Publié par : La société solidaire et durable | octobre 7, 2018

Ces Français fabriquent des vêtements 100 % recyclés !


Chers lecteurs,

Faire du neuf avec du vieux : c’est le pari de la start_up toulousaine Hopaal, qui a lancé sa ligne de vêtements issus de matières 100% recyclées. Tout est né de la réflexion de deux copains d’école, Matthieu Couacault et Clément Maulavé.  

Hopaal (Crédit : DR)

« On est sept milliards à s’habiller tous les jours, et le textile est la deuxième industrie la plus polluante après le pétrole, explique Matthieu Couacault, on s’est dit qu’il y avait forcément une solution. »

La start-up s’appuie sur un réseau de centres de collecte de vêtements, qu’elle achète par tonnes, pour en revaloriser les fibres triées selon leur taille et leur couleur. Le but ? Éviter la surproduction de coton, coûteuse en travail humain et en ressources naturelles.

Résultat  : il faut seulement 50  l d’eau pour la confection d’un T-shirt Hopaal, contre 2 700  l pour un classique, le tout sans pesticide ou produits chimiques ajoutés. La marque s’applique également à restreindre au maximum les besoins en transports.

Pour un T-shirt au design simple et épuré, comptez une trentaine d’euros, 120  euros pour le « pull du futur ». Tous les produits sont made in France. Une démarche engagée : « L’acte d’achat est aussi un acte citoyen, conclut Matthieu Couacault. C’est comme un vote. » Hopaal devrait alors remporter tous les suffrages.

Source : WeDemain

 

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Publié par : La société solidaire et durable | octobre 7, 2018

«Notre survie dépend des vers de terre» !


Chers lecteurs,

Dans son Éloge du ver de terre, Christophe Gatineau alerte sur la disparition des lombrics et les conséquences dramatiques de ce phénomène. L’agronome passionné tente de réhabiliter cet invertébré «intelligent et sensible» et milite pour que cet animal soit reconnu et protégé par la loi.

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«La disparition des vers de terre est un phénomène aussi inquiétant que la fonte des glaces», affirmait récemment Hubert Reeves. Dans la droite lignée de l’astrophysicien, Christophe Gatineau alerte sur les conséquences dramatiques de la disparition de cet animal. Dans son livre Éloge du ver de terre (aux éditions Flammarion), l’agronome qui dialogue avec un ver de terre tout au long de son ouvrage défend le premier ouvrier des champs. Il milite pour que cet animal soit reconnu et protégé car «notre futur dépend de son avenir».

Comment avez-vous pris conscience de la nécessité de protéger le ver de terre?

Je suis fils de paysan, agronome de formation et habitué à observer les évolutions de la nature. Un jour j’examinais un ver de terre, un lombric, en train de brouter de l’herbe. Il en avait un morceau dans la bouche, j’ai voulu lui retirer et il y a opposé de la résistance. J’ai été fasciné par cette réaction et j’ai compris que cet animal était sensible. Ça a changé ma perception du ver de terre et mon rapport au sol. Puis, je me suis rapidement rendu compte qu’on en trouvait de moins en moins.

Vous citez l’INRA qui constate que 80% des vers de terre ont disparu des sols cultivés en France. Pourquoi s’en inquiéter?

Les vers de terre nourrissent le sol qui nourrit les plantes qui nourrissent les êtres vivants, les animaux et les hommes. C’est donc simple: notre survie dépend des vers de terre.

Mais notre modèle agricole a brisé ce cycle. L’agriculture pratiquée depuis 50 ans a décidé de ne plus collaborer avec la nature. Les pesticides et les labourages tuent les vers de terre. L’INRA constate que 25% des sols sont victimes d’érosion, qui est la conséquence de la disparition du vivant et du ver de terre.

Tant que le ver de terre ne sera pas reconnu, il sera impossible de le protéger.

Vous dites «en France 200 espèces d’insectes sont protégés par la loi sauf le bourdon, l’abeille, le ver de terre…». Serait-ce une solution de le protéger?

Oui, il n’est d’ailleurs même pas considéré comme un animal et puis comment aider ce qui n’existe pas?! Par ailleurs, reconnaître le ver de terre reviendrait à reconsidérer notre modèle agricole et revoir toute notre façon de faire de l’agriculture.

Un ver de terre est un marqueur de la vie du sol et de sa bonne santé. Un sol riche en matière organique, et donc fertile, est habité par les vers de terre. A l’inverse, un sol mineral est déserté par les vers de terre car ils y meurt de faim. Pour éviter cette situation, auparavant, les paysans nourrissaient leurs sols: ils cultivaient des bandes fleuries et privilégiaient la diversité végétale pour favoriser les pollinisateurs et nourrir les sols et la vie animale qui s’y niche.

Est-ce déjà trop tard pour agir?

