’économie d’eau par rapport à de la culture en pleine terre. Et pour nourrir les poissons ? « Nous travaillons sur un lombricomposteur qui produira la nourriture essentielle aux races carnivores. En attendant nous recommandons l’emploi d’aliments bio pour poissons car les produits du commerce peuvent contenir tout et n’importe quoi. »

Buttes de permaculture

Pour cultiver pommes de terre, choux, citrouilles et autres légumes volumineux, des buttes de permaculture sont installées sur les bords intérieurs et extérieurs de la serre. « C’est une technique bien connue des jardiniers qui consiste à enterrer des bûches dans de la terre et à la couvrir de bois raméal fragmenté (BRF). » On obtient ainsi une terre souple et fertile, semblable à celle des forêts.

Grâce à cette serre high tech, Myfood assure pouvoir apporter l’essentiel de l’alimentation d’une famille de 4 personnes. Selon l’entreprise, il est possible de récolter toute l’année en y consacrant seulement une heure par semaine. Dans les régions du nord de la France, mieux vaut cependant y ajouter un poêle à granulé ou un système pour récupérer la chaleur de la maison.

Du pesto pour tout l’hiver

C’est l’option qu’a choisi Sébastien C. Un auvergnat qui possède une serre Myfood depuis mai 2016. « J’ai eu d’excellents rendements, notamment avec la culture sur butte. J’ai récolté cette année environ 150 kilos de tomate, une dizaine de kilos d’aubergines et de poivrons et fait du pesto pour tout l’hiver ! » 

Sa serre de 22m2 lui a coûté 8 000 euros, livraison et installation incluse. Une somme qui n’inclut pas les panneaux solaires et le chauffage à granulé vendus en option. Pour les plus petites surfaces, la jeune entreprise commercialise également des versions de 14 et 3,5m2. Utile quand on ne dispose que d’un balcon ou d’un morceau de toit, comme chez Margot V. Une utilisatrice parisienne.

Achat passion

« Le bruit de l’eau est très agréable et c’est pratique d’avoir mes tours de culture à deux pas de ma cuisine. Mais pour moi, le plus important est surtout d’apprendre à mes enfants à ouvrir les yeux sur la société de consommation et à écouter la terre ».

Une opinion que partage Sébastien C. « Selon l’entreprise, on peut rentabiliser la serre en seulement 4 ans. J’en suis encore loin avec mes tomates car, à raison de 4 euros le kilo, je n’ai économisé que 600 euros cette année. Plus qu’un investissement, c’est surtout un achat passion et une façon de me réapproprier mon alimentation. »

Et si vous êtes bricoleur, il est aussi possible de bâtir votre serre vous même. « Dans le respect de notre démarche open source, nous avons publié tous les plans et le code source sur Internet pour que chacun puisse bâtir son système », conclut Mickaël Gandecki. De quoi accélérer encore plus la transition vers une alimentation bio et locale.

 

Publié par : La société solidaire et durable | février 24, 2017

Taxis volants : à Dubaï, il sera possible de se déplacer par drone dès juillet !


Chers lecteurs,

La capitale des Emirats arabes unis, qui souhaite développer les transports autonomes, mise sur les drones. Elle s’est attachée les services d’une entreprise chinoise pour développer un véhicule aérien autonome capable de transporter une personne.

Dubaï a l’intention d’être la première ville au monde où il sera possible de prendre un taxi volant. La capitale des Emirats arabes unis a choisi pour ce faire de s’appuyer sur la technologie des drones. Lors d’un sommet du World Government Summit le 13 février, l’Autorité des routes et des transports de l’émirat (RTA) a annoncé que le premier vol pourrait avoir lieu dès juillet. C’est une entreprise chinoise, EHang, qui a développé le véhicule aérien autonome (VAA) qui transportera les passagers dans le ciel du Dubaï.

Taxis volants : à Dubaï, il sera possible de se déplacer par drone dès juillet

Le véhicule peut se déplacer d’un point à un autre à 300 mètres du sol et à une vitesse de 100 km/h selon un parcours déjà programmé, a expliqué la RTA. Le passager n’a qu’à sélectionner sa destination pour que le véhicule décolle, et vole jusqu’à l’endroit choisi. Un centre de contrôle au sol permettra de coordonner les mouvements de l’appareil. Doté de moteurs électriques, l’appareil, capable de transporter une personne, peut se recharger en deux heures pour une autonomie de vol de près de 30 minutes.

Source : https://francais.rt.com/

Publié par : La société solidaire et durable | décembre 27, 2016

Alma Deutscher, nouveau Mozart de l’opéra !


Chers lecteurs,

Musicienne depuis l’âge de deux ans, compositrice depuis qu’elle en a six, la petite Anglaise s’est souvent dit que si elle était «un gros et vieux bonhomme avec une barbe, on (la) prendrait peut-être un peu plus au sérieux», confie-t-elle avec un sourire de poupée. Mais le regard des adultes serait en train de changer, selon elle, depuis que Vienne, terre de Mozart, Schubert et autres figures majeures de la musique classique, a programmé sa Cendrillon pour les fêtes de fin d’année, produite par une association autrichienne dédiée aux jeunes talents.

La jeune anglaise de 11 ans, musicienne depuis son plus jeune âge, a composé une version singulière de Cendrillon, qui sera joué à Vienne pour les fêtes de fin d’année. Elle jouera également du violon et du piano dans l’orchestre.

Ses instruments favoris sont le piano, le violon et la corde à sauter. Grâce à eux, Alma Deutscher a composé des sonates, des concertos et même un opéra qui sera bientôt créé à Vienne, quelques mois avant ses douze ans.

La première de cet opéra de deux heures est prévue le 29 décembre et c’est en maestro respecté que la jeune Alma a assisté ce mois d’octobre aux répétitions de sa création à Vienne. Dans sa sage robe à fleurs, la jeune fille accompagne au piano des solistes comptant trois fois son âge.

La Cendrillon revue et corrigée par Alma a pour cadre un opéra. Dans cette mise en abyme, l’héroïne est une jeune compositrice qui offre une mélodie à son prince, un poète. Alma a situé l’action en «Transylvania», un pays imaginaire où son esprit aime vagabonder, raconte-t-elle, habité par des musiciens imaginaires comme Antonin Yellowskin, son préféré – «Je lui ai volé» une composition, affirme l’enfant avec une malice et un sérieux déconcertants.

«J’ai entendu sa musique avant de connaître son âge, j’ai été sous le choc. Elle a des nuances vraiment complexes, vraiment spéciales», décrit la soprano australienne Anna Voshege, qui interprète l’une des deux belles-sœurs revêches de l’héroïne, des «divas prétentieuses».

Le père du jeune prodige, Guy Deutscher, se souvient avoir été frappé par une réflexion d’Alma lorsqu’elle avait deux ou trois ans: «Comment la musique peut-elle être aussi belle!», s’était-elle exclamée, révélant une personnalité hors du commun. «Lorsqu’elle a commencé à composer ses propres morceaux, nous avons compris que nous étions face à quelqu’un de vraiment spécial», explique ce linguiste de formation et musicien amateur. À six ans, ce fut sa première sonate pour piano, à sept ans un mini-opéra, «Le balayeur de rêves», et à neuf ans, un concerto pour violon.

Une corde à sauter à paillettes pour l’inspiration

Alma n’aime pas la musique actuelle, «trop bruyante», et avoue ne pas connaître plus Justin Bieber que les Beatles. Mais elle «adore grimper aux arbres et courir partout», assure son père, qui, avec son épouse, organise sa scolarité à domicile, au sud de Londres. La fillette est de plus en plus sollicitée pour se produire à l’étranger.

Une version pour orchestre de chambre de sa Cendrillon a été jouée en Israël l’an dernier. Dans la version longue montée à Vienne, Alma Deutscher jouera du violon et du piano dans l’orchestre.

Elle laissera en coulisses son troisième instrument fétiche: la corde à sauter. C’est notamment grâce à elle que naissent les mélodies, explique la fillette. «En fait, je ne saute pas mais je l’agite comme ça, tout en me racontant des histoires», dit-elle en traçant des courbes dans l’air avec son accessoire. «Et souvent les mélodies déboulent dans ma tête, alors je cours les noter dans mon carnet». Mais cette technique n’admet qu’une corde à sauter à paillettes et à frou-frou brillants, insolite vision à proximité de l’austère piano noir Steinway. «Les autres cordes à sauter ne marchent pas», assure Alma.

Adoubée par des chefs d’orchestre comme Daniel Barenboïm, Zubin Mehta et Simon Rattle, qui s’est dit «renversé» par son talent, la petite virtuose n’échappe pas, à Vienne, au parallèle avec le jeune Mozart, qui n’avait que onze ans lorsque fut interprété son premier opéra, en 1767. «Je préfère n’être comparée à personne, écrire ma propre musique, être juste la petite Alma», dit-elle. «Parce que se contenter de réécrire Mozart serait plutôt ennuyeux».

Publié par : La société solidaire et durable | décembre 23, 2016

Hubert Reeves présidera la nouvelle Agence française de la biodiversité !


Chers lecteurs,

L’astrophysicien Hubert Reeves sera le premier président de la nouvelle Agence française de la biodiversité, qui devra oeuvrer en faveur d’une meilleure préservation des espaces naturels, a annoncé jeudi la ministre de l’Environnement Ségolène Royal.

agence pour la biodiversité

« Sauver le climat, c’est sauver l’humanité, comme le disait hier Hubert Reeves, qui était là pour la mise en place du premier conseil d’administration de la future Agence nationale de la biodiversité. D’ailleurs, je vous annonce que ce sera lui qui sera le premier président de cette nouvelle Agence de la biodiversité que la France vient de créer, premier pays au monde », a déclaré la ministre sur France Inter.