Au stade de l’effondrement de la biodiversité que nous connaissons, il faut agir vite. Il faut que l’agriculture coopère avec la nature et la biodiversité. Il est important de nourrir les sols. Le lombric terrestre vit 8 ans en moyenne et donne naissance à une dizaine d’individus tout au long de sa vie… ce qui est peu.

Vous décrivez le ver de terre comme un animal sensible et intelligent. Ne peut-il pas trouver seul la solution à sa survie?

Darwin a été le premier à démontrer que le ver de terre est un être sensible! Il était fasciné par les vers de terre qu’il a qualifié d’être intelligent un grand nombre de fois. Il a par exemple démontré qu’il est en capacité de s’adapter à de nouvelles conditions de vie.

Mais il doit avoir le ventre plein avant de pouvoir imaginer les conditions de sa survie. Or aujourd’hui il meurt de faim. Il tente de manger de la terre mais ce n’est pas son alimentation. Il manque de matière organique due à l’abandon de la fertilisation organique et le recours à la chimie qui déciment les sols vivants et nos alliés des campagne.

Avez-vous d’autres projets pour sauver cet animal indispensable à notre survie…comme une ferme de vers de terre?

Nous ne pouvons pas les élever donc impossible de créer des fermes de vers de terre!

En revanche, je suis soutenu par le ministère de la transition écologique pour sensibiliser les jeunes agriculteurs pour qu’ils coopèrent avec les vers de terre. Nous avons réédité un livre de Darwin qui est la référence en la matière. L’idée est aussi de leur montrer que c’est plus rentable, d’un point de vue économique, de préserver cet animal.

Vous avez écrit à François Hollande, Emmanuel Macron et leurs ministres pour leur demander de protéger cet animal. Vous ont-ils répondu?

Non, j’attends toujours !

Source : Le Figaro

Publié par : La société solidaire et durable | octobre 7, 2018

Le premier frigo solidaire ouvert à tous à Angoulême !


Chers lecteurs,

Le premier frigo solidaire ouvert à tous à Angoulême

Par charentelibre.fr, publié le , modifié .

La Drôle d’épicerie de la place du Palet à Angoulême a déposé devant sa vitrine un drôle de frigo. Un frigo solidaire. C’est un habitant du quartier, qui a acheté, grâce à un financement participatif, un frigo pour 3000€, en partenariat avec Identités Mutuelle. La mutuelle de santé et prévoyance a fourni le meuble en bois avec les explications. Et Raphäel Guerreiro-Boissière, le gérant de la Drôle d’épicerie de la place, fournit l’électricité. La marchandise, elle, est apportée au gré des envies par les passants et habitants du quartier. Chacun peut prendre ce qu’il veut gratuitement. Hier, il restait des pommes et des crèmes dessert…

Source : http://www.charentelibre.fr

Publié par : La société solidaire et durable | juin 26, 2018

Demain en poche, le futur guide d’initiatives locales d’Angers incontournable !


Chers lecteurs,

J’aimerais vous parler du futur guide d’initiatives locales d’Angers que va sortir prochainement l’association En Transition et qui sera incontournable ! Il regroupera environ 300 références locales (50% sur Angers et 1ère couronne / 50% dans le reste du département).

Le guide, c’est aussi la découverte ou la redécouverte de son territoire, des interviews d’acteurs et d’actrices locales : commerçant.e.s, bénévoles associatifs, animateurs…

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Les racines du projet

En 2009, un groupe d’ami.e.s auto-édite un Guide altern’actif d’Angers et ses environs. Il s’écoule à 2000 exemplaires en 6 mois… et est toujours demandé bien des années plus tard, sans être réédité. C’est la vie…

Fin 2009 a lieu le sommet de l’ONU sur le climat à Copenhague (COP15). Nous y étions ! Faute de grand accord international, on est revenu avec pleins d’idées après avoir découvert le mouvement des villes en transition.

En 2011, nous sensibilisons au mouvement de la transition à travers l’association ACF49, où germe l’idée d’un guide de la transition.

En 2013, nous initions le Collectif pour une transition citoyenne 49. Il s’est appuyé sur le  collectif national puis la dynamique Alternatiba. Chaque année en septembre, pour la Fête des possibles, est organisé un événement : Fête de la transition (2014), villages Alternatiloire (2015), balades-découvertes (2016), geocaching-jeu de piste (2017).

Plus de 3000 personnes auront découvert 100 initiatives locales à travers tous ces événements.

En 2018, nous créons l’association En Transition pour être un accélérateur de la transition solidaire et écologique de notre société, des modes de production, de consommation.

Objectif : changer d’échelle avec des solutions imaginées et mises en œuvre par des milliers d’associations, d’entreprises, de collectivités locales et de citoyen.ne.s.

La sortie du guide Demain en poche est le temps fort de l’année de l’association En Transition !

Avec votre soutien, ce temps peut devenir LE temps fort de l’année pour Angers et le Maine-et-Loire, et nous mettre demain à portée de mains !

A quoi servira l’argent collecté ?

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Le guide sera vendu moins de 10 euros pour le rendre accessible au maximum de personnes.