La création de cette agence, promise par François Hollande lors de la première conférence environnementale en 2012, est l’une des mesures phares de la loi sur la biodiversité, publiée en août au Journal officiel.

L’AFB regroupera 1.200 agents de quatre organismes existants (l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques, l’Atelier technique des espaces naturels, l’Agence des aires marines protégées et les Parcs nationaux). L’objectif du gouvernement est une mise en place effective au 1er janvier 2017.

Cet organisme devra oeuvrer en faveur d’une meilleure préservation des espaces naturels, de leur faune et de leur flore, et d’une action plus concertée des services de l’État. Il sera l’interlocuteur des élus et des entreprises dans les projets d’infrastructure.

Hubert Reeves, 84 ans, président d’honneur de l’association Humanité et Biodiversité, en était jusqu’ici le parrain.

Source : AFP

Publié par : La société solidaire et durable | décembre 20, 2016

Comment une petite ville de Finlande a réduit de moitié l’obésité infantile en cinq ans !


Chers lecteurs,

Alors qu’elle augmente partout dans le monde, à Seinäjoki, un programme sanitaire et social a permis de faire passer l’obésité des enfants de moins de sept ans de 14 % à 8 % en cinq ans. Et ce, sans passer par des régimes drastiques et des gadgets onéreux.

Sans régime drastique, sans gadget onéreux, elle a réalisé un petit miracle : la petite ville de Finlande Seinäjoki, 60 000 habitants, a réduit l’obésité et le surpoids infantiles par deux en cinq ans. En 2011, 14 % d’enfants de moins de sept ans y étaient en situation de surpoids.

En 2015, ils n’étaient plus que 8 %. Et ce, alors que partout dans le monde, l’obésité augmente  . Selon l’Organisation mondiale de la santé, 41 millions d’enfants de moins de cinq ans sont en surpoids, voire obèses, soit 6 % de cette classe d’âge. En 1990, ils n’étaient « que » 32 millions.

Cette tendance à la surcharge pondérale inquiète : elle peut provoquer des troubles cognitifs, de l’asthme, des pathologies comme le diabète, les maladies cardiovasculaires ou respiratoires, voire même l’infertilité. Pour autant, jusque ici, aucune technique ou régime miracle n’a encore réussi à l’endiguer durablement.

C’est l’obésité qui, en 2013, dans la région Etelä-Pohjanmaa – à laquelle appartient la commune de Seinäjoki –  a été identifiée comme la cause de la hausse des cas de diabète de type deux. Alerté par les autorités sanitaires d’Helsinki, les représentants des institutions communales de Seinjäjoki se sont alors rassemblées pour mettre au point un programme. Verdict, trois ans plus tard ? Les résultats sont si bons, que même ses instigateurs se disent surpris.

Des réseaux d’écoute et de conseils pour femmes enceintes

Baptisé « Lihavuus laskuun », ce qui signifie « réduire le surpoids » en finlandais, le succès de ce programme intéresse le monde entier. Depuis un an, la commune reçoit régulièrement des délégations étrangères. Séoul, capitale de Corée du Sud, a annoncé vouloir l’appliquer, et de nombreuses communes finlandaises également. À Seinäjoki, il sera encore au moins appliqué jusqu’en 2020.

Comme toute recette qui fonctionne, le projet repose sur des ingrédients multiples. Et il ne s’adresse pas seulement aux enfants, mais aussi à leurs parents. Ses concepteurs ont d’abord voulu exploiter un outil déjà existant : les séances de conseil gratuites, qui existent dans tout le pays. Un service utilisé par 99 % des Finlandais, explique la conseillère et ancienne infirmière Liisa Mikkola, interrogée par le Spiegel. L’idée ? Accompagner les jeunes parents et leur progéniture, de la période de grossesse à la petite enfance.

La façon dont se nourrit une femme et dont elle se comporte pendant la grossesse influence la santé future de l’enfant, selon Liisa Mikkola. Parmi les séances proposées, des consultations diététiques ont lieu dans des centres de santé, mais aussi à domicile et dans les écoles, en collaboration avec les infirmiers. Chaque établissement compte le sien.

En plus de s’appuyer sur ce dispositif, la ville a mis en place un « directeur de promotion de santé » pour coordonner le programme à ses différents niveaux. Et assurer au mieux le suivi des dossiers.

Hoverboards, barres de gymnastique et corbeilles de basket 

En Finlande, chaque enfant se rendant à l’école a le droit à un repas gratuit par jour. À Seinäjoki, où presque chaque établissement scolaire participe au programme Lihavuus laskuun, les cantines ont réduit la quantité de sel et de gras dans leurs plats. Les sucreries et gâteaux d’anniversaire sont désormais interdits dans certaines écoles maternelles, les goûters et snacks proposés contiennent moins de sucres, et dans certains distributeurs, on trouve des fruits frais et du xylitol, un substitut du sucre à l’écorce de boulot, connu pour ses propriétés protectrices de caries et conseillés par les dentistes membres du programme.

Par ailleurs, dans certaines classes des hoverboards, barres de gymnastique et corbeilles de basket ont remplacé les pupitres. Dans celles où les bureaux existent toujours, on a ajouté des tapis de sol, des balles de gym, des tables réglables, des canapés et des coins repos. Les élèves peuvent passer de l’un à l’autre pendant les cours. Les enseignants débutent leurs leçons avec des jeux de mouvement adaptés aux questions et aux matières traitées. Et pendant les récréations, les enfants ont le droit de faire du vélo ou du skateboard, munis d’un casque. Plus d’agitation dans la cour, donc, mais plus de calme en classe.

« Le calme pour travailler et apprendre est essentiel. Mais quand, entre temps, on peut bouger, la capacité de concentration augmente »témoigne Timo Jouppila, maître d’école en grande section.

Une opinion qui n’a pas toujours été partagée tout de suite par les enseignants. Avant d’entrer dans les moeurs. À Toukolanpuiston, l’une des écoles engagées dans le programme, les profs ont revu ensemble les règles qu’ils faisaient appliquer au sein de leur établissement. Ils ont constaté que certaines des interdictions faites aux enfants l’étaient uniquement par confort pour les enseignants, sans avantage pédagogique pour les enfants.

Améliorer le bien-être des enfants

« Pour les enfants, il est naturel de bouger – ce n’est pas très dur de les y amener », abonde Pauliina Suvisalmi, la directrice de l’école maternelle Tikkuvuori. « Il ne faut pas toujours leur demander de ne pas courir ou de rester calmes. Les courses et le mouvement sont autorisés ! Notre devoir est bien davantage de garantir que le contexte pour s’y adonner soit sécurisé. » 

Pour elle, comme pour les autres participants à Lihavuus laskuun, le programme sert désormais surtout de prétexte à améliorer le bien-être des enfants. Pour l’heure, ils semblent y parvenir. Et ce, sans aide financière de l’État, mais grâce à une coordination intelligente des acteurs impliqués.

Source : http://www.wedemain.fr

Publié par : La société solidaire et durable | décembre 16, 2016

Aux Pays-Bas, on travaille 29 heures par semaine et l’économie s’en porte bien !


Chers lecteurs,

Et si la France s’inspirait des Pays-Bas histoire de prendre un peu plus soin de sa population ? Saviez-vous que pratiquement un néerlandais sur deux est passé à un travail à temps partiel ? L’économie du pays ne semble pourtant pas s’essouffler et personne ne se plaint de cette nouvelle façon de voir les choses.

La durée moyenne de travail hebdomadaire aux Pays-Bas est de 29 heures, contre 36 dans notre pays. De plus en plus de Néerlandais font le choix de consacrer moins de temps à leur travail, et ce, afin de s’occuper un peu plus de leur famille et de leur vie privée en général.

Et pourquoi pas après tout, si le chômage n’est pas très élevé et que l’économie du pays ne se retrouve pas en berne ? Les entreprises aux Pays-Bas ne semblent pas se plaindre de ce changement foncier de la sphère professionnelle. Mieux encore, le chômage n’est que de 5,8 % dans ce pays, contre environ 10 % en France ! Surtout, 49,6 % des personnes actives n’ont qu’un emploi à temps partiel et rémunéré assez pour vivre et même un peu plus…

Il y a également un autre fait : les gens qui travaillent moins travailleraient mieux, seraient plus concentrés sur leur tâche et prendraient même leur job un peu plus à cœur. Des travailleurs qui passent moins de temps au travail ont peut-être plus envie de faire leur travail correctement, qu’en pensez-vous ?

Ce nouveau modèle fait parler de lui dans toute l’Europe et serait peut-être un exemple à suivre. En France, les hommes politiques évoquent souvent la Grande-Bretagne et l’Allemagne comme modèle, mais le fait de vouloir être super productif en « usant » toujours les mêmes personnes et en ayant des taux de chômage trop élevés, est-ce réellement la solution ?

France 2 a récemment consacré un reportage sur ce nouveau modèle qui rend les néerlandais heureux de vivre et de… travailler.

Sources : France TV Info – PositivR   vu sur   http://citizenpost.fr

Publié par : La société solidaire et durable | décembre 14, 2016

Qu’est-ce qu’un égrégore ?


Chers lecteurs,

haut_egregoresNous connaissons l’inconscient collectif, la mémoire collective ou encore les archétypes décrits par Jung. De bien des manières, nous nommons déjà ce phénomène mal connu et pourtant inscrit en nous : l’égrégore. Mais si nous sommes capables de générer ensemble cette conscience partagée, elle aussi a le pouvoir d’agir sur nous…

Un égrégore est produit par un puissant courant de pensée collective. Lorsque plusieurs personnes se focalisent ensemble sur un même objet, avec une même intensité, ils développent une énergie comune. Nous connaissons tous cet effet stimulant, éprouvé lorsque l’on partage avec d’autres un projet passionnant ou un moment fort. L’activité concentrée rassemble les intentions de chacun en une conscience collective, qui semble porter le groupe. Mais derrière l’impression personnelle, un processus réglé se déroule entre nous.