Pour soutenir le projet, nous vous invitons à faire un don à l’association En Transition sur la page helloassociation de l’association ! Cliquez sur l’image ci-dessous pour aller sur cette page !

Source : page facebook En Transition et page helloassociation En Transition

Publié par : La société solidaire et durable | juin 25, 2018

Lou Boland, un autiste artiste incroyable !


Chers lecteurs,

J’aimerais vous parler d’un jeune homme incroyable autiste. Il s’agit de Lou Boland fils de Luc Boland, un adolescent de 20 ans porteur du syndrome de Morsier.

Lou Boland

Mais qu’est ce que le syndrome de Morsier ?

Le syndrome de Morsier – ou Dysplasie Septo Optique / ONH (Optic-Nerve-Hypoplasia) en anglais – fait partie des syndromes dit « Savants » (comme par exemple l’autisme de haut niveau, le « PDD (Pervasive Developmental Disorder), les syndromes d’Asperger, d’Hyperlexia, ou de Williams) tel que définit en 1989 par le professeur Treffert (University of Wisconsin-Madison).

Le Syndrome de Morsier est une malformation du cerveau provoquée par des facteurs qui se sont probablement manifestés durant la cinquième ou sixième semaine de la grossesse.

La plupart des enfants atteints de ce syndrome ont des défauts structurels du cerveau, allant d’une formation insuffisante des nerfs optiques (hypoplasie), à une absence (aplasie) du septum Pellucidum (une cloison située entre les deux hémisphères du cerveau) et parfois aussi du corps calleux contigu (une voie de passage entre les deux hémisphères du cerveau), et enfin une insuffisance de l’hypophyse (une glande qui produit des hormones importantes).

Certains enfants en bas âge ont un tonus musculaire soit très bas, soit très haut. Dans le premier cas, ils peuvent perdre leur tonus de manière brutale et sans avertissement et doivent alors être portés.

Enfin, de rares cas ont été rapportés d’altération des sens du goût et, de manière extrêmement rare, de l’ouïe.

Mais que fais Lou Boland dans sa vie ?

C’est un artiste incroyable à part entière, ayant des facultés musicales hors du commun.

Il chante et joue avec brio au piano depuis l’âge de six ans. Il a appris seul à jouer de ses dix doigts en un an et demi.

La chanson émouvante : « Lou, je m’appelle Lou »

Il a déjà joué de nombreuses fois en public et sur des plateaux de télévision depuis 2009, et réalisé des rencontres musicales étonnantes avec des artistes tels que Archive, Cali,  Lou Deprijck, Konoba, Lemon Straw, Christophe Maé, Maurane, Saule, Thoots Thielemans, Patrick Watson, et d’autres artistes moins connus. Il a marqué les esprits avec ses incroyables reprises de Stromae et Arno, et s’est fait remarquer en 2017 à La France a un Incroyable Talent et aux Francofolies de Spa.

Je m’appelle Lou et Formidable (soirée Cap48 2013)

Maurane et Lou : Prélude de Bach (Cap 48)

Lou B. aux Francofolies de Spa 2017 (l’intégral)

Voici le message important de Luc Boland, son père !

Et voici quelques photos de Lou et Luc Boland !

 

Plus récemment Lou a rendu un hommage à Maurane qui est décédé le 7 mai 2018

Vous pouvez soutenir Lou Boland en visitant le site de sa fondation : http://www.fondationlou.com mais aussi son site personnel https://loub.be/.

Et voici autre moyen de soutenir Lou Boland : en participant au financement de son premier album en cliquant sur le lien ci-contre : https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/un-premier-album-pour-lou-b.

Et ici la vidéo de crowfounding pour le lancement de son premier album !

Source : youtube / http://www.fondationlou.com/ / https://loub.be/ et CV envoyé par le père Luc Boland

Publié par : La société solidaire et durable | juin 24, 2018

Village Alzheimer : la première pierre posée dans les Landes !


Chers lecteurs,

Lundi 4 juin 2018, la première pierre du « village Alzheimer » a été posée à Dax, dans le département des Landes. Ce village pilote se veut un projet thérapeutique innovant dans l’accueil des malades, leur offrant l’occasion rare d’évoluer dans un environnement libre, rassurant et bienveillant.

D’ici fin 2019, 120 résidents atteints par la maladie neurodégénérative d’Alzheimer devraient être accueillis dans le tout premier « village Alzheimer » de France. Un lieu ouvert sur la nature et la ville, favorisant les liens sociaux et les thérapies alternatives, où le rythme et le style de vie de chaque malade sont respectés.

L’idée est venue à Henri Emmanuelli, l’ancien président du conseil départemental des Landes décédé en 2017, après avoir découvert le « village Alzheimer » lancé en 2009 à Weesp, près de Amsterdam. Rien que dans la circonscription, on dénombre en effet 8 000 personnes atteintes par cette maladie incurable.

Le « village Alzheimer » va voir le jour sur un terrain de 5 hectares sans la moindre barrière. Quatre quartiers de vie, soit 16 maisonnées, entoureront une place centrale inspirée des bastides typiques du Sud-Ouest. Tout est prévu pour y préserver le quotidien et les repères des patients : supérette, salon de coiffure, restaurant, bibliothèque, centre culturel, ateliers créatifs, centre de soin… et même un potager et une mini-ferme participative avec des animaux. Sans oublier les nombreux chemins de balade.

De quoi gommer l’habituelle ambiance d’hôpital. Les traitements médicamenteux y seront d’ailleurs mis de côté au profit de thérapies alternatives prodiguées par un personnel soignant qui troquera sa blouse blanche contre une tenue de tous les jours.

Le village landais souhaite également participer à la recherche de solutions innovantes afin de ralentir la progression de la maladie, à l’heure où les médicaments contre Alzheimer sont sur le point d’être déremboursés. Pour ce faire, un laboratoire in vivo unique en son genre permettra de travailler sur le terrain, au plus près des patients, et de comparer les résultats obtenus aux méthodes traditionnelles.

Le tarif journalier dans ce village s’élèvera à 60 euros ; l’équivalent du coût à la journée fixé en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad). Un projet évalué à un investissement total de 28 millions d’euros, pour un budget de fonctionnement annuel de près de 7 millions d’euros. L’architecture, quant à elle, a été confiée à l’agence danoise Nord Architects.

De quoi inspirer d’autres villes françaises à suivre cet exemple. L’hexagone compte en effet 200 000 nouveaux cas diagnostiqués chaque année.

Source : https://positivr.fr / Raphaëlle Dormieu

Publié par : La société solidaire et durable | juin 24, 2018

Drôme : 5 indiens kogis viennent « diagnostiquer » nos modes de vie !


Chers lecteurs,

Après un Indien dans la ville, des pré-colombiens dans la Drôme. En septembre 2018, cinq chamans issus de la communauté millénaire Kogi viendront poser leur regard sur l’organisation de ce territoire. Une première.

« Pour interroger, il faut être deux : celui qui interroge, et celui qu’on interroge », disait l’écrivain Vercors. Et si cette fois, au lieu d’interroger toujours les mêmes experts, on se tournait vers ceux qui n’ont jamais rompu leur lien avec la nature pour aménager nos territoires ? C’est ce qu’Eric Julien, fondateur de l’Association Tchenkudua, veut rendre possible.

Pendant quinze jours en août, cinq chamans kogis, une communauté millénaire installée dans les montagnes colombiennes, poseront donc leurs valises… dans la Drôme. Quatre d’entre eux quitteront pour la première fois leur coin de paradis montagneux, à cinquante kilomètres de la mer des Caraïbes. Au programme : ballade sur le territoire drômois, dans le Haut-Diois, pour faire un « diagnostic » de la zone, et partager leurs impressions avec huit scientifiques volontaires, venus de l’ENS Lyon, de l’Université de Lausanne, en passant par l’Université de l’Oregon ou du Brésil.

Depuis 1997, Tchenkudua aide les Kogis à sauvegarder leur mode de vie et leurs traditions ancestrales, notamment en reconquérant des terres fertiles. Là-bas, ou plutôt, là-haut — à plus de 5 800 m d’altitude —, les Kogis ont choisi de vivre selon le rythme de leur « Mère Terre ». Ni monnaie, ni écriture, ni trace de notre société de consommation : les 12 000 âmes de cette communauté vivent bien loin de notre confort moderne, dans un environnement préservé, qui concentre 35 % des espèces d’oiseaux du pays. Un modèle dont nos territoires, aménagés selon des intérêts bien loin de ceux de la nature, pourraient s’inspirer ?

« Les Kogis ont une très forte conscience que les humains, dans ses équilibres et déséquilibres, sont le reflet du territoire. On est en bonne santé si le lieu dans lequel on habite est en bonne santé », explique Eric Julien.

Le territoire comme un corps

« Pour eux, le territoire est un corps, qui respire, chute, et créée », explique Eric Julien. Alors, quand on demande aux Kogis de procéder à un « diagnostic de santé territoriale » de la Drôme, ce sont aux symptômes physiques qu’ils s’intéressent : la qualité de l’eau, la présence de la faune et la flore, les caractéristiques de la roche… Tout au long de leur séjour, les cinq Kogis rencontreront des scientifiques venus d’un peu partout dans le monde : géographes, médecins, astrophysiciens…

Pour Eric Julien, l’enjeu n’est pas tant de trouver des solutions concrètes dans l’immédiat, que de changer de regard. « Edgar Morin disait qu’il était temps de décoloniser nos imaginaires : aujourd’hui, l’anthropocentrisme remet en cause nos systèmes de représentations. La meilleure manière de changer de regard est de s’ouvrir à l’inconnu pour faire ressortir de nouveaux systèmes de pensée et registres d’action. »

Drôme : 5 indiens kogis viennent "diagnostiquer" nos modes de vie

Sur le papier, l’idée est séduisante — presque romantique. Mais si chacun comprend la nécessité de renouer avec la nature, la formule relève le plus souvent de l’incantation, et est généralement peu suivie des faits à grande échelle. Avons-nous atteint un niveau de conscience collective suffisant pour être attentifs aux conseils, si bienfondés soient-ils, d’une population qui ne partage en rien notre quotidien ? « Dans cette époque où l’anthropocène détruit notre écosystème, on est peut être plus à même d’entendre ce genre de discours », croit Eric Julien.