Une émotion active les atomes de nos cellules, transformant le corps en une pile électrique, capable de fabriquer sa propre énergie. Ainsi, par la seule force d’une émotion mutuelle et sans même s’en rendre compte, nous connectons nos sources d’énergie et en créons une plus grande, globale. Comme branchés les uns sur les autres, nous vibrons sur la même longueur d’onde. La tension est alors assez haute pour qu’émerge un esprit de groupe. « Le biochimiste Rupert Sheldrake parle de champ morphogénétique. Le ressenti d’un individu exerce une force sur celui de l’autre. Ce mouvement, par résonance, va influencer leurs comportements et leurs pensées », explique Rosa Claire Detève, formatrice en psychologie quantique. Mais cet esprit de groupe n’est pas que la résultante passive d’un instinct grégaire.

Pierre Mabille, médecin et anthropologue, proche des artistes du surréalisme, considérait que l’égrégore possède « une personnalité différente de celles des individus qui le forment ». A l’échelle individuelle par exemple, nous savons qu’une pensée enracinée depuis longtemps finit parfois par nous dépasser. Elle est en quelque sorte devenue autonome et agira sur nous aussi longtemps que nous l’alimenterons par nos croyances. De la même manière, l’égrégore est une entité vitalisée. Il agit comme un accumulateur d’énergies, nourri par les sentiments, les désirs, les idéaux ou les peurs de ses membres. Plus ces derniers sont nombreux, plus l’égrégore se renforce jusqu’à influencer leurs existences.

Une connexion héritée

« Dès lors qu’au moins deux personnes partagent une vision, elles forment un égrégore. Certains auront une durée de vie courte, d’autres traverseront les siècles : une histoire d’amour peut durer quelques jours, l’égrégore de l’église catholique a plus de 2000 ans », nous dit Alain Brêthes qui a beaucoup écrit sur le phénomène. L’auteur a répertorié les égrégores en trois catégories. Les égrégores neutres sont les plus nombreux. Ce sont les amicales de quartiers, les cercles professionnels ou les groupes d’amis de longue date. Ces égrégores ne sont pas très inductifs sur le plan de la pensée. Les gens partagent des choses mais vivent leur quotidien sans que cela n’ait de réelle incidence sur leur psyché.

Ensuite, nous trouvons les égrégores dits « limitatifs » ; ce sont les égrégores de l’égo. L’individu se doit d’adopter les croyances et schémas comportementaux du groupe. C’est le cas des partis politiques, des religions. Ces dernières sont sans doute les égrégores les plus puissants car les plus longuement et largement partagés. L’égrégore s’appuie souvent sur une représentation. Et, de tous temps, les sociétés ont associé leur conviction à une symbolique forte. Or, le symbole c’est justement l’être humain qui projette sa pensée. Il est la manifestation formelle d’une énergie latente dirigée vers son accomplissement. Typiquement, l’étoile de David, la croix latine ou le yin et le yang servent de support de visualisation et de point de contact entre les membres, qui, célébrant leur foi, cultivent ainsi leur égrégore. A l’extrémité de cette catégorie, on trouve les radicaux, les gangs et les sectes.

Enfin, les égrégores « féconds » sont ceux qui élèvent la conscience, qui s’efforcent d’unir et de rassembler, qui expriment des valeurs de justice, d’équité et de bienveillance. Ce sont des énergies utiles à la communauté mondiale, qui prennent la forme de courants de psychologie humaniste, d’associations humanitaires ou de mouvements spirituels contemporains.

Tout est égrégore

« Observez un dîner entre amis, il y a toujours celui qui fait rire, celui qui râle etc. Chacun joue un rôle qu’il quitte une fois rentré chez lui. Ils entretiennent leur égrégore. Un match de foot avec son équipe préférée, la rentrée des classes de son enfant ou un déjeuner dans la maison de famille… Nous évoluons en permanence parmi ces zones sociales invisibles, très conditionnantes. Même quelqu’un qui voudrait échapper à ce phénomène en partant vivre sur une île déserte, se relierait encore à l’égrégore des gens qui aspirent à s’isoler sur une île déserte », plaisante l’auteur. Parfois trop forte, l’empreinte peut néanmoins donner cette impression d’être englué dans l’existence d’un autre. « Pour autant, souligne Kaly, magnétiseur, il ne faut pas confondre égrégore et possession. On sort d’un égrégore en quittant les gens ou les idées qui nous y rattachent. Cela peut être difficile mais il n’y a que ça à faire ». Dans ce cas, la psychothérapie peut être un moyen pour prendre conscience du parasitage « énergétique » qu’exercent les valeurs de notre cercle ou de notre communauté.