« Et si un scientifique dit que ce que font les Kogis n’est pas idiot, cela rendra certainement la parole plus audible. »

Et preuve que la démarche convainc même au plus haut niveau, elle jouit de soutiens non-négligeable : entre autres, celui de l’AFD, l’Agence Française de Développement, mais surtout du Ministère de la Transition Ecologique, qui finance à hauteur d’un tiers la venue des Kogis. La transition éco-kogique serait-elle en marche ?

Source : https://www.wedemain.fr

Publié par : La société solidaire et durable | juin 24, 2018

Phytoremédiation : les plantes peuvent guérir les sols !


Chers lecteurs,

Plomb, cadmium, solvants, nitrate, PCB… Autant de substances toxiques qui polluent les sols.

C’est dit, l’activité humaine a une fâcheuse tendance à polluer l’environnement, et plus particulièrement les sols de notre belle planète. La phytoremédiation pourrait être un moyen de reconquérir ces zones actuellement impropres à la culture. C’est une science toute récente encore à l’état expérimental qui commence tout juste à trouver des applications pratiques et viables sur le terrain afin d’offrir des solutions durables.

Le fait est qu’il y a de plus en plus d’individus à nourrir et qu’il importe de reconquérir des zones agricoles actuellement inexploitables tant les poisons qui les souillent sont nombreux, variés, en sur-dose et tenaces. C’est une véritable gageure agricole mais aussi sanitaire. Alors, des plantes peuvent-elles purifier les sols des PCB, redoutables perturbateurs endocriniens ? Peut-on débarrasser le riz de l’arsenic ou le thé du plomb et du cadmium ? Et surtout, nous français, trouvera-t-on un moyen de sauver notre vin en débarrassant les terres à vignobles des teneurs incommensurables en cuivre provoquées par l’abus de l’utilisation de la bouillie bordelaise ?

Sur le terrain

Au pire il faut parvenir à circonscrire les produits toxiques histoire qu’il ne s’étendent pas aux nappes phréatiques et donc à l’ensemble du vivant. Au mieux, il faut parvenir à nettoyer les sols.

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La phytoremédiation ou l’utilisation des plantes pour soigner les sols – est une discipline prometteuse qui pourrait aider si elle est utilisée à bon escient. Depuis les années 1990, les expérimentations s’intensifient et sont déployées hors des laboratoires en vue d’assainir les sols… Pour autant, si la phytoremédiation est un espoir indiscutable, ses applications jusqu’ici présentent un bilan en demi teinte, surtout aux États-Unis où, dans certain cas, les effets collatéraux ont été aussi mauvais que les pollutions qu’elle était sensée combattre. La moutarde indienne permet d’extraire le plomb des sols : sa culture a nécessité une quantité énorme de produits chimiques qui ont fini par souiller les nappes phréatiques ! Les américains, toujours eux, grands apprentis sorciers naïfs au manichéisme hollywoodien ont tenté de dépolluer des sols du nickel grâce à une OGM turque de leur invention, OGM qui s’est révélée par la suite invasive et coriace… et qui a signé l’arrêt du projet.

Ces exemples permettent d’illustrer et de comprendre toute la complexité du traitement des sols bien différent du traitement de l’eau ou de l’air. La phytoremédiation ne peut fonctionner que si l’environnement de la plante et son écosystème global et local est prise en compte : des feuilles aux racines. En effet, c’est par les racines que travaille la plante en synergie avec les micro-organismes qui peuvent se révéler parfois plus toxiques, mobiles et réactifs que les polluants d’origines…

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Contenir la pollution

Pour autant, la recherche et ses applications continuent activement. Près de cinq cents espèces de plantes hyper accumulatrices sont identifiées à ce jour, capables d’extraire le nickel, le zinc, l’arsenic, ou encore le cadmium.

Ainsi , en Lorraine, le projet Lorver, initié en 2012, permet de stabiliser les polluants de friches industrielles – évitant leur propagation dans l’air, l’eau et le vent – tout en valorisant ces terres aujourd’hui à l’abandon. Cette phytostabilisation permet notamment de contenir des toxiques que l’on ne sait pas encore traiter. Les chercheurs ont choisi de planter du chanvre et des peupliers, des plantes offrant des débouchés économiques (dans les domaines du textile, des nouveaux matériaux composites, de l’énergie…) ce qui permet de rentabiliser le projet.

Dans le Nord, sur un ancien site pollué aux dioxines, ou encore dans le Tarn une équipe de chercheurs mise sur le géranium pour piéger des métaux lourds. Claude Grison, directrice du laboratoire Chimie bio-inspirée et Innovations écologiques, a quant à elle développé un nouveau procédé de phytoremédiation unique au monde. Avec la commune de Saint-Laurent-le-Minier, un petit village du Gard, elle mène depuis 2008 avec son équipe au sein du CNRS, une vaste opération de dépollution de l’ancien site minier du village. Celui-ci contient de telles quantités de zinc et de plomb que la récolte des fruits et légumes est interdite. Grâce à trois plantes locales aux propriétés exceptionnelles (Iberis intermedia, Anthyllis vulneraria et Noccaea caerulescens), les métaux lourds du sol sont absorbés. Les plantes sont ensuite récoltées et valorisées grâce à un nouveau procédé de chimie verte entièrement écologique. Et dont le résultat final intéresse des sociétés japonaises avec qui le CNRS, qui possède onze brevets sur ces découvertes, a signé un contrat. L’innovation devrait être étendue à trois sites en Nouvelle-Calédonie, tandis que des projets sont en cours au Gabon, en Grèce, au Japon et en Chine.

Sur chaque site, il s’agit d’une opération sur mesure en adéquation avec les plantes locales. Mais, grâce à ces nouveaux procédés, la pollution initiale devient aussi une nouvelle ressource économique entièrement verte, rendant viable les projets dans le temps. C’est nécessaire car, sur des sites très pollués comme Saint-Laurent-le-Minier, la dépollution des sols pourra prendre jusqu’à cinquante ans…

Il faut également trouver la plante qui aidera nos amis japonais ingénieurs chez TEPCO à Fukushima en décontaminant les sols et la flotte de toute la radioactivité issue de la centrale. Mais ce n’est pas gagné si l’on en croit l’observation de la dégradation des végétaux de Tchernobil, 30 ans après.

On peut enfin regretter qu’à tout point de vue nous ne sachions sortir d’une logique purement capitalistique de profit tangible où un projet aussi louable soit-il dans ses intentions environnementales ne pourra survivre s’il ne justifie pas économiquement son existence… Je suis sûr que les générations futures  sauront nous remercier.

Pour en savoir plus, nous vous invitons à aller sur ce lien ci-contre : phytoremédiation wikipedia.

Source : http://hydroponie.fr

Publié par : La société solidaire et durable | juin 17, 2018

A Tours, un HLM intègrera une ferme urbaine en 2019 !


Chers lecteurs,

En 2019, à Tours, « Les Jardins Perchés » sortiront de terre. Ce HLM d’un genre nouveau accueillera en son coeur une ferme maraîchère de 2000 m².

Ce ne sont pas les HLM qui vont aux champs, mais les champs qui viennent aux HLM (Crédit : Résidence Les Jardins Perchés et Tours Habitat)Ce ne sont pas les HLM qui vont aux champs, mais les champs qui viennent aux HLM (Crédit : Résidence Les Jardins Perchés et Tours Habitat)

Putain c’qu’il est blême, mon HLM! », chantait Renaud en 1980. Aujourd’hui, certains logements sociaux prennent des couleurs, et tirent même vers le vert.  “Les Jardins Perchés” est le nom d’un vaste projet d’HLM, à Tours (Indre-et-Loire), au coeur duquel sera construite une ferme maraîchère de plus de 2 000 m². Le but, « renouer un contact entre l’urbain et la culture maraîchère tout en créant du lien social”,  expliquent les dirigeants de Tour(s)Habitat, le bailleur social de l’immeuble, dans un communiqué de presse.

Ce projet hybride est l’un des premiers en France qui prévoit dès sa conception de mêler habitat social et production maraîchère. Il vient de gagner le prix “Habitat” du concours européen organisé par “Le Monde Smart Cities” pour récompenser les innovations urbaines. Le jury a salué la démarche écologique et sociale du futur HLM.

Les habitants invités à jardiner

Composée de trois bâtiments de trois étages reliés par des passerelles aériennes, la résidence abritera 75 logements du T1 au T5 . À leurs pieds, un jardin avec 1 200 m² de surfaces cultivables et, sur les toits, 776m² de serres hydroponiques. Le tout sera exploité par un maraîcher professionnel, “sans pesticides”.

En plus de produire des denrées quasiment biologiques – impossible d’obtenir le label bio pour des produits cultivés hors sol – les serres devraient aussi “isoler la toiture et améliorer la performance énergétique des bâtiments”, souligne Grégoire Simon, directeur général de l’office HLM de Tours, interrogé par Le Monde. La consommation énergétique du bâtiment devrait être réduite de 20% par rapport à la réglementation en vigueur.

Et pour les habitants ? Tours Habitat promet que les volontaires seront associés à l’activité agricole. Un espace cultivable au sol leur sera destiné. Ils devraient aussi avoir« la possibilité de participer à des activités proposées par un maraîcher souhaitant partager et transmettre sa passion ».