Mais quitter un égrégore n’est jamais que l’occasion d’en intégrer un autre. Un cheminement de vie clairvoyant permettra simplement de choisir ses sources d’inspiration, toujours avec le cœur. « Car, insiste Alain Brêthes, on ne peut pas y échapper. Tout est égrégore, c’est l’archétype universel, ce qui vient conditionner nos représentations ». Lorsque l’enfant qui naît prend son premier inspire, il se relie déjà à l’égrégore de la famille dans laquelle il arrive, mais également à l’égrégore de son pays et de l’histoire de son pays. Il inhale une quantité d’énergie collective qui ne lui appartient pas en propre et qu’il va faire sienne. « L’égrégore est la contre-partie psychique d’un groupe humain », ajoute-t-il. Il vit donc à la fois sur un plan physique, au travers des êtres qui le portent et sur un plan astral. Celui-ci est un espace intermédiaire, une sorte de canal qui nous relie à notre dimension éthérique, ultra-pronfonde. C’est par lui que communiqueraient les énergies subtiles des uns et des autres qui, unifiées, forment l’égrégore. Nul besoin donc d’être physiquement ensemble ; l’égrégore est comme le négatif de notre expérience vécue, une réalité alternative dans laquelle nous sommes en présence les uns des autres.

Le rapport entre le caractère invisible, impalpable de cette énergie et son pouvoir bien tangible a très tôt fait sa dimension sacrée. Dans certains courants occultes, l’égrégore est un véritable support rituel. Les premiers à avoir exploré leur potentiel égrégorique furent les francs-maçons, reliés à travers le monde et les époques par leurs codes et initiations mystérieuses. Les écoles ésotériques utilisent l’égrégore comme un puissant outil divinatoire. Le chamanisme fait également de la transe et des cérémonies collectives une porte d’accès vers l’énergie universelle. Mais aujourd’hui, notre sacro-sainte science moderne tend elle aussi à s’emparer du phénomène.

Aura universelle

Depuis un peu plus de quinze ans, une théorie discrète est en train de révolutionner toutes nos connaissances sur la conscience humaine. Le Global Consciousness Project (Projet de Conscience Globale) est une expérience parapsychologique débutée en 1998 au sein de la prestigieuse université de Princeton, aux États-Unis. L’initiative, qui réunit scientifiques et ingénieurs, cherche à établir l’existence d’une activité énergétique universelle, grâce à un générateur aléatoire de nombres, un petit boîtier conçu au départ pour détecter les mouvements de pensées d’un cobaye. Après en avoir éprouvé l’efficacité sur une seule personne à la fois, l’appareil, baptisé Egg, est testé sur un groupe. On réunit une trentaine de personnes et on les invite à parler et à bouger comme bon leur semble. L’appareil de mesure, placé dans un coin de la pièce, ne réagit pas. Mais quand on demande ensuite au groupe de s’asseoir et de méditer ensemble, l’appareil semble capter une synergie et amorce une courbe. La découverte fait l’effet d’une bombe dans la communauté scientifique. Bientôt, des dizaines d’autres boîtiers Egg sont envoyés aux quatre coins du globe, de l’Alaska aux Fidji, avec une question précise : est-il possible de détecter un émoi collectif à l’échelle planétaire ? Les premiers résultats sont étonnants : lors des funérailles de Lady Di, les boîtiers enregistrent jusqu’en Chine une variation du champ psychique.

A ce jour, 65 générateurs sont positionnés dans presque autant de pays, dont deux en France. Tous reliés en réseau, ils archivent en continu l’encéphalogramme terrestre. Chaque fois qu’un événement mondial se produit, des fluctuations sont enregistrées. Plus il est fort et médiatisé, plus elles sont importantes. L’informaticien Pierre Macias héberge l’un des deux Egg français à Toulouse : « Le flot de données des capteurs tend à s’éloigner des valeurs attendues lorsque se produit un événement public qui concentre les pensées et les émotions d’un grand nombre de gens. Le jour de l’attaque terroriste du 11 septembre 2001, la probabilité pour que les capteurs enregistrent une telle variation  »par hasard » fut de l’ordre de 1 pour 1 million… Nous ne savons pas encore comment expliquer ces relations subtiles entre des événements d’importance pour les hommes et les données obtenues mathématiquement, mais elles sont indéniables aujourd’hui. Ces résultats montrent à l’évidence que le monde physique et le monde de l’esprit humain sont liés d’une relation encore inconnue ».

Source : INREES

Publié par : La société solidaire et durable | décembre 12, 2016

Deux jeunes toulousains font fleurir des jardins sur les toits !


Chers lecteurs,

Alexandre Belin et Cédric Jules, deux jeunes entrepreneurs toulousains, sont à l’origine du programme Macadam Gardens. Ils proposent d’encourager et accompagner des entreprises dans la création de jardins partagés, notamment sur leur toit. À l’origine, leur vocation première était le maraîchage biologique. Par la suite, ils ont décidé de développer leurs activités et de partager leurs savoirs avec ceux qui sont attirés par l’agriculture urbaine.