Le coût total du bâtiment devrait approcher les 10 millions d’euros, selon Infos-Tours. Un projet pas simple à mettre en oeuvre : le maraîcher qui devait cultiver les espaces verts, Macadam Farm, a récemment abandonné le navire, en invoquant des “difficultés de pilotage et de gestion”. L’office HLM est la recherche d’un nouveau partenaire.

Un modèle « reproductible »

Pour faire en sorte que le projet soit économiquement viable, Tours Habitat a fait appel, en autres, à des experts de l’INRA (l’Institut national de la recherche agronomique), de la chambre d’agriculture départementale et de Fermes d’avenir, une association qui propose une alternative écologique et locale à l’agriculture intensive.

Le bailleur souhaite que le modèle de l’immeuble soit « reproductible » : « Il est libre de droit. L’objectif est de tester et de démontrer la viabilité du concept afin d’être copiés, critiqués, améliorés« , poursuit le communiqué.

Écologique, social et nourricier, le concept de potager urbain est dans le vent, tant sur les toits, dans les parkings, ou au coeur des immeubles.

Dans des HLM, à Toulouse, un maraîcher s’est approprié de lui-même les espaces verts environnants, alors qu’à Sarcelles, ce sont les habitants de logements sociaux qui ont créé leur potager de toute pièce.

Source : Wedemain / Emma Derome

Publié par : La société solidaire et durable | juin 17, 2018

On a 20 ans pour changer le monde, au coeur de nos campagnes !


Chers lecteurs,

Réalisé par Hélène Médigue, le film qui est sortie en salle le mercredi 11 avril est une fenêtre sur un monde que certain.e.s veulent changer par la voie des champs. Ses protagonistes font preuve d’une énergie communicative rare qui bouscule les habitudes pour convaincre et embarquer avec eux le plus grand nombre d’acteurs possible.

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Mise à nue

Le premier plan s’ouvre sur une vaste plaine. Une terre mise à nue : peu de haies, peu de vie. Ici, la terre est comme de la pierre – dure, quasi-minérale et presque inerte. C’est un « huitième continent qui se dessine sous nos pieds« , comme l’explique peu de temps après le paysan-permaculteur, auteur et formateur Xavier Mathias. A voir le couple Lydia et Claude Bourguignon (du laboratoire d’analyse microbiologique des sols) creuser difficilement dedans pour en analyser la teneur, on prend déjà la mesure du temps : « Les sols sont fertilisés mais ils ne sont plus fertiles, la profession agricole a décapitalisé » souligne l’expert en qualité des sols, qui avec sa femme, depuis des années, sensibilise au besoin de garder les terres en vie.

Parce qu’elles seraient mortes ? Avec le temps oui. Le temps passé à les saturer de produits chimiques et à les labourer à la force du tracteur les a épuisées. Pire, « c’est une campagne déshumanisée », déplore Xavier Mathias, bien conscient du chantier nécessaire pour inverser la vapeur. A ses côtés, Maxime de Rostolan, fondateur de l’association Fermes d’Avenir (dont je vous parlais déjà ici en octobre 2016) confie LE chiffre clef qui lui a fait quitter la vie urbaine pour se lancer à corps (et à coeur) dévolus dans la vie paysanne : « on a divisé par 25 notre efficacité énergétique pour faire de l’agriculture, comment est-ce possible !? » interroge-t-il face caméra, de cet air candide qui partout l’accompagne, du haut de sa carrure, pour questionner et convaincre les grands de ce monde de mettre fin à « cet état de faillite programmée ».

L’ancien ministre de l’agriculture Stéphane Le Foll, le militant puis ministre de la transition écologique Nicolas Hulot, le candidat Emmanuel Macron (alors « en mâche » pendant sa campagne, comme plaisantent les membres de Ferme d’Avenir) font partie des personnalités que l’équipe va rencontrer, tour à tour, pour tenter de convaincre de la nécessité de faire évoluer les pratiques agricoles, d’innover en mettant en place d’autres systèmes de production, d’autres modèles économiques. Des rencontres qui donnent aussi le « la » du temps très vite : « le temps long n’est pas intégrable dans le débat politique aujourd’hui, l’immédiat nous plombe au quotidien, l’actualité et les contraintes nous rattrapent« , avoue tout de go Stéphane Le Foll, au début du film…

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A l’assaut des pouvoir publics – Image extraite du film « On a 20 ans pour changer le monde », d’Hélène Médigue

Histoire d’une désynchronisation

Alors que le film distille habillement des chiffres symboliques (on apprend notamment que la production nationale a chuté en volume et en 15 ans, de 12 % pour les légumes et 26 % pour les fruits; ou que le suicide est la troisième cause de décès chez les agriculteurs exploitants, un suicide tous les 2 jours – soit 20 % supérieur à la moyenne nationale), des séquences aussi drôles que poétiques le parcourent également, tel cet échange avec le célèbre botaniste Françis Hallé, qui émet de « doutes sérieux sur l’être humain en tant qu’espèce zoologique » et déplore que nous ne fassions « que des conneries« , avant de se faire hisser en haut d’un arbre, seul lieu où il se sente véritablement apaisé dans ce monde…