Engagés, en faveur de l’environnement, Alexandre Belin et Cédric Jules veulent encourager la revégétalisation des villes. En tant qu’experts consultants, il aident des PME désireuses de s’investir dans un projet d’agriculture urbaine, dans la planification, la gestion de l’espace et la plantation d’un espace vert : au sol ou sur un toit, en terre ou dans des pots, peu importe. Leur idée ne s’arrête pas là. En effet, l’agriculture urbaine est reconnue comme étant une activité transversale aux multiples facettes et aux nombreux effets positifs. De plus, la pratique permet aux agglomérations de ne pas être coupées de la transition écologique qui s’adapte à toutes les réalités urbanistiques.

Au delà des questions environnementales, les associations et les acteurs publics voient dans ces jardins partagés un moyen de favoriser le lien social en zone urbaine. Qui plus est, on évoque souvent la dimension économique de tels projets : propre à revitaliser un quartier, les potagers urbains peuvent également être à l’origine de nouveaux emplois de proximité. Il est important de souligner ici que plusieurs études – notamment celle réalisée par AgroParisTech – montrent que les légumes cultivés en ville sont propres à la consommation, dès lors que les jardinières se trouvent à une distance raisonnable du trafic routier.

02_macadam_garden

06_macadam_garden

Du donnant / donnant

Lorsque l’agriculture urbaine rencontre le monde de l’entreprise, c’est pour tenter un compromis inédit. Bien évidemment, les entreprises y voient un intérêt stratégique : elles espèrent se rapprocher de leurs salariés et manifester à leurs clients leur engagement en faveur de l’environnement. Mais s’arrêter là serait réducteur. Il a été observé que le jardinage entre collègues diminue le stress, améliore l’entente entre collaborateurs et crée un plus grand enthousiasme à se rendre sur le lieux de travail. Il permet surtout une nouvelle forme d’implication des salariés, qui investissent leur lieu de travail et le réaménage à leur manière. Un jardin partagé, c’est donc surtout l’expérimentation concrète d’une nouvelle manière de travailler ensemble.

La dimension pédagogique des potagers ne peut pas non plus échapper aux observateurs. Les fondateurs de Macadam Gardens considèrent qu’un de leurs objectifs est de « promouvoir une agriculture en interaction avec la ville et ses citoyens, développer des techniques de cultures alternatives et innovantes respectueuses de l’environnement et sensibiliser sur les bienfaits du jardinage, de la biodiversité et de l’alimentation. » Les deux associés peuvent revendiquer de belles réussites, en plein centre de Toulouse. Sur le toit d’une clinique, 200 jardinières ont été installées. Pas moins de 450 kilos de tomates et 200 kilos de fraises ont été récoltées en 2015, directement utilisées par la cantine de la structure. « L’objectif n’est pas d’arriver à l’autosuffisance avec les plantations mais plutôt de cultiver des variétés oubliées, de produire des légumes qui ont du goût et donner l’occasion à des employés de se détendre à leurs moments de pause » explique Cédric Jules.

05_macadam_garden

03_macadam_garden

La végétalisation des villes, un enjeu climatique important

La réintroduction d’espaces naturels en ville est une question de taille. Avec le changement climatique, les villes sont soumises de manière accrue aux pics de chaleur, phénomène amplifié par la densité urbaine. Or, comme l’explique Erwan Corbeau chargé d’étude sur le climat au journal Le monde, l’absence de végétaux y est pour beaucoup : « Ces températures plus élevées sont principalement liées aux îlots de chaleur urbains. Ceux-ci sont produits par l’omniprésence de surfaces minérales qui emmagasinent l’énergie lumineuse. Les chaussées, les routes et les bâtiments emmagasinent la chaleur du soleil alors que la végétation joue un rôle d’atténuation en rafraîchissant l’air. »

De nombreuses solutions existent pour faire baiser les températures localement pendant ces épisodes de chaleur : planter des arbres, augmenter la présence d’eau, végétaliser les toits et prévoir plus de surfaces vertes. Dans ce contexte, toutes les initiatives sont bienvenues, depuis les pots de fleurs sur les balcons jusqu’aux jardins partagés. Un exemple particulièrement médiatisé nous vient de Séoul, en Corée, où une autoroute fut détruite pour faire renaître une rivière traversant la ville sur 8 km. Une manière efficace de lutter contre les fortes chaleurs et la pollution.

01_macadam_garden


Sources : lemonde.fr / lentreprise.lexpress.fr / macadam-gardens.fr / Toutes photographies à la discrétion de Macadam Gardens

Publié par : La société solidaire et durable | décembre 6, 2016

Les arbres rafraîchissent l’air des villes tout en réduisant leur pollution !


Chers lecteurs,

Selon une étude de l’ONG Nature Conservancy, en investissant à peine 3,6 euros par habitant dans la plantation d’arbres, les villes pourraient sauver entre 11 000 et 37 000 vies par an.

Au parc St-James de Londres, le 1er novembre.

Développement du réseau de transports en commun, des services d’autopartage, aménagement de pistes cyclables, de zones piétonnes, restriction de la circulation dans le centre-ville, couverture de voies rapides… Les villes se montrent de plus en plus soucieuses d’améliorer la qualité de l’air sur leur territoire. Dans le même temps, sous l’effet du changement climatique, elles sont appelées à connaître des épisodes caniculaires de plus en plus fréquents et de plus en plus intenses.

Parmi les solutions, il en est une, encore trop souvent sous-estimée, qui présente l’avantage de relever ce double défi d’assainir et de rafraîchir l’air localement : la plantation d’arbres. C’est ce que rappelle l’ONG environnementale américaine Nature Conservancy dans un rapport présenté lors de l’Assemblée annuelle de l’American Public Health Association qui se tenait les 1er et 2 novembre à Denver (Colorado).

« Les arbres ne peuvent pas, et ne doivent pas, se substituer à d’autres stratégies d’assainissement atmosphérique, mais ils sont un puissant moyen de purifier et refroidir l’air, qui peut y être associé », souligne l’ONG qui a analysé le cas de 245 des plus grandes métropoles du monde. Et celle-ci de calculer qu’en investissant à peine 4 dollars (3,6 euros) par habitant dans la plantation d’arbres, ces villes pourraient sauver entre 11 000 et 37 000 vies par an et améliorer la santé de dizaines de milliers de personnes, en réduisant la pollution de l’air et en apportant de la fraîcheur dans les rues. Pour établir ces projections, Nature Conservancy s’est appuyée sur les études médicales et scientifiques portant d’une part sur la capacité des arbres à assainir et rafraîchir l’air localement, et d’autre part sur l’impact sur la santé d’une baisse des températures et des concentrations en particules dans l’air.

Filtrer les particules

De nombreuses études scientifiques montrent que les arbres filtrent les particules contenues dans l’atmosphère, ainsi que bien d’autres polluants de l’air. Mais aussi que l’ombre projetée par les arbres et la transpiration végétale produite lors de la photosynthèse contribuent à faire baisser la température de l’air. Or, dans toutes les villes, le taux de couvert végétal a baissé au cours des vingt ou trente dernières années.

Aujourd’hui dans le monde, selon l’Organisation mondiale pour la santé (OMS), la pollution de l’air extérieur tuerait 3,7 millions de personnes par an. Dans une étude publiée dans la revue Nature en septembre 2015 et portant sur les sources de cette pollution meutrière, une équipe internationale de chercheurs d’Havard et de l’Institut allemand de chimie Max-Planck, a même démontré que les seules particules fines émises par les épandages agricoles, le chauffage, les transports étaient à elles seules responsables de 3,2 millions de morts, essentiellement entraînés par des maladies cérébrovasculaires (type AVC) ou cardiaques (infarctus). Ce nombre pourrait quasiment doubler d’ici à 2050 et atteindre 6,2 millions.

A Paris, en avril 2015.

Quant aux canicules, selon l’OMS, elles pourraient provoquer d’ici le milieu du siècle la mort chaque année de 256 000 personnes. Or, observe l’ONG, les arbres peuvent réduire de 20 % à 50 % les concentrations en particules fines et offrir une diminution de température de 0,5 °C et 2 °C.

Un impact sensible localement

« L’impact est plus ou moins fort selon l’importance du trafic, la densité, la configuration géographique du quartier », souligne Pascal Mittermaier en charge, pour Nature Conservancy, de la place de la nature au sein des villes. Mais celui-ci d’insister : « La plantation d’arbres est une solution qui doit être réfléchie. Planter n’importe où ne sert pas forcément. » D’autant que « les arbres fournissent des réductions sensibles, mais concentrées localement, des particules et de la température, l’essentiel de cette atténuation intervenant généralement dans un rayon de 300 mètres autour des plantations », précise l’étude.

« Il est pertinent de mettre des arbres le long des grands axes de circulation pour protéger les habitations mitoyennes des afflux de polluants, mais aussi dans les zones piétonnes, à proximité des écoles, des maisons de retraite, des hôpitaux, relève Pascal Mittermaier. En France, lors de la canicule de 2003, il y a eu moins de décès là où il y avait plus de couvert végétal. »

Bienfaits multiples

Le choix des arbres a aussi son importance. Les types d’arbres plantés il y a 50 ou 100 ans (comme les platanes, ou les marronniers) ne répondent souvent pas aux besoins d’aujourd’hui car ils forment en se déployant un couvercle retenant au sol la pollution. En revanche, les arbres aux feuilles poilues, tels les bouleaux, sont efficaces pour la suppression des particules.

En plus d’assainir l’atmosphère, rappelle l’ONG, les arbres favorisent aussi la biodiversité, jouent un rôle important dans la gestion des eaux de pluies, préviennent l’érosion, réduisent le bruit. « La nature en ville, insiste Pascal Mittermaier, c’est aussi du bien-être, un plaisir esthétique, pour les résidents. » Autant d’atouts essentiels pour les villes qui d’ici le milieu du siècle abriteront les trois quarts de la population mondiale.

Source : http://www.lemonde.fr

« Newer Posts - Older Posts »

Catégories