Au fur et à mesure, ces paysans s’apparentent à des abeilles ouvrières qui ne cessent de s’activer pour le gagner, ce fichu temps. « Je suis habitée par cette idée que notre conscience est à la traîne de la science« , confie la réalisatrice Hélène Médigue. Concernée par ces problématiques depuis longtemps, elle inscrit ce film dans la lignée de ces précédents films (sur l’autisme et la médecine générale notamment), dans une quête de sens pour relier deux visions, deux mondes agricoles qui bien souvent ont du mal à communiquer ensemble… « Je me suis concentrée sur l’exemple de Fermes d’Avenir, mais il y a d’autres acteurs qui agissent dans le secteur bien sûr ! En leur compagnie pendant un an avec une caméra au plus près des personnages, j’ai surtout eu affaire à des urbains qui sortent de grandes écoles, des jeunes de 20 à 40 ans qui s’emparent de ces sujets et s’attaquent à la transition sur tous les front – l’information, l’influence, la production, le financement… » explique la réalisatrice, désireuse de relier plus que de dénoncer. « J’ai organisé des rencontres spécifiquement pour le film« , note-t-elle encore, heureuse d’avoir convaincu un agriculteur conventionnel (Vincent Louault) de se lancer dans le défi progressif d’une culture plus biologique… « mais quand il faut changer, il faut aussi que l’état les aide ! » relève Hélène Médigue.

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Fermes d’Avenir convainc un agriculteur conventionnel, Vincent Louault (à gauche) de suivre progressivement leur exemple – Image extraite du film

Si le film a bénéficié de la confiance absolue et l’investissement du producteur, François Charlent, il bénéficie aussi d’une musique sur mesure composée par Christian Olivier, « grand musicien, arrangeur, auteur à texte, interprète et surtout poète ! » s’enthousiasme la réalisatrice, qui s’est tenue à ses côtés image par image afin de ficeler cela au mieux : « J’ai un atelier de création et c’est dans cet endroit un peu hors du temps qu’on se retrouvait pour visionner image après image, on travaillait les sons, Hélène me soufflait des pistes et je sculptais au fur et à mesure les compositions. Ce qui m’inspire ce sont les choses qui se croisent, se bousculent, partent dans tous les sens mais toujours gardent un élément en commun, cette espèce de l qui maintient la spécificité de chaque son, thème, voix et qui les fait vivre ensemble » indique pour sa part le compositeur (cf. la bande annonce ci-dessous)

Vingt ans ?

De fait, une question intrigue avec le choix du titre et cette affirmation qu’il fait sienne, « 20 ans pour changer le monde ». Pas moins ? Pas plus ? « Le climatologue Jean Jouzel dit trois ans, ce qui est un peu flippant. L’écologiste Yves Cochet dit que l’effondrement est inévitable d’ici 2030, et le GIEC nous donnes un horizon de à 2100. Alors je fais comme Obélix, je tranche, et me dis que ce sera plus probablement en vingt ans ! Quand on voit les progrès faits ces dernières vingt années en plus… », relève Maxime de Rostolan quand on l’interroge à ce sujet.

Signe positif, d’après lui : le fait qu’il y ait de moins en moins de débat sur le constat (des menaces climatiques et environnementales), et que les échanges auxquels il prend part se focalisent surtout sur les solutions. « Le débat technico-politico-économique doit toujours être remis en cause, et notre approche a pour ambition d’impliquer institutionnels comme financeurs, paysans comme citoyens, associations comme syndicats » relève encore le fondateur de Fermes d’Avenir, qui pour la sortie du film publie également un livre éponyme dans lequel il s’adresse à une vingtaine de personnalités, du maire de son village à l’humoriste Guillaume Meurice.

In fine, les plus convaincus n’apprendront rien sur le propos de fond du film, les puristes regretteront que seul l’exemple de Fermes d’Avenir soit mis en avant, mais l’énergie déployée par l’ensemble des protagonistes mis en images et en musique dans ce film a de quoi convaincre et faire découvrir un monde bien ancré dans la terre – et ce malgré les cernes, les cheveux en bataille et les vieux t-shirts de ces acteurs de terrain ! Hélène Médigue, pour sa part, envisage de créer maintenant des fermes thérapeutiques adaptées pour l’accueil d’adultes autistes : « ce film a été la confirmation de l’énergie que je veux mettre dans le développement de ces lieux ». Une histoire à suivre, donc, ou comment allier encore plus dimensions écologiques et sociales et oeuvrer pour la beauté du monde…

Source : http://alternatives.blog.lemonde.fr/ Anne-Sophie Novel

